Médias
Réforme de l’aide à la presse écrite
Le mardi 20 mars 2018

Dans un entretien à La Libre Belgique du 11 septembre 2017 dernier, vous faisiez part de votre volonté de réformer les aides à la presse écrite en Fédération Wallonie-Bruxelles, avant la fin de la législature 2014-2019. Construire un nouveau modèle, en vue de renforcer la qualité journalistique est effectivement une priorité, à l’heure où les « fake news » prolifèrent, sur les réseaux sociaux notamment…

Vous pointez une difficulté dans le décret actuel sur les aides à la presse : celui-ci ne propose pas de dégressivité dans les aides en cas de sanction déontologique… Soit on retire tout l’aide, soit on ne touche à rien.

Voici mes questions :

  • Quel est l’état d’avancement de ce projet de réforme? Avez-vous toujours l’ambition e faire une réforme avant la fin de la législature ? Si oui, quand comptez-vous déposer un projet de modification du décret ? Le secteur est-il demandeur d’une réforme ?
  • Dans la presse, vous aviez citez quelques pistes de réformes envisageables :
  • Dans la définition des critères d’éligibilité, vous lancez la piste d’une proportion entre journalistes salariés et pigistes dans les rédactions. L’emploi salarié semble en effet être un facteur de qualité dans la presse. Mais quelle proportion envisageriez-vous ? Est-ce réaliste vu la baisse constante du nombre de lecteurs ?
  • Vous lancez également l’idée d’un système d’aide dont les modalités pratiques varieraient en fonction du respect de la déontologie. Il s’agirait d’établir un lien automatique avec les plaintes jugées fondées par le CDJ[1], qui n’a pour le moment qu’un pouvoir de sanction morale.. Où fixer la barre entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est plus ? Toutes les plaintes ne se valent pas (entre les infractions mineures et d’autres sont beaucoup plus graves). Et puis les avis du CDJ ne rendent pas compte de l’état de la déontologie dans l’ensemble de la profession car cette instance travaille essentiellement sur base des plaintes qui lui sont adressées. Ce n’est pas parce qu’un média n’a fait l’objet d’aucune plainte qu’il est irréprochable…
  • -L’idée de lier de manière directe aide à la presse et avis du CDJ ne risque-t-il pas d’enrayer toute la dynamique d’autorégulation mise en place par le secteur. « Notre vocation n’est pas de devenir un organe de régulation au service des pouvoirs publics » rappelait, il y a quelques mois Marc de Haan, président du CDJ.
  • Cela pose cependant plusieurs questions :

[1] Organe d’auto régulation mis en place par les éditeurs et les journalistes pour améliorer la déontologie dans le secteur.

 

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