Enfance
Syndémie mondiale ou le poids de l’agroalimentaire sur l’obésité infantile
Le lundi 18 février 2019

La revue scientifique médicale, The Lancet, vient de publier le résultat de trois années d’enquête dénonçant la responsabilité des multinationales agro-alimentaires sur la malnutrition d’une moitié de la planète et sur l’obésité croissante de son autre moitié.

Il est estimé que 815 millions d’individus souffrent de la faim, et 2 milliards sont victimes de malnutrition, ce qui représenterait un coût de 4 à 11% du PIB des pays concernés. A l’inverse, l’obésité toucherait 2 milliards d’individus dans le monde, causant 4 millions de décès et un coût annuel de 2 milliards.

Les 43 experts impliqués dans cette étude mettent également en exergue les corrélations entre l’obésité, la dénutrition et le changement climatique, symptômes les plus visibles de nos choix de société. C’est ce qu’ils appellent « la syndémie mondiale ».

En juin dernier, je vous interpellais déjà sur l’enjeu de santé publique que représentent le surpoids et l’obésité infantile en Fédération Wallonie-Bruxelles. Vous y aviez répondu en détaillant les mesures de détections mises en place, ainsi que les projets de promotion pour une alimentation saine et une activité physique.

Dans le contexte d’une mobilisation inédite de citoyens dénonçant l’immobilisme politique face aux enjeux climatiques, les auteurs de cette étude offrent un regard nouveau et global sur les problèmes liés à l’obésité, au changement climatique et à l’industrie alimentaire, exigeant elle aussi une réponse globale.

 

Voici mes questions :

– Avez-vous pris connaissance de cette étude, et notamment celle qui concerne le régime alimentaire recommandé par les experts ?

– Avez-vous eu des contacts avec vos homologues des Régions afin de réfléchir à des réponses globales à ces enjeux climatiques, alimentaires et sanitaires ? Quelles mesures et quelles actions envisagez-vous de prendre de façon transversale ?

– Les auteurs dénoncent l’absence d’une convention-cadre sur les systèmes alimentaires qui viserait l’industrie alimentaire, à l’image de ce qui a été fait pour le tabac. De telles mesures permettraient de combattre le marketing de boissons sucrées, de confiseries qui concernent en particulier les enfants et les adolescents. Pourrait-on envisager des actions de promotion plus ciblées en Fédération Wallonie-Bruxelles à l’encontre de ce marketing nocif à la santé des jeunes ?

– Depuis ma dernière interpellation, avez-vous reçu le recueil de données sanitaires des services de promotion de la santé à l’école analysé par le SIPES pour les années 2015 et 2016 ?

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