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Région bruxelloise
Sécurité routière et qualité de la vie, les maîtres-mots de la "Ville 30"
Le lundi 4 janvier 2021

Depuis le 1er janvier, la Région de Bruxelles-Capitale est la plus grande zone 30 d’Europe. Si 15% de voiries dites structurantes (Petite Ceinture, avenue Van Praet, rue de la Loi, boulevard Lambermont, avenue Louise, avenue de Tervuren…) restent à 50 voire 70 km/h, le 30 km/h est devenu la limitation de vitesse par défaut.

Décidée par le gouvernement bruxellois dont fait partie DéFI, cette mesure vise tout à la fois à rendre la ville plus agréable, à réduire le nombre de victimes de la circulation et à permettre aux automobilistes de se déplacer de manière plus fluide.

Jusqu’ici, en raison des embarras de circulation, la vitesse horaire moyenne d’un automobiliste à Bruxelles se situait déjà aux alentours de 20 km/h. Par ailleurs, avant 2021, 60% du réseau routier bruxellois était déjà en zone 30. Mais il s’agissait plus d’une accumulation de cas particuliers. Désormais, le système est plus cohérent. Il existait jusqu’à présent un certain nombre de voiries où l’on devait constamment regarder les panneaux en raison des changements de limitation selon les tronçons.

Qualité de la vie, qualité de la ville

Pour DéFI, la « Ville 30 » n’est donc absolument pas une mesure anti-automobilistes. Au contraire, faire passer la vitesse autorisée par défaut de 50 à 30 va clarifier beaucoup de situations, supprimer pas mal de panneaux de circulation et créer une plus grande égalité de traitement entre les voiries. En effet, comment justifier que, pour des raisons de sécurité, chacun a envie que sa rue soit en zone 30 mais pas la rue d’à côté ? 

Une des priorités de DéFI est de transformer Bruxelles en « ville apaisée » : « En apaisant la circulation, cette mesure va également offrir des conditions plus favorables au développement d’une vraie vie locale : une meilleure qualité de l’air, une diminution des nuisances sonores, un environnement plus sur où vous pourrez vous déplacer à pied ou à vélo en toute confiance. Là où la circulation est apaisée, la mobilité se met au service de la ville et de ses habitants. Nous avons tous à y gagner », estime le député bruxellois Marc Loewenstein.

L’exemple de Schaerbeek

Outre la qualité de vie, c’est aussi la sécurité des usagers, notamment les usagers faibles, qui est poursuivie. Le nombre d’accidents mortels sur nos routes continue d’augmenter d’année en année (646 morts en 2019 selon le baromètre que vient de publier Vias). Or, on estime qu’un piéton renversé par une voiture a deux fois plus de chance de survivre s’il est percuté à 30 km/h qu’à 50 km/h, et 5 fois plus qu’à 70 km/h.

La mutation de la Région en « Ville 30 » se base notamment sur le succès de la généralisation de la zone 30 dans la commune de Schaerbeek, dirigée par DéFI. Aucun accident de roulage mortel n’a été enregistré dans la commune des bourgmestres Bernard Clerfayt et Cécile Jodogne depuis que, en septembre 2018, la vitesse de 30 km/h a été imposée sur toutes les voiries, jusque-là fort accidentogènes. Le sentiment de sécurité moyen a quant à lui grimpé de dix points en cinq ans, passant de 31 à 41%.

Une évaluation dès maintenant

Pour le député bruxellois Marc Loewenstein, « il est impératif d’évaluer cette ‘Ville 30’ dans tous ses aspects et d’en tirer les conclusions. Si par exemple l’on remarque après un certain temps que limiter la vitesse à 30km/h sur certains axes n’est pas tenable, il faut pouvoir faire les adaptations nécessaires et la faire repasser à 50km/h. Je m’interroge par exemple sur l’impact sur la sécurité routière du fait que les automobilistes qui n’ont pas de  limitateur de vitesse ont davantage les yeux rivés vers leur tableau de bord  – pour ne pas dépasser les 30km/h et risquer d’être flashés – que sur la route… Je m’interroge aussi sur l’impact sur la qualité de l’air et le bruit des véhicules restant à haut régime en deuxième vitesse… Voilà déjà deux exemples d’expériences remontant du terrain et qui méritent notre considération et notre attention. »

C’est pourquoi il demande à la ministre bruxelloise de la Mobilité de prévoir dès à présent une évaluation de la « Ville 30 » et d’en faire connaître la méthodologie.

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