Enseignement supérieur
La situation concrète des diplômés et futurs diplômés en psychomotricité
Le mardi 9 mai 2017

Le Tribunal de première instance de Liège ayant récemment rejeté la demande en référé de six étudiants ou diplômés en psychomotricité réclamant la reconnaissance paramédicale de la profession, la session d’examen de juin arrivant à grands pas et les rhétoriciens étant sur le point de faire un choix d’étude qui déterminera leur avenir, il est grand temps d’apporter des indications claires aux principaux concernés par cette saga.

Voici donc mes questions :

  1. En Commission Enseignement supérieur du 28 septembre 2016, en réponse à une de mes questions, vous avez précisé que vous demanderiez aux hautes écoles de :

– revoir le profil de compétences pour que les étudiants ne soient plus formés à poser des actes réservés à d’autres professions paramédicales reconnues[1]. Quels sont donc précisément les cours qui seront enseignés ? En comparaison au bachelier élaboré en 2012, quelles sont les modifications envisagées ?

– pour les diplômés, d’envisager des passerelles vers d’autres cursus paramédicaux, en plus de l’accès au master en santé publique et au master en sciences du travail[2]. Qu’en est-il ? Nous avons déjà eu quelques précisions en séance plénière du 22 février 2017[3] mais pas assez complètes. Concrètement, vers quelles études et en validant combien de crédits les étudiants peuvent-ils se réorienter ?

2. Rappelons d’ailleurs qu’en séance plénière du 29 juin 2016, vous aviez signalé avoir demandé à l’ARES plusieurs tâches y relatives[4]. Avez-vous reçu ses travaux ? Quels en sont les résultats ?

3. Si, sous peine de poursuites pénales, les étudiants en psychomotricité ne peuvent poser des actes de nature thérapeutique, vers quels services peuvent-ils effectuer leurs stages ? Quelles modifications ont été apportées ?

4. Les actes réservés par la loi du 10 mai 2015 étant interdits pour les psychomotriciens, quels sont les domaines précis au sein desquels un employeur serait susceptible d’engager un diplômé en psychomotricité, spécifiquement pour ses qualités de psychomotricien, sachant que tout acte relevant de cette loi ne peut être réalisé que par un professionnel de soins de santé agréé et habilité à les exécuter, ce qui limite considérablement l’intérêt d’embaucher un psychomotricien. Plus précisément, un employeur peut-il, sur base de l’équivalence de niveau des diplômes de psychomotricien et d’éducateur spécialisé, engager un psychomotricien pour exercer la fonction d’éducateur spécialisé ?

[1] Parlement de la Communauté Française, C.R.Ic., n°3-Ens. Sup. 1, 2016-2017, 28 septembre 2016, p. 29

[2] Parlement de la Communauté Française, C.R.Ic., n°3-Ens. Sup. 1, op. cit., p. 30.

[3] Parlement de la Communauté Française, C.R.I., n°12, 2016-2017, 22 février 2017, pp. 10 et 11.

[4] Parlement de la Communauté Française, C.R.I., n°20, 2016-2017, 29 juin 2016, pp. 28 et 29.

 

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