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Fédération Wallonie-Bruxelles
Que nos ministres ne jouent plus au ping pong avec le sport équestre !
Le lundi 25 mai 2020

Pour le député bruxellois DéFI et vétérinaire Jonathan de Patoul et pour Pascal Goergen et Mikhaël Jacquemain, respectivement président de DéFI Wallonie et échevin à Fleurus, le sport équestre ne reçoit pas l’attention qu’il mérite. En effet, la particularité de cette discipline est qu’elle se trouve à cheval entre les compétences du Ministre wallon de l’agriculture, de la Ministre des sports en FWB et des Ministres régionaux du bien-être animal, si bien qu’un chat n’y retrouverait pas ses petits. Mais c’est pourtant un secteur qui pèse! La Belgique est en effet le pays européen qui possède le plus de chevaux au km²!

  • Au niveau sportif: le nombre d’adhérents est en hausse constante dans cette discipline qui est la 3ème la plus pratiquée en Belgique. Près de 10 cavaliers belges en jumping se retrouvent dans le top 100 mondial et trustent les podiums au plus haut niveau.
  • Au niveau économique : l’impact économique annuel de la filière équine en Wallonie est supérieur à 1 milliard d’euros. Au niveau de l’emploi c’est 6600 ETP en Wallonie (chiffre 2017)
  • Au niveau agricole : les chevaux occupent 11% de la surface agricole de Wallonie si l’on prend en compte les pâtures et les surfaces agricoles nécessaire à la production d’aliments (céréales, foin…)

Durant la crise et le confinement, le secteur a été mis à rude épreuve. Certes c’est le cas de beaucoup d’autres disciplines sportives mais en tant que vétérinaire, le député Jonathan de Patoul, rappelle qu’il y a dans ce sport un enjeu de bien-être animal important. D’après une compagnie d’assurance spécialisée pour les chevaux, le nombre de coliques, qui sont des troubles digestifs pouvant entraîner la mort de l’animal, a augmenté d’un tiers durant le confinement, ce qui est énorme.

Pourtant les décisions ne semblent pas toujours de bon sens et il est difficile de savoir vers qui se tourner. Au niveau de la FAQ sport de la FWB, on peut y lire « sont autorisés des entraînements et leçons sportifs réguliers à l’air libre n’impliquant pas de contacts physiques, dans un contexte organisé, notamment par un club ou une association, en groupe de maximum 20 personnes, toujours en présence d’un entraîneur ou d’un superviseur majeur, et moyennant le respect d’une distance d’1,5 mètre entre chaque personne ». Il est également précisé que « L’équitation (sur son cheval) dans le centre équestre n’est autorisée que dans le cadre du bien-être-animal ». « L’équitation ne serait-elle donc pas considérée comme un sport pour Madame la Ministre ? » s’interroge Pascal Goergen, président de DéFI Wallonie.

Mais le manque de clarté et d’intérêt pour le sport équestre inquiètent aussi nos trois mandataires amarantes sur le risque de voir la Fédération Wallonie Bruxelles privée de ses compétitions à l’avenir. En effet le manque d’investissement et la lourdeur administrative ne permettent pas de développer des infrastructures modernes comparé à la Flandre. Un report possible du Championnat de Belgique des Jeunes Chevaux traditionnellement organisé à Gesves début août pourrait faire fuir, avec le risque que cela soit définitif, l’organisation du concours vers la Flandre (notamment), ce qui serait une catastrophe pour la visibilité de la région. À l’échelle plus large du pays, il serait aussi impardonnable, au vu des nombreuses années de patient développement que cela représente, de laisser filer certaines compétitions de haut niveau organisées sur fonds privés ou des dates du calendrier international vers l’étranger.

Au vu de l’importance du sport équestre, ils demandent avec insistance une plus grande concertation entre les différents Ministres concernés et de réfléchir à une reprise de la compétition et singulièrement pour les jeunes chevaux. Ceux-ci doivent en effet, outre l’aspect sportif, être valorisés au mieux commercialement. Pour Mikhaël Jacquemain, échevin à Fleurus, « Il n’y a aucun souci par rapport à la crise sanitaire que nous connaissons. Au vu de leurs caractéristiques, les sports équestres représentent justement une parfaite opportunité de recommencer les compétitions sportives de manière responsable et en toute sécurité. En plein air, avec un accompagnement restreint et par exemple sans organiser d’horeca sur le concours »

« L’aspect bien-être animal ne doit pas être oublié non plus. Au plus tôt ces compétitions pourront reprendre en douceur et progressivement, au moins les chevaux encourront le risque de blessure », ajoute Jonathan de Patoul.
Il est aussi indispensable, sportivement qu’économiquement, de penser l’organisation de l’entraînement et de la circulation des cavaliers et des chevaux de haut niveau afin qu’ils puissent maintenir leur compétitivité en accédant aux compétitions internationales qui sont à nouveau progressivement organisées chez tous nos voisins.
Une perte de notre statut de nation du top mondial aurait en effet des répercussions désastreuses pour le secteur et la Fédération Wallonie Bruxelles concluent nos 3 élus.

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