Cohésion sociale
Le soutien et l’accompagnement scolaire
Le vendredi 23 février 2018

Les politiques de cohésion sociale, et notamment le soutien à l’accompagnement scolaire, sont encore et toujours une thématique de premier ordre, mais trop rarement débattue au sein du Parlement francophone bruxellois. Il s’agit pourtant d’un enjeu essentiel, directement lié au vivre ensemble. En décembre 2014, le gouvernement francophone bruxellois a adopté les axes prioritaires en matière de cohésion sociale pour le quinquennat 2016-2020.

L’appel à projets en cohésion sociale 2016-2020 s’est inscrit dans ces priorités, qui sont :
– le soutien et l’accompagnement à la scolarité ;
– l’apprentissage et l’appropriation de la langue française en tant que citoyen actif ;
– la citoyenneté interculturelle et le vivre ensemble.

L’interpellation que je vous soumets aujourd’hui se focalisera sur la première de ces priorités, à savoir le soutien et l’accompagnement scolaire. Cette priorité est libellée comme suit :
« Dans une dynamique de complémentarité avec les écoles et en lien permanent avec le milieu de vie de l’enfant, des actions seront soutenues en matière de soutien scolaire, avec un accent particulier porté sur les aides spécifiques aux adolescents ».
D’après les rares informations dont je dispose, la Commission communautaire française octroie des subventions pour des activités de soutien scolaire développées par les écoles de devoirs s’adressant à une population scolaire issue de milieux multiculturels souvent socialement défavorisés, et ceci en concertation avec le secteur de la cohésion sociale.
La dynamique qui anime ce soutien intègre une complémentarité avec les écoles, en lien permanent avec le milieu de vie de l’enfant.

En outre, un accent particulier sera donné aux aides spécifiques pour les adolescents. Les écoles de devoirs, faut-il le rappeler, sont des interlocuteurs importants pour le soutien et l’accompagnement scolaire, pour la lutte contre le décrochage scolaire, mais également pour l’apprentissage de l’autonomie et l’acquisition d’une méthode d’apprentissage, tant pour les élèves du primaire que pour ceux du secondaire. Elles permettent aussi de pallier certaines carences rencontrées dans des familles, lorsqu’il s’agit notamment d’accompagner les enfants dans leur apprentissage.

Elles sont aussi des espaces de socialisation et d’apprentissage qui permettent, via la citoyenneté, d’apprendre par le biais d’activités culturelles et créatives. Un autre aspect, et non des moindres, est la mise en place d’une relation triangulaire entre les parents, l’école et l’école de devoirs. Le lien entre la famille et l’enfant est très important pour ouvrir l’école et encourager les parents à s’intéresser et à s’investir dans la scolarité de leurs enfants.

En effet, la communication de l’école vers la famille se fait essentiellement par voie écrite, alors qu’il serait bon de prendre en considération les familles qui ne savent ni lire, ni écrire en français.

La cohésion sociale et l’accompagnement scolaire, sont, d’après le décret de 2004 relatif à la cohésion sociale, la priorité numéro un des politiques de cohésion sociale de votre gouvernement. Je suis également de ce avis et estime, tout comme vous, qu’il est impératif de soutenir le monde associatif qui oeuvre dans les quartiers pour donner un avenir meilleur aux jeunes.

Suite à l’appel projets sélectionnés lancé début 2015, des contrats ont été approuvés en juillet 2015. Ils sont entrés en vigueur le 1er janvier 2016 pour cinq ans, donc jusqu’au 31 décembre 2020.

Dès lors, Monsieur le Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Combien de projets d’écoles de devoirs sont actuellement recensés et subventionnés ? Combien d’enfants sont pris en charge par les écoles de devoirs ? Quid des catégories d’âge des publics touchés ? Avons-nous des données genrées ?
  • Quel est le bilan global en termes d’exigences horaires, qualitatives, de mixité ou de formation des animateurs ?
  • La dimension espace de dialogue avec les institutions scolaires d’où sont issus les enfants, et de maintenir un dialogue également avec les parents est-elle effective ? Comment est organisée cette complémentarité entre école et milieu de vie ?
  • Combien de projets sont-ils spécifiquement orientés vers les adolescents ?
  • Il me revient que beaucoup d’écoles de devoirs sont saturées. Des familles cherchant une solution pour leur jeune en difficulté ont renoncé face à la longueur des listes d’attente. Si ce constat est confirmé, quelles sont les mesures prises pour pallier cette pénurie ?
  • Combien d’activités de soutien scolaire et d’écoles de devoirs sont-elles financées ? À quelle hauteur ? Les besoins varient selon les communes. Quelles sont celles qui se caractérisent par des situations particulières ?
  • Qu’en est-il du rôle joué par les écoles de devoirs dans la lutte contre le radicalisme ?
  • L’ancienne Ministre Alda Greoli, en charge de la petite enfance avait annoncé un chantier de refonte complète du dispositif, qui devrait voir le jour en 2017. Qu’en est-il ? Comment la Commission communautaire française, a-t-elle être associée à cette démarche de réforme ?
  • Quelle concertation et complémentarité avec la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Le compte rendu des débats

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