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relance économique
"Un emprunt et un tax-shelter citoyens pour la culture et l'Horeca"
Le mercredi 29 avril 2020

Comment aider les secteurs les plus sinistrés, comme la culture et l’Horeca, à sortir de la crise? De nombreux mécanismes sont à l’étude mais ceux proposés ce mercredi 29 avril par DéFI dans L’Echo présentent l’avantage de rejoindre les recommandations de l’Economic Risk Management Group et les préoccupations du ministre des Finances.

Michaël Vossaert, député bruxellois, propose de créer un « fonds corona » permettant de venir en aide à ces secteurs par la mobilisation des économies des citoyens, via l’épargne citoyenne d’une part et les mécanismes de crédit d’impôt de l’autre.

Tax-shelter citoyen

Cette proposition vise évidemment les PME (et les TPE) en bonne santé avant la crise. Le principe, auquel souscrit Spreds, plateforme qui sert de trait d’union entre investisseurs et start-ups bénéficiant du tax-shelter : un taux de crédit d’impôt porté à 60% des sommes engagées (période de souscription de six mois). « Investir dans des opportunités tax-shelter permet d’une part de réduire ses impôts et d’autre part de faire une plus-value potentielle, dit le président de DéFI Bruxelles. Mais c’est aussi une façon d’avoir un impact personnel sur l’économie belge et sur la création d’emplois, en choisissant soi-même le type de projet qui mérite son argent et en posant ainsi un acte de décision citoyenne. » Cela induit évidemment d’élargir temporairement le champ d’application du principe du tax-shelter.

Emprunt citoyen

DéFI défend également une proposition à destination du citoyen selon un mécanisme classique d’emprunt d’Etat de sortie de crise (cfr les bons d’Etat Leterme après la crise bancaire de 2008). L’idée est, là, de mobiliser l’épargne citoyenne avec un taux de par exemple 1,5% ou 2% (obligation à échéance de 4 ans), soit un rendement largement supérieur aux taux actuels du marché (0,10%). Cette aide aurait pour bénéficiaires les entreprises de ces secteurs (Horeca, culture, événementiel, tourisme) qui ont fermé ou qui n’ont pas fermé mais ont perdu 60% de leur chiffre d’affaires.

« Concrètement, explique Michaël Vossaert, ces mécanismes permettent de stimuler un apport en capital pour faire face à la crise à court terme et activer la relance de ces secteurs.  C’est permettre par exemple à ces acteurs d’investir dans des projets liés à l’économie de demain (économie circulaire, économie à dimension humaine, économie sociale mais également la digitalisation de l’économie (exemple : télétravail, e-learning,…) . »

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