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Sophie Rohonyi: "Les enfants qui ont le plus besoin d'être soutenus par l'Etat sont ceux qui sont le plus délaissés"
Le vendredi 22 novembre 2019

Ce mercredi 20 novembre, c’était la Journée internationale des Droits de l’enfant. A cette occasion, notre députée fédérale Sophie Rohonyi a interrogé, à la Chambre, la Première ministre sur la façon dont la Belgique respecte la Convention internationale des Droits de l’enfant, qui vient de fêter ses 30 ans.

La Belgique peut encore progresser

« Il y a 30 ans que cette Convention enjoint à la Belgique de respecter les droits de ses enfants, sans distinction aucune, indépendamment de leur origine nationale ou sociale, ou encore de la situation juridique de leurs parents, et d’agir ainsi dans leur intérêt supérieur. Le mot “fête” n’est toutefois pas vraiment approprié. Puisque, comme l’ont souligné tant la Coordination des ONG pour les droits de l’enfant, que le Délégué général aux Droits de l’enfant, les progrès restant à réaliser par la Belgique sont énormes. Ils dénoncent en particulier les inégalités structurelles entre catégories d’enfants, soulignant que les enfants migrants, en situation de grande précarité, ou encore confrontés à la justice. Autrement dit, ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus par l’État, sont finalement ceux qui sont le plus délaissés, privés de certains de leurs droits fondamentaux. Ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus par l’État, sont finalement ceux qui sont le plus délaissés, privés de certains de leurs droits fondamentaux« , dit Sophie Rohonyi.

Cinq cas en particulier

Cela concerne spécialement cinq types de cas : 

  1. Les enfants maltraités et pris au piège des violences intra-familiales ;
  2. Les mineurs étrangers non-accompagnés (MENA) ;
  3. Les enfants retenus en Syrie dont la grande majorité n’ont qu’entre 1 et 3 ans ; 
  4. Ceux enfermés dans les unités familiales du centre 127 bis ;
  5. Ceux dont les images sont exploitées à des fins pédopornographiques.

Une politique volontariste et coordonnée

Pour Sophie Rohonyi, les engagements du gouvernement sont positifs. Mais il n’en demeure pas moins que « le gouvernement devrait mener une politique volontariste et coordonnée pour protéger les enfants. Il existe au moins deux cas où le gouvernement porte une responsabilité dans le sort peu enviable des enfants : 

  • l’accueil spécifique des MENA est mis à mal par les solutions d’urgence mises en place pour compenser les fermetures qui ont été imposées à Fedasil par le gouvernement ;
  • la protection des enfants maltraités est également mise à mal par les coupes budgétaires que le gouvernement a continué d’infliger au pouvoir judiciaire. »
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