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Interview
“La sensibilisation des enfants au respect de la nature et de l’environnement est quelque chose qui doit être poussé aussi au niveau politique”
Le jeudi 17 juin 2021

Ce samedi 12 juin, Jonathan de Patoul, député à la Région bruxelloise, était l’invité de Valérie Cornelis dans le podcast “Petites étincelles”, pour parler de sujets variés tels que les animaux, les dégâts du sucre ajouté pour notre santé, les poules en ville, sa ferme d’Anjou, ou encore son voyage en tant que vétérinaire à Madagascar.

La ferme d’Anjou

Interrogé sur sa ferme “La ferme d’Anjou”, Jonathan de Patoul explique comment cette dernière est née et quel problème elle vise à combler : “Elle est née entre-autres à la suite de mon expérience à Madagascar. De ce constat que, que ce soit en France ou en Belgique, les agriculteurs n’arrivent pas à vivre dignement de leur production. Globalement, il y a un vrai problème au niveau de l’agriculture alors que c’est cette agriculture qui doit nous nourrir. Le système va droit dans le mur et malheureusement je pense que la crise actuelle du Coronavirus nous l’explique encore de manière assez forte. C’est vraiment la destruction des écosystèmes parce qu’on est devant un système ultra-intensif qui avance mais malheureusement qui détruit aussi et donc on arrive à des situations de crise.”

Respecter l’environnement dès son plus jeune âge

Selon Jonathan de Patoul, le respect de la nature et de l’environnement est quelque chose qui devrait être appris aux enfants à l’école : “Au niveau politique, je crois que la sensibilisation des enfants au respect de la nature et de l’environnement est quelque chose qui doit être poussé davantage. C’est une idée que j’avais soumise au niveau des programmes électoraux. Pour moi, il faudrait, au niveau des programmes scolaires, des cours de respect à la nature, de respect à l’environnement, de respect des animaux,… Des cours qui permettent de mieux comprendre tout ça. C’est quelque chose qui me paraît très très intéressant.”

Sucre : intervention nécessaire de la politique

Jonathan de Patoul estime que c’est au niveau politique qu’il faut intervenir pour contrer la consommation excessive de sucre des Bruxellois et son coût très élevé à la société ainsi que ses importantes conséquences telles que le surpoids : “On a à Bruxelles 15 % de la population qui est obèse et près d’une personne sur deux qui est en surpoids. Un élément qui me frappe par rapport à tout mon parcours c’est qu’aujourd’hui on est dans un paradoxe au niveau mondial, on a plus de gens qui sont suralimentés que de gens qui sont sous-alimentés. Et donc, le sucre est quelque chose auquel je me suis un peu attaqué parce que j’ai fait une expérience il y a quelques années qui m’a fortement marqué.  Je me suis passé de sucres ajoutés pendant un mois et ce qui m’a marqué c’est qu’en fait j’étais dépendant au sucre. Les premières semaines ça a été très dur, j’avais un phénomène de manque. On pense qu’on est libre mais en fait, plus on mange de sucre, plus on aura envie d’en manger et plus on en mangera. Je crois qu’ici le politique a vraiment un rôle à jouer parce que cette consommation excessive de sucre coûte très cher à la société. On estime qu’un à deux pourcents du PIB en Belgique est utilisé pour contrer les effets négatifs d’une consommation excessive de sucre. Nous, en tant que politiques, on doit réagir. Ça a des conséquences très graves.”

Revoir le Facebook Live de Jonathan de Patoul : Sucre, tous accros ?

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