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Tuerie de Liège
Pour DéFI, les services de la justice et de police manquent de moyens
Le jeudi 31 mai 2018

Ce mardi 29 mai, la Belgique était à nouveau meurtrie par un acte d’une barbarie inouïe. Trois personnes ont péri sous les balles à Liège, dont deux agents de police en service.

 

Au fur et à mesure des avancées de l’enquête, et après la revendication de cet acte d’horreur par l’Etat islamique, nous avons découvert que l’assaillant était connu des services de l’Etat. En effet, l’auteur des faits était fiché par la Sûreté de l’Etat comme “radicalisé” après un séjour à la prison de Lantin.

 

Malgré les risques, Benjamin Herman a bénéficié de congés pénitentiaires en vue de sa libération prévue pour 2020.

 

Dans ce contexte, et face à l’incompréhension générale, le débat sur le congé pénitentiaire refait surface. Bien que ce dispositif cherche à remplir l’objectif de la réinsertion des détenus, comment ces congés sont-ils autorisés ?

 

Olivier Maingain, président de DéFI, a dès lors interpellé le Premier ministre, lors de la séance plénière de la Chambre, ce jeudi 31 mai : “ On s’interroge en effet sur les éléments dont disposent les directeurs de prison et le SPF Justice appelés à se prononcer sur les demandes de congés pénitentiaires”. Pour le président de DéFI, il est central que le système judiciaire s’adapte afin d’éviter de tels actes. “Face à la barbarie et à l’horreur, (…) nous invitons les responsables de toutes les forces politiques démocratiques à participer, plus qu’à une réflexion, à un travail en profondeur pour permettre la prévention de la commission de tels actes”.

 

L’auteur des faits a bénéficié d’un congé pénitentiaire, octroyé par les services de sécurité, malgré sa radicalisation. Olivier Maingain a tenu à obtenir des éclairages face à la procédure de d’octroi d’un congé pénitentiaire. Les agents responsables “sont-ils suffisamment nombreux et formés pour évaluer correctement le niveau de radicalisation d’un détenu faisant une demande de congé pénitentiaire, pour évaluer sa dangerosité?

 

Au-delà de la détection de sa radicalisation, il s’avère que l’assaillant avait déjà bénéficié de plusieurs congés pénitentiaires et n’avait pas respecté les conditions fixées. C’est pourquoi Olivier Maingain a demandé des clarifications face à l’absence de sanction : “Pourquoi, la possibilité prévue par votre loi Pot pourri II, à savoir celle de révoquer un congé pénitentiaire à tout moment, dès la survenance d’une contre-indication, n’a-t-elle pas été utilisée?”.

 

Face à toutes ces données, comment le détenu a-t-il pu jouir d’un nouveau congé pénitentiaire ?  Pour le président de DéFI, “l’enjeu est surtout de se donner les moyens d’empêcher, en amont, la radicalisation de détenus incarcérés pour des faits qui en sont totalement indépendants et, le cas échéant, de la détecter au plus vite”.

 

Pour DéFI, il est plus que temps de reprendre en main la situation et de mettre en place les mesures nécessaires pour que de tels actes ne puissent se reproduire. Il en va de la sécurité des citoyens et des forces de l’ordre. “Le temps est venu de leur donner la pleine capacité de préserver ce qui nous tient tous à coeur : notre Etat de droit”.  

Par respect envers les victimes et leur famille, Olivier Maingain demande au Premier ministre “d’assumer le rôle fédérateur qui doit être le sien, pour qu’enfin, dans une volonté collective assumée, nous puissions donner le sens d’un réel engagement devant les citoyens à la lutte contre le radicalisme (…) Il ne faut pas considérer que le terrorisme est une fatalité”.

Après les réponses du Premier ministre et du ministre de la Justice, Olivier Maingain a demandé à ce que le gouvernement prenne “des engagements encore plus clairs” et “une initiative forte”, “car on ne pourra plus se contenter de dire que c’est le manque d’échanges d’informations entre les services, l’insuffisance de coordination, qui ont permis finalement à une personne pouvant être considérée comme éminemment dangereuse, de se retrouver en liberté”.   

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