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université d'été
"Responsabilité, solidarité, équité sont nos valeurs et notre combat est clair : revivifier la démocratie"
Le samedi 26 septembre 2020

Grande première dans l’histoire de DéFI ce samedi 26 septembre à la Sucrerie, à Wavre : pour la première fois, le parti organisait une université d’été autour du thème « Et si le vrai capital était humain ? »

Dans la droite ligne de son dernier ouvrage – Le temps de l’indignation est dépassé : Sortir de l’impasse néolibérale – Didier Gosuin, maître d’oeuvre de cet événement, a dressé un portrait implacable de la société actuelle : « Nous semblons paralysés, incapables de dépasser le court terme or il y a urgence à tous les étages. Notre modèle social s’essouffle et pendant ce temps, certains veulent encore plus de repli sur soi en nous vendant le confédéralisme. »

Et l’ancien ministre bruxellois de conclure : « ‘Clairement plus juste’, c’est le slogan de DéFI. Responsabilité, solidarité, équité sont nos trois valeurs, nos trois socles. Et notre combat est clair : revivifier la démocratie. Des initiatives seront prises à tous les niveaux par Défi pour une nouvelle citoyenneté mais c’est aussi de la responsabilité du citoyen. Pour Défi, il n’est plus question de faire peser l’effort collectif sur la classe moyenne, et pas sur ceux qui veulent échapper à leur contribution légitime. »

Réenchanter la démocratie

Tel était le thème du premier atelier. Sophie de Vos, échevine DéFI de la Participation à Auderghem, a ainsi inventorié un certain nombre d’initiatives offertes aux citoyens :  « Le niveau local est le niveau idéal pour ramener le citoyen vers le politique : assemblée des habitants, consultations, budget participatif, citoyenneté à 10 ans… ».

Laurent Ledoux, expert en gouvernance collaborative, a étendu le débat au monde de l’entreprise : « Ce que nous faisons en entreprise ressemble à ce qui se fait ainsi dans les communes. Cela prend de l’ampleur dans toute l’Europe. Les collaborateurs demandent une autre façon de travailler. Il faut impliquer les gens dans la prise de décision et la stratégie. Cela a des effets plus durables. Il faut aussi de l’autonomie sans intervention pyramidale. »

Denis Knoops, président de Finance Brussels, va un pas plus loin dans la révolution de la gouvernance : « La responsabilité sociétale a fini par s’imposer dans la stratégie des entreprises. Je suis optimiste aujourd’hui : dans les start-ups, la responsabilité sociétale devient la stratégie, elles d’abord veulent changer le monde, et, si possible, faire du profit. »

Investir dans le capital humain

Dans la foulée, un deuxième atelier questionnant toujours la relation a priori antinomique du profit et de l’humain, allait creuser le sillon de cette réflexion.  C’est d’abord Claire Godding, experte diversité de Febelfin, qui délivrera ce message optimiste : « L’intelligence collective est d’autant plus forte qu’augmente la diversité de genres, laquelle encourage les autres mixités. Pour cela, il faut mesurer les diversités au sein des organisations puis travailler sur les processus et les rôles-modèles, notamment au travers de l’humour. 37 institutions financières, 90% du secteur, se sont engagées à mesurer leur plafond de verre. »

Encore faut-il que cette thématique trouve à s’exprimer en regard de la liberté d’entreprendre : « Le cadre dans lequel elle se développe est capital : pourquoi la Flandre crée-t-elle plus d’entreprises et génère-t-elle plus de valeur que la Wallonie ? La Wallonie souffre de sa lourdeur institutionnelle mais aussi dans le discours qui y est tenu. Réfléchissons à un partenariat public-privé pour développer la fierté de l’entrepreneuriat wallon », se demandera d’ailleurs Isabelle Bertrand, fondatrice de Hu-Mentis.

Un exemple bruxellois d’entrepreneuriat, c’est MolenGeek et Girleek. Leur fondatrice, Julie Foulon, voulait attirer plus de femmes et de personnes de la diversité : « La base du problème, c’est des personnes, des femmes, qui ne se sentent pas à leur place dans les nouvelles technologies. Si on ajoute un volet entrepreneurial, cela donne de l’émancipation sociale. Il faut les former concrètement. Je plaide pour un entrepreneuriat techno-paritaire : si on n’intègre pas le digital dans la formation des femmes, surtout de la diversité, on va dans le mur. »

Pour plus d’équité fiscale

La justice fiscale est une priorité, une ligne de conduite pour DéFI. En compagnie de Bruno Colmant, professeur à Solvay Business School et à la Vlerick School, qui a rappelé pourquoi il est favorable à un endettement public, Marc Bourgeois de l’ULiège-Tax Institute, et Emmanuel De Bock, chef de groupe DéFI au Parlement bruxellois, Bernard Clerfayt, ministre bruxellois de l’Emploi, s’est demandé s’il existait une volonté politique de supprimer les niches fiscales pour plus de justice fiscale. Pour Marc Bourgeois, il y a énormément de marge via les niches fiscales et des taxes comportementales (ex. taxe carbone) : « ll faudrait réfléchir à 3 fois avant de créer de nouvelles niches fiscales et les évaluer après 5 ans, c’est cette évaluation qui manque singulièrement dans le paysage fiscal belge. »

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