ACTUALITÉS

Lutte contre les violences faites aux femmes
Une lettre ouverte pour un ministère Droits des femmes
Le lundi 2 décembre 2019

Dans un article du Soir de ce lundi 2 décembre, de nombreuses mandataires politiques ont adressé une lettre ouverte à Paul Magnette, informateur royal et aux négociateurs.trices, pour la création d’un ministère Droits des femmes.

Une politique de coordination

La lutte contre les violences envers les femmes doit devenir une priorité nationale absolue. Les filles et les femmes doivent pouvoir vivre sans crainte d’être agressées, violées, frappées, battues, assassinées. Les mandataires politiques qui ont signé cette lettre sont chacune convaincues que « notre action de mandataires au niveau local et régional portera réellement ses fruits qu’à la condition d’une politique coordonnée au niveau national ». Aujourd’hui, cette coordination est absente alors qu’elle est indispensable pour garantir l’efficacité de la politique menée contre les violences faites aux femmes.

Une proposition de résolution déposée à la Chambre par Sophie Rohonyi, députée fédérale, rentrait pleinement dans cette logique. En effet, DéFI demandait au Gouvernement fédéral de désigner un organe de coordination pour ce qui concerne la politique contre les violences faites aux femmes.

Conférence interministérielle

À défaut, le souhait a également été exprimé de mettre sur pied une conférence interministérielle regroupant tous les niveaux de pouvoir. Récemment, cette initiative avait été lancée, afin de faciliter la discussion autour des matières d’égalité des chances : une conférence interministérielle. « Mais cela reste insuffisant au regard des enjeux qui sont devant nous : agir concrètement contre les violences et amener notre démocratie vers la voie de l’égalité effective entre les hommes et les femmes ».

Un ministère indispensable

Ainsi, les signataires citées ci-après demandent « la création d’un ministère des Droits des femmes de plein exercice au niveau fédéral, doté de moyens suffisants. C’est indispensable pour articuler les actions en matière de Justice sur les volets prévention, répression, formation des policiers et loi-cadre sur les violences, pour que cessent les écarts de salaires, les inégalités de pension et d’accès aux soins, la sous-représentation des femmes dans les postes à responsabilité en entreprise, en politique, dans la culture et ailleurs. Ce.tte ministre s’assurera de la prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les compétences de chaque ministère. »

« Un tel projet est rassembleur, il rassurerait l’ensemble des belges, les femmes en particulier ». Sans oublier que cette lutte, notamment contre les violences sera possible non seulement par une politique de coordination, mais aussi grâce à une tolérance zéro vis-à-vis des auteurs, par la protection des victimes, le recensement des victimes, et la prévention et la sensibilisation.

Par ordre alphabétique, les signataires DéFI :

Nicole Bomele – Députée bruxelloise ; Véronique Caprasse – Échevine Crainhem ; Sophie de Vos – Échevine d’Auderghem ; Cécile Jodogne – Bourgmestre f.f. de Schaerbeek ; Carine Kolchory – Échevine à Woluwe-Saint-Pierre ; Julie Leclercq – Conseillère communale Engis ; Marie Nagy, Députée bruxelloise ; Catherine Payen, Conseillère communale Tubize ; Sophie Rohonyi, Députée fédérale ; Laura Squartini, Conseillère communale à Watermael-Boitsfort

Pour lire la lettre ouverte dans son intégralité, cliquez ici.

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Pouvoirs locaux Santé Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
Un premier salon de la famille pour faire connaître les acteurs locaux qui soutiennent la parentalité
Woluwe-Saint-Lambert Un premier salon de la famille pour faire connaître les acteurs locaux qui soutiennent la parentalité
DéFI prône le multilinguisme des élèves plutôt que le bilinguisme des structures
Wallonie-Bruxelles DéFI prône le multilinguisme des élèves plutôt que le bilinguisme des structures
François De Smet à la rencontre des acteurs de terrain sur l’intégration et la coordination alimentaire
Province du Luxembourg François De Smet à la rencontre des acteurs de terrain sur l’intégration et la coordination alimentaire
Amaury Alexandre soutient l’économie circulaire grâce à une unité de biométhanisation
Province de Namur Amaury Alexandre soutient l’économie circulaire grâce à une unité de biométhanisation