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«Réforme» de la protection civile
Le Gouvernement bruxellois réagit !
Le mercredi 2 août 2017

La Région bruxelloise déclenchera une procédure en conflit d’intérêts à propos du projet de réforme de la protection civile dès que les arrêtés royaux auront été publiés au Moniteur belge, et au plus tard d’ici la réunion du comité de concertation prévue le 6 septembre. C’est ce que vient d’indiquer la secrétaire d’Etat bruxelloise Cécile Jodogne.

Pour rappel, cette réforme prévoit l’implantation des deux seules unités de la protection civile à Crisnée et à Brasschaat – contre six actuellement.

2 heures pour acheminer le matériel d’intervention à Bruxelles !

Le plan de Jan Jambon ne maintient que deux casernes, ce qui lèse la Région bruxelloise notamment pour les accidents et attentats dans lesquels des substances chimiques, des explosifs ou des composants radioactifs seraient concernés.

Selon la secrétaire d’Etat bruxelloise en charge du Service de l’Incendie et de l’Aide Médicale Urgente (SIAMU), en faisant dépendre désormais la Région bruxelloise de l’unité de protection civile de Brasschaat, «le délai d’acheminement et de déploiement de matériel spécialisé vers la capitale atteindrait deux heures. Le déroulement des opérations de secours à la population serait dès lors rendu beaucoup plus compliqué et surtout moins efficace ».

Une réforme à contre bon sens

Le gouvernement bruxellois avait menacé le 29 juin dernier de déposer une motion en conflit d’intérêts contre ce plan de réforme du ministre fédéral de l’Intérieur, Jan Jambon, si une ultime tentative de concertation devait échouer.

«La prise en compte des risques d’accidents, d’incidents criminels ou d’attentats impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosifs (CBRN-e) nécessite des temps de réactions rapides de la Protection civile», souligne Mme Jodogne. « Au lieu de fermer les unités proches de la capitale, l’autorité fédérale devrait en renforcer les moyens ou même en implanter une en Région bruxelloise ».

A ses yeux, « malgré le fait que la réforme porte gravement préjudice aux Bruxellois, le gouvernement Michel adopte aveuglément un plan qui crée une situation aux conséquences potentiellement graves pour la sécurité des personnes en Région bruxelloise, comme pour celle des services de secours et d’intervention ».

L’appel à la concertation n’a pas été entendu.

En Wallonie et en Flandre aussi cette réforme réduit fortement la couverture

Ce projet du gouvernement Michel a été accueilli fraîchement dans les rangs syndicaux, et dans des communes actuellement couvertes entre autres par les casernes de la protection civile de Liedekerke en Flandre et de Ghlin en Wallonie. Les bourgmestres de Liedekerke, Luc Wynant (CD&V), et de Louvain, Louis Tobback (sp.a), ont ainsi ouvertement affiché leur opposition au plan fédéral.

Globalement, les opposants s’accordent sur au moins un argument : l’éloignement géographique des services de la protection civile dicté par des impératifs budgétaires nuira à l’efficacité des interventions.

La motion en conflit d’intérêts de la Région bruxelloise suspendra de facto la procédure législative durant 60 jours

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