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Transports
Trains bondés : 600 signatures récoltées pour la pétition #pasunevache !
Le mardi 22 novembre 2016

Depuis quelques semaines, DéFI et DéFI Jeunes, avec le soutien des Amis du Rail, mènent campagne dans les trains pour dénoncer les conditions de transport des étudiants, le dimanche et le vendredi soir. Dans un premier temps, les étudiants ont été invités à transmettre, via différents canaux de communication, leurs témoignages et photos de situations chaotiques vécues dans le train aux organisateurs de la campagne #pasunevache

Ce dimanche 20 novembre, la campagne est entrée dans sa seconde phase. « Cette fois, nous sommes allés à la rencontre des étudiants avec une pétition, sous forme de cartes postales adressées au ministre Bellot. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fallu insister longtemps pour obtenir leurs signatures. Il faut dire aussi qu’ils commencent à nous connaître et sont heureux que quelqu’un les écoute enfin« , précise François Hotton (membre du CA de DéFI Jeunes et responsable de l’événementiel au sein de l’association).

Monté à Jemelle, Emmanuel De Bock, député bruxellois à la Fédération Wallonie-Bruxelles, venu prêter main forte à Jonathan Martin, président de DéFI Luxembourg, n’en revient toujours pas de son expérience à bord du train Arlon-Namur de 18 h 31 :

« C’est le train pourri des étudiants ! Tous les dimanches soir, des centaines d’étudiants prennent ce train, train des années 70 dans lequel ils s’entassent. Certains n’ont même pas accès aux compartiments et se retrouvent dans le couloir. On a récolté 600 signatures, ce soir. C’est dire le ras-le-bol des étudiants. Il faut maintenant que cela cesse ! Les Wallons et les Bruxellois ne peuvent plus être les vaches à lait de la SNCB ! Ça suffit ! Les Wallons et les Bruxellois ont le droit d’avoir les mêmes trains qu’au Nord du pays ! »

La médiocre qualité du matériel roulant, c’est justement ce qui est dans le viseur de Jonathan Martin, également initiateur de la campagne :

« Concernant plus particulièrement l’IC 2141, il y a manifestement un problème de matériel roulant puisque ce train est composé, en partie, d’anciennes voitures internationales. Depuis peu, on sait que plus de 17% du matériel roulant de la SNCB est immobilisé. Mais est-ce une raison pour que ce soit les étudiants qui héritent des reliques ? Je ne le pense pas. J’ai demandé à la députée fédérale Véronique Caprasse d’interroger le ministre Bellot à ce sujet : je souhaite savoir comment le ministre de la Mobilité & du Transport explique que de telles voitures entrent dans la composition d’un train à forte occupation, mais aussi de combien de rames à double étage la SNCB dispose et comment ces rames sont réparties sur le territoire national »

Au cours de cette nouvelle opération, ce sont donc quelque 600 signatures qui ont été récoltées, entre Libramont et Namur, en une heure, par Jonathan Martin, Emmanuel De Bock, Cédric Barbiaux, président de DéFI Namur et les membres de leur équipe.

« Le ministre Bellot nous a fait savoir qu’il était disposé à nous rencontrer, tout prochainement, pour prendre connaissance des témoignages et découvrir les photos. Cette rencontre, qui se déroulera à Rochefort, sera donc également l’occasion de lui remettre les cartes postales des étudiants« , conclut Jonathan Martin.

Epinglés sur le web :

Clément : « A chaque arrêt, les portes du train s’ouvrent et la déception se dessine sur le visage des étudiants à quai : impossible pour eux de monter par ma porte, tellement il y a de personnes près des portes. »

Amandine : « Prendre le train est un calvaire sans nom. Toutes les semaines, c’est la même chanson : le train est bondé, ce qui nous oblige à nous asseoir par terre. »

Denis : « Une fois, à Marbehan, nous étions déjà une trentaine de voyageurs entassés comme des déportés entre deux wagons car la SNCB avait prévu encore moins de wagons que d’habitude. »

Rémy : « Chaque semaine, c’est le même stress : est-ce qu’on trouvera des places assises ou devra-t-on passer le trajet à côté des toilettes ou des portes du train ? »

Elodie : « Lorsqu’on monte à Libramont, il y a déjà des passagers assis sur les marches d’escaliers. Nous devons donc nous asseoir sur notre valise, dans les couloirs. »

Lydia : « Nous sommes obligés de rester debout dans les couloirs et entassés comme des animaux, sans espace pour mettre nos bagages. »

Anne-Charlotte : « Même en première classe, il est parfois difficile de trouver une place. Ce qui est très embêtant pour un trajet de 2h30, surtout quand on veut en profiter pour étudier nos cours. »

Éléonore : « Nous sommes même obligés d’empiler les bagages dans les toilettes, empêchant quiconque de s’y rentre si le besoin s’en fait sentir. »

Jonas : « L’autre jour, dans ce fameux train tout droit sorti de l’univers d’Harry Potter, je partageais le compartiment avec des touristes chinois qui trouvaient amusant que des étudiants se retrouvent assis dans les couloirs. Moi, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer de la situation.« 

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