Nos programmes

Quelques propositions DéFI

Égalité

Trop souvent les femmes subissent des discriminations dans leur vie professionnelle !

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI veut la stricte égalité des salaires entre femme et homme et toute discrimination doit être sanctionnée sans faiblesse. DéFI veut instaurer un temps de parentalité identique pour les deux parents, soit 15 semaines chacun. Ainsi, la mère ne sera plus discriminée à l’embauche au prétexte que sa maternité serait une charge pour l’employeur, et la présence du père sera ainsi bénéfique au développement de l’enfant.

Énergie

L’investissement en économies d’énergie dans les bâtiments est insuffisant en Belgique !

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI propose que les propriétaires de logements puissent déduire de la base imposable, à certaines conditions, le montant des investissements en isolation des bâtiments et en économies d’énergie. Celles et ceux qui ne sont pas propriétaires doivent bénéficier de primes augmentées sur la base d’un audit relatif aux performances énergétiques de leur logement.

Enseignement

Trop de jeunes ne parlent pas couramment des langues étrangères à la fin de leurs études !

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI propose que tous les jeunes qui sortent de l’enseignement général à 18 ans maîtrisent deux langues étrangères, condition essentielle à leur avenir professionnel. DéFI recommande que les filières d’immersion linguistique en néerlandais, en anglais ou en allemand se généralisent tant à Bruxelles qu’en Wallonie.

Fiscalité

Payer 25 % d’impôts dès que vos revenus dépassent 8.860 € et 40 % dès 13.250 €

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI veut exonérer de tout impôt les premiers 13.670 € de revenus par an. Pourquoi ce montant ? Parce qu’il est considéré qu’en dessous de ce montant, vos revenus sont très faibles et que le risque de pauvreté s’accroît. Les taxer revient donc à vous priver de revenus nécessaires. De surcroît, cette exonération d’impôt est bénéfique à tous car chaque contribuable aura des revenus nets en plus.

Indépendants

Les travailleurs indépendants n’ont pas accès au chômage !

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI préconise la mise ne place d’une assurance chômage spécifique aux travailleurs indépendants pour qu’ils ne soient pas pénalisés s’ils ne réussissent pas leur projet professionnel pour lequel ils ont souvent pris un risque sur leurs avoirs personnels.

Pensions

Après une carrière professionnelle complète, ne vivre qu’avec 1.250 € de retraite par mois, cela signifie souvent privation et contrainte

Trouvez-vous cela juste ?

DéFI préconise que le montant de la retraite pour une carrière complète, sous quelque régime que ce soit, soit porté progressivement à 1.400 € par mois. DéFI donnera une priorité absolue à la définition des métiers pénibles pour que celles et ceux qui les ont exercés, puissent partir à la retraite de manière anticipée, s’ils le souhaitent, par exemple dès 60 ans. Les métiers en rapport avec la sécurité, l’aide aux personnes, les soins de santé, l’enfance,… seront certainement considérés comme métiers pénibles.

Par thématique

Agriculture et développement rural

Le modèle agricole wallon, qui repose sur l’agriculture à grande échelle, doit évoluer vers une plus grande diversité incluant la filière bio et les circuits courts sans en faire le modèle exclusif.

  • Créer un pacte de transition agricole et nutritionnelle qui aura pour objectif de déterminer une stratégie de moyen (2030) et de long terme (2050) pour notre agriculture et notre système alimentaire au sens large et de fournir les outils institutionnels nécessaires à sa mise en œuvre.
  • Interdire à très brève échéance, l’usage du glyphosate et, sur la base d’une programmation stricte, les pesticides qui menacent la biodiversité et la santé publique. L’interdiction de l’usage du glyphosate doit être effective dès 2020 en Belgique, sans attendre un nouvel accord européen.
  • Développer le “smart farming” qui consiste à introduire les nouvelles technologies numériques (drones, GPS, capteurs, robots, smartphones…) dans le travail agricole.
  • Réduire de 60 % à échéance 2050 les émissions de gaz à effets de serre issus de l’agriculture qui représentent près de 30% des émissions totales à l’échelle mondiale.
  • Favoriser l’émergence de filières complètes d’alimentation locale et durable en circuit court et en économie circulaire autour d’entreprises à finalité sociale comme nouveau modèle agroéconomique.
  • Transformer les primes régionales à l’investissement (soit 19,7 millions d’euros par an) en primes à la conversion pour favoriser l’autonomie et la diversification de l’agriculture.
  • Créer un label viande éthique qui puisse garantir que l’animal a été tué sans stress et dans des conditions d’abattage qui respectent l’animal.

Bien-être

Le bien-être d’une société recouvre beaucoup d’aspects les plus diversifiés.

  • Reconnaître le harcèlement sexuel comme une forme de discrimination à inscrire dans la loi « genres » et non plus uniquement dans la loi sur le bien-être au travail. Cela aura notamment pour conséquence que le harcèlement sexuel sur le lien du travail pourra – au même titre qu’une discrimination – être sanctionnée d’une peine d’amende
  • Considérer, dans le Code civil, les animaux non plus comme des meubles mais comme des êtres vivants doués de sensibilité, aptes à ressentir de la douleur et des émotions, et qui doivent être traités dans des conditions conformes au respect de leur bien-être.
  • Remplacer la répression de la détention, de la production et de la vente de drogues par un système réglementé par l’État. DéFI propose ainsi de modifier la loi de 1921 sur les stupéfiants en proposant pour chaque catégorie de produits une nouvelle réglementation. Concernant le cannabis, DéFI propose de rendre sa vente libre (pour les majeurs uniquement) mais dans des officines d’État et en interdisant toute publicité.  Concernant les drogues dites “festives” (cocaïne; LSD…), la vente est confiée à des ASBL compétentes en matière de réduction des risques et contrôlées par l’État., et où un médecin doit être présent. Concernant les opiacés et leur dérivés, ils ne peuvent être vendus que dans des dispensaires disposant d’une salle de consommation, sous le contrôle de l’État. DéFI plaide également pour la mise en place d’une commission fédérale de contrôle de l’application de la nouvelle loi.
  • Prévenir les cas de pré-burnout via une formation spécifique à destinations des employeurs et managers, développer une prise en charge pluri-disciplinaire afin de permettre aux malades de mieux guérir et éviter les rechutes et reconnaitre les cas les plus sévères de burnout comme maladie professionnelle afin leur assurer une meilleure indemnisation.
  • Inviter les partenaires sociaux à intégrer davantage une conception plus large du bien-être au travail et à systématiser l’approche ergonomique dans les secteurs

Climat

Les citoyens ont montré qu’ils attendent des réponses fortes. La transition écologique doit être un régulateur de l’économie de marché et non un vecteur de décroissance.

  • Imposer à toutes les compagnies aériennes actives en Europe une taxation sur le kérosène sous la forme d’un achat obligatoire par les compagnies de l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 sur l’ensemble du trajet.
  • Instaurer une taxation sur le fuel maritime vu la pollution catastrophique des océans générée par les cargos qui affrètent 90% des marchandises de la planète.
  • Instaurer une taxe carbone sur toutes les émissions de CO2 afin qu’elle se répercute sur le prix des produits les plus polluants.
  • Remplacer à terme les collectes des poubelles en ville par une gestion plus efficace du tri sous la forme de conteneurs de quartier intelligents présentant l’avantage de pouvoir évacuer ses déchets à tout moment.
  • Mettre en place un crédit d’impôt pour les ménages remplaçant leur chaudière au mazout par des installations plus respectueuses de l’environnement.
  • Créer un système de prime unique (énergie, rénovation…) qui rencontre les objectifs environnementaux, d’efficacité énergétique et des caractéristiques patrimoniales.
  • Mettre en place un plan d’investissement visant à améliorer le parc immobilier wallon et bruxellois, tant en matière de bâtiments publics que de logements et notamment de logements sociaux.
  • Mettre en œuvre une fiscalité énergétique plus équitable maintenant la TVA sur l’électricité à de 21% mais en augmentant les aides sociales pour les plus précarisés.
  • Encourager le remplacement des voitures-salaires par du salaire.

Culture

En période de globalisation de la culture (GAFA…), la promotion des artistes, des opérateurs, des médias, des musées de la Fédération Wallonie-Bruxelles est indispensable.

  • Mettre en place un statut de l’artiste qui permette aux artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles de vivre correctement : assouplir l’entrée dans le statut d’artiste, l’élargir au plus
    grand nombre, accentuer la protection des artistes et corriger les critères permettant de bénéficier des avantages liés au statut.
  • Mettre en place, en lien avec les Régions wallonne et bruxelloise, un cadastre de l’emploi artistique, sur base d’une nomenclature unifiée, ce qui permettra de disposer  d’un état des lieux objectif et précis
  • Développer les résidences d’artistes
  • Créer un agenda unique et numérique des informations culturelles
  • Supprimer la publicité à la RTBF afin de lui permettre de diffuser des émissions de service public de meilleure qualité pour mieux mettre en valeur les artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • Fusionner les télévisions locales en vue de créer un pôle multimédia par province (avec une télé locale, une radio locale et un groupe de presse)
  • Étendre les horaires d’ouverture des musées et des institutions culturelles
  • Créer un Musée de l’immigration

Économie

L’économie doit s’inscrire dans un mouvement de transition écologique qui doit être un régulateur puissant mais pas un vecteur de décroissance.

  • Favoriser la réorientation de l’épargne au profit de l’investissement en favorisant une solidarité intergénérationnelle via la diminution de manière significative de la fiscalité sur la donation du patrimoine d’une génération à l’autre aux fins d’investissement dans le capital à risque.
  • Renforcer le soutien aux PME (qui créent leur propre emploi) et réorienter plan Marshall vers les entreprises en forte croissance.
  • Consacrer 2 % du PIB à la recherche et au développement, à l’initiative des pouvoirs publics, hors contribution du secteur privé.
  • Refuser le démantèlement de la politique scientifique fédérale. Si la recherche fondamentale en milieu universitaire et en centres de recherche d’excellence demeure prioritaire, sa complémentarité avec la recherche appliquée doit être encouragée par les opérateurs publics ou privés.
  • Soutenir les acteurs de l’économie circulaire en étendant les garanties légales des biens de consommation si possible au niveau européen, en exigeant la garantie d’accès aux pièces de remplacement pendant une période suffisamment longue et en créant un délit d’obsolescence programmée pour sanctionner toute technique qui vise délibérément à réduire la durée de vie d’un produit.
  • Renforcer la part de produits recyclés pour les marchés publics pour qu’en 2030, une part significative des produits acquis ou exploités par marchés publics soit recyclée et/ou issue de l’économie circulaire.
  • Simplifier la vie des entrepreneurs en créant la banque de données unifiée des entreprises.
  • Soutenir l’initiative privée dans l’économie sociale, par la création de groupements d’employeurs, par exemple pour les services aux aidants proches de personnes dépendantes, les services au personnel d’une communauté d’entreprises ou encore à une association de commerçants (livraisons à domicile, diverses tâches administratives, remplacement de vendeurs,…).

 

 

Égalité des chances et lutte contre les discriminations

Les discriminations prennent aujourd’hui de nombreux visages. DéFI entend les combattre toutes.

  • Soutenir le travail d’Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, et élargir ses compétences aux discriminations linguistiques qui sont illégales et font l’objet de plus de 130 signalements par an mais ne peuvent être traitées par Unia qui n’a pas cette compétence actuellement.
  • Assurer l’autonomie des personnes en situation de handicap en appliquant les prescrits de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées du 13 décembre 2006 et leur garantir ainsi l’accessibilité aux infrastructures, à l’information et aux services.
  • Établir avec le secteur un code de bonnes pratiques afin d’éviter les discriminations (« délit de faciès ») dans les lieux de sortie.
  • Favoriser le lien entre le père et son enfant et lutter contre les discriminations à l’embauche envers les jeunes femmes en instaurant un « temps de parentalité » obligatoire de 15 semaines pour les deux parents.
  • Mieux protéger contre le harcèlement sexuel en le considérant comme une forme de discrimination à inscrire dans la loi « genres » et non plus uniquement dans la loi sur le bien-être au travail.
  • Étendre la condamnation des gestes et comportements sexistes aux publicités sexistes.
  • Pérenniser et généraliser les centres d’accueil multidisciplinaires pour les victimes de violence sexuelle.
  • Élaborer une concertation de l’ensemble des acteurs mobilisés dans la lutte contre le racisme en vue d’élaborer, ensemble, un plan d’action interfédéral contre le racisme, la discrimination raciale, l’antisémitisme, la xénophobie et l’intolérance. Ce plan devra notamment inclure la lutte contre le phénomène grandissant qu’est la cyberhaine.
  • Développer des peines alternatives en cas d’infractions aux lois sur le racisme et la xénophobie vu que les peines de prison ne sont pas effectuées.
  • Suspendre les droits politiques en cas de condamnation pour des faits de racisme.

Emploi

La formation et la qualification sont les clés essentielles de la politique de l’emploi.

  • Créer un nouveau droit à la qualification tout au long de la vie, par l’attribution d’un compte personnel de qualification. Chaque citoyen, quel que soit son statut, y compris donc les travailleurs indépendants, pourra bénéficier tout au long de sa vie d’outils pratiques lui permettant d’accéder aux formations dont il a besoin pour accéder et se maintenir à l’emploi. Ce qui se matérialiserait par un crédit minimal annuel de 24h de formation gratuite par an.
  • Étendre la garantie jeunes, qui a permis des avancées notables à Bruxelles en termes d’accès à l’emploi des jeunes, à tous les chercheurs d’emploi. Elle consiste en un accompagnement du chercheur d’emploi lui garantissant une solution concrète menant vers l’emploi.
  • Accorder à tout chercheur d’emploi qui s’engage en formation, y compris en formation PME, un gel complet de la dégressivité de ses allocations.
  • Mettre fin à l’exclusion du chômage des jeunes de moins de 25 ans en supprimant la limitation dans le temps (3 ans) des allocations d’insertion (entre études et emploi).
  • Encourager le partage du temps de travail des personnes peu diplômées avec maintien du salaire pour l’employé en formation qualifiante et embauche compensatoire pour l’employeur.
  • Soutenir les entreprises formatrices et développer les formations en entreprise par diverses mesures : des primes Activa accessibles dès la formation en entreprise, crédits d’impôt et exonérations pour les entreprises…

Énergie

Une politique qui vise une utilisation plus efficace de l’énergie et le développement de la production d’énergie renouvelable tout en assurant une participation citoyenne effective.

  • Créer un « Traité de Rome » de l’énergie renouvelable, un Marché commun du renouvelable, à l’image de ce qui a été fait aux débuts de l’UE avec le charbon et l’acier (CECA) et le nucléaire (Euratom). En partageant et en mettant en réseau nos énergies renouvelables au sein de l’Union  européenne. chaque pays tirerait parti de ses différences climatiques sur le plan géographique : l’Italie et l’Espagne produiraient de l’énergie solaire, envoyant de l’électricité dans un réseau européen unifié, les pays d’Europe du Nord pourraient apporter les énergies éolienne et hydraulique propres à leur topographie. Les différents pays d’Europe mutualiseraient ainsi une partie de leur production en profitant de leurs atouts respectifs.
  • Développer une fiscalité au service de l’environnement et défendre un modèle environnemental régulateur dans une économie de marché en assurant une transition énergétique ambitieuse qui impose à toutes les compagnies aériennes actives en Europe une taxation sur le kérosène sous la forme d’un achat obligatoire par les compagnies de l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 sur l’ensemble du trajet et instaure une taxation sur le fuel maritime vu la pollution catastrophique des océans générée par les cargos qui affrètent 90% des marchandises de la planète.
  • Plaider pour que les investissements des pouvoirs publics en faveur des énergies renouvelables ne soient pas comptabilisés dans la dette car ces investissements doivent être accélérés et de grande ampleur pour atteindre les objectifs du GIEC dans le délai recommandé.
  • Faire respecter la sortie définitive du nucléaire en 2025 au plus tard et instaurer le mix énergétique suivant : biomasse, biocarburant, cogénération, gaz de houille, géothermie, photovoltaïque, éolien terrestre et marin.
  • Refuser toute forme d’exploitation du gaz de schiste.
  • Sortir définitivement et progressivement des filières fossiles, ce qui passe par l’interdiction des chaudières à mazout en 2030 et l’analyse systématique obligatoire de la production de chaleur et de froid pour tout nouveau projet d’infrastructure (industriel ou résidentiel et l’interdiction, dès 2030) d’un raccordement des lotissements résidentiels au réseau de gaz.
  • Supprimer le mécanisme des « certificats verts » qui ne garantissent pas une fourniture d’électricité dite « verte » et imposer des contraintes nouvelles aux fournisseurs d’électricité (obligation d’apporter la preuve qu’une part significative et en progression de l’électricité fournie est, bel et bien, certifiée « durable », c’est-à-dire en provenance de modes de production en phase avec les objectifs de transition).
  • Soutenir massivement le développement les circuits courts de distribution de l’électricité via les microréseaux et l’autoconsommation individuelle ou collective.

Enseignement

Réenchanter l’école. Lutter contre le décrochage scolaire et la pénurie d’enseignants. Former nos jeunes à occuper une juste place dans notre société en mutation constante

  • Placer la maîtrise fine de la langue française et la formation à un esprit critique au centre des missions de l’école; instaurer l’obligation scolaire à 3 ans.
  • Former des enseignants compétents, motivés et enthousiastes et lutter contre la pénurie d’enseignants : instaurer une formation initiale avec la 4° année en alternance, proposer des incitants financiers aux enseignants qui exercent dans les écoles les plus difficiles, encadrer de façon optimale les jeunes enseignants, décloisonner les réseaux d’enseignement.
  • Donner plus d’autonomie aux directions d’écoles dans le recrutement des enseignants,  notamment par la modification des systèmes des priorités, et aligner les conditions de travail des directeurs du fondamental sur celles des directeurs du secondaire.
  • Décloisonner les réseaux d’enseignement, faire aboutir la portabilité de l’ancienneté administrative en cas de passage d’un réseau à l’autre; harmoniser et moderniser les trois Statuts.
  • Instaurer un tronc-commun pluridisciplinaire et orientant jusqu’à 15 ans afin de garantir une meilleure formation de base à tous les élèves et, au-delà, décloisonner les secteurs de l’enseignement (FWB) et de la formation professionnelle (Régions) pour assurer à chacun un parcours simplifié pour « une formation tout au long de la vie ».
  • Créer des écoles du XXIè siècle : ne conserver que des filières d’avenir pour l’enseignement qualifiant (métiers de la construction durable, codage), mutualiser les ressources entre écoles, PO et réseaux différents, régionaliser le financement des infrastructures et équipements scolaires et procéder à un appel de fonds européens visant à la rénovation et à l’isolation du bâti  existant.
  • Pratiquer une orientation positive des élèves et des étudiants; refinancer l’enseignement supérieur et la recherche fondamentale; supprimer le numerus clausus Inami.

Environnement

DéFI estime que la transition écologique doit être un régulateur puissant d’une économie sociale et durable de marché.

  • Instaurer un système de bonus-malus du précompte immobilier lié au niveau de performance énergétique du bien. Le bonus consisterait en une réduction progressive du précompte immobilier de tous les immeubles dont les propriétaires améliorent la classe PEB. Plus concrètement, le précompte immobilier sera réduit de 3% lorsque le certificat PEB d’un immeuble donné progressera d’une classe. Le malus en une augmentation lente et progressive du précompte immobilier applicable aux immeubles dont les propriétaires n’ont pas amélioré le PEB. Plus précisément, le précompte immobilier sera augmenté chaque année de 2% au-delà de l’indexation. Les recettes fiscales supplémentaires générées par cette hausse du précompte serviront à alimenter un fonds d’investissement pour les rénovations destinées à améliorer la performance énergétique du bâti.
  • Imposer à toutes les compagnies aériennes actives en Europe une taxation sur le kérosène sous la forme d’un achat obligatoire par les compagnies de l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 sur l’ensemble du trajet.
  • Instaurer une taxation sur le fuel maritime vu la pollution catastrophique des océans générée par les cargos qui affrètent 90% des marchandises de la planète.
  • Développer l’installation d’un système de mesure de la qualité de l’air qui fournisse des résultats complets partout à Bruxelles et rendre publics ces résultats.
  • Plaider pour une révision de la directive européenne relative à la qualité de l’air et faire appliquer les seuils de l’OMS au niveau bruxellois notamment pour les particules fines et le dioxyde d’azote.
  • Adopter des mesures ciblées permettant de minimiser la pollution autour des crèches, écoles, clubs de sport afin de protéger les enfants qui sont plus vulnérables à la pollution de l’air.
  • Atteindre rapidement un niveau de circulation sans pollution en développant la végétalisation et le développement des espaces verts autour des grands axes de circulation pour protéger les habitations mitoyennes des afflux de polluants mais aussi dans les zones piétonnes, à proximité des écoles, des hôpitaux et des maisons de retraite.
  • Supprimer l’avantage fiscal sur les voitures-salaires dont les retombées négatives sur l’environnement sont avérées.

Europe

DéFI entend privilégier l’ambition politique de l’Europe pour qu’elle soit protectrice et influente.

  • Créer un « traité de Rome » de l’énergie renouvelable. En partageant et en mettant en réseau nos énergies renouvelables au sein de l’Union  européenne. énergétique, plus il convient de régler les problèmes d’intermittence et de faire coïncider dans le temps l’offre et la demande d’énergie. Or, les nouvelles technologies en développement, telles les lignes haute tension en courant continu, permettent de transporter l’électricité sur des grandes distances (avec seulement 3% de perte sur 1.000 km). Cela permet d’envisager des partenariats d’un type nouveau. Nous en appelons ainsi à la création d’un marché commun de l’énergie et du climat, sous la forme d’un nouveau « traité de Rome » qui tirerait parti de nos différences climatiques sur le plan géographique : l’Italie et l’Espagne produiraient de l’énergie solaire, envoyant de l’électricité dans un réseau européen unifié, les pays d’Europe du Nord pourraient apporter les énergies éolienne et hydraulique propres à leur topographie. Les différents pays d’Europe mutualiseraient ainsi une partie de leur production en profitant de leurs atouts respectifs. Nous pourrions ainsi relever un triple défi : profiter de la transition écologique pour en faire à la fois une opportunité économique, une prise d’indépendance énergétique européenne, et un chantier européen nouveau, dont l’Europe a bien besoin.
  • Renforcer les coopérations européennes en matière de défense afin de tendre vers une Europe de la Défense.
  • Renforcer la lutte contre la fraude fiscale en remplaçant l’unanimité par la majorité qualifiée des États membres dans ce domaine.
  • Mener une politique migratoire commune et intelligente basée sur les besoins de l’Europe, la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, ainsi qu’une répartition obligatoire des réfugiés entre les États membres.
  • Inclure le secteur du transport routier dans la réglementation sur les travailleurs détachés afin de lutter contre le dumping social de pays de l’est européen dans ce domaine.
  • Renforcer le socle européen des droits sociaux en mettant fin à l’unanimité requise au Conseil européen.
  • Limiter très précisément le recours aux instances d’arbitrage (règlement des différends) dans le cadre des traités de commerce internationaux.

Fédéralisme

Pour DéFI, un fédéralisme équilibré est celui qui confère à l’Etat fédéral le rôle de gardien de l’équilibre entre le respect des droits des citoyens et des minorités et la nécessaire autonomie des entités fédérées.

  • Assurer un moratoire en termes de réformes institutionnelles (pas de nouvelle réforme de l’Etat)
  • Instituer une Conférence d’évaluation du fédéralisme belge réunissant les représentants des différents parlements et gouvernements du pays, du monde académique, de la société civile.
  • Maintenir, renforcer et simplifier la Fédération Wallonie-Bruxelles et donc refuser toute régionalisation de ses compétences.
  • Défendre la complète autonomie de la Région bruxelloise.
  • Maintenir une base la plus large aux mécanismes de solidarité interpersonnels, comme la Sécurité sociale.
  • Redonner de l’efficacité aux structures de coopération fédérale où l’État joue un rôle de coupole faîtière (mobilité, temps de travail…)
  • Créer un « board » commun entre la SNCB, De Lijn, les Tec et la Stib, pour mettre en place, dans les 5 ans, un billet commun permettant de voyager avec un seul titre de transport.

Fiscalité

La fiscalité doit redevenir garante de justice sociale et d’équité, ce qu’elle n’est plus en raison de sa complexité et de son manque de transparence.

  • Diminuer la pression fiscale sur les revenus faibles et moyens en réduisant le taux d’imposition et en compensant la perte de revenus pour l’État en s’inspirant du modèle néerlandais qui consiste à taxer les revenus du patrimoine, mobilier comme immobilier, à l’exception de la résidence principale, mais à les taxer différemment des revenus du travail.
  • Supprimer l’avantage fiscal sur les voitures-salaires dont les retombées négatives sur l’environnement sont avérées et transformer ces voitures-salaires en salaires nets pour les employés qui, bien souvent, n’ont pas d’autre choix que d’accepter cette formule.
  • Imposer une taxation d’au moins 3% du chiffres d’affaires aux sociétés (type GAFA) dont le chiffre d’affaires mondial dépasse 750 millions d’euros et dont les revenus dans l’Union européenne dépassent 50 millions d’euros.
  • Augmenter les moyens humains et financiers (par exemple, de 150 agents à l’Inspection spéciale des impôts) de l’administration fiscale et de la Justice afin de lutter efficacement contre la criminalité financière.
  • Retirer leur licence bancaire aux banques qui se rendent coupables de conseils fiscaux favorisant la fraude ou l’évasion fiscale.
  • Augmenter les délais de prescription dans les cas de fraude fiscale à dimension internationale.
  • Mettre en place un statut légal de protection des lanceurs d’alerte qui dénoncent les cas de fraude fiscale.
  • Exonérer de tout impôt les premiers 13.670 € de revenus par an parce qu’en dessous de ce montant, vos revenus sont très faibles et que le risque de pauvreté s’accroît. Les taxer revient donc à vous priver de revenus nécessaires. De surcroît, cette exonération d’impôt est bénéfique à tous car chaque contribuable aura des revenus nets en plus.

Francophonie

DéFI a toujours eu à cœur de défendre les intérêts des francophones lorsqu’ils sont victimes de discriminations.

  • Nous voulons un moratoire en matière de réformes institutionnelles. La sixième réforme de l’État, mal préparée et donc mal négociée par les partis francophones qui y ont participé (PS, MR, CdH et Ecolo), a fait basculer la Belgique dans l’inconnue du confédéralisme puisqu’elle a déplacé le centre de gravité de l’État fédéral vers les Régions.
  • Nous voulons instituer une Conférence d’évaluation du fédéralisme belge réunissant les représentants des différents parlements et gouvernements du pays, du monde académique, de la société civile. Cette conférence aura pour objectif de définir un système fédéral belge définitif pour une très longue période.
  • Nous refusons toute régionalisation des compétences exercées par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour ne pas toucher à la solidarité Wallons-Bruxellois.
  • Il faut veiller à rétablir et à respecter les équilibres entre les deux grandes communautés linguistiques du pays.
  • Nous demandons la création d’un Institut national des droits de l’Homme qui soit compétent pour tous les droits humains, y compris les discriminations basées sur la langue pour lesquelles Unia n’est pas compétent.
  • Nous continuons d’exiger l’application sans réserve de la convention cadre du Conseil de l’Europe sur la protection des minorités nationales, en l’espèce les francophones de la périphérie bruxelloise.
  • DéFI refuse tout autre démantèlement de la politique scientifique fédérale et du patrimoine culturel fédéral et assurer une clé de répartition linguistique équitable tant en termes de personnel que de retombées pour les établissements de recherche.
  • Nous demandons la suppression des exigences de bilinguisme pour les magistrats du siège dans l’arrondissement judiciaire de Bruxelles l’exigence du “bilinguisme fonctionnel” dans la fonction publique fédérale.

Gouvernance

DéFI a toujours été en pointe sur la question de l’éthique politique, veillant à une certaine exemplarité en matière.

  • Imposer le décumul intégral entre un mandat exécutif local (bourgmestre et échevin) ou un mandat de président d’un CPAS et un mandat de député fédéral ou de sénateur.
  • Inscrire dans la loi l’obligation de démission d’un mandataire au sein du Parlement ou du gouvernement fédéral en cas de poursuites pénales (inculpation par un juge d’instruction, de citation directe du parquet devant le tribunal correctionnel, ou de décision de renvoi prise par une juridiction d’instruction devant la juridiction compétente, pour tout délit ou crime susceptible d’entraîner une peine d’emprisonnement d’une durée égale ou supérieure à 1 an).

Handicap

L’amélioration du statut et des conditions de vie et de travail des personnes handicapées est, au-delà même de la non-discrimination à laquelle nous sommes attachés, une des priorités absolues de DéFI.

  • Pour DéFI, c’est une priorité de garantir d’abord un revenu propre à la personne en situation de handicap. C’est un droit individuel qui ne peut être subordonné aux revenus des parents ou du conjoint. Son montant doit être calculé sur la base du degré de handicap et des besoins spécifiques de la personne. Ce revenu propre, sous forme d’allocation unique, doit être complété par la garantie d’accès à des prestations d’assistance (budget d’assistance personnelle). Il ne s’agit pas d’un revenu supplémentaire pour la personne en situation de handicap mais de la prise en charge de dépenses qui doivent être justifiées. Il convient d’ouvrir plus largement le choix des prestataires par la personne en situation de handicap.
  • DéFI demande la suppression de ce que l’on appelle le « prix de l’amour ». Pour rappel, c’est le surnom que l’on donne au fait de tenir compte, lors du calcul de l’allocation d’intégration,
    il est aussi tenu des revenus du partenaire de la personne handicapée. L’exonération pour le “prix de l’amour” a été portée en 2018 de 22.450,95 à 39.289,17 euros. Nous voulons supprimer ce système pour garantir un revenu propre à la personne en situation de handicap. Son montant doit être calculé sur la base du degré de handicap et des besoins spécifiques de la personne. Ce  revenu propre, sous forme d’allocation unique, doit être complété par la garantie d’accès à des prestations d’assistance (budget d’assistance personnelle)
  • DéFI prône l’élaboration, dans chaque Région, d’un plan d’action et d’investissement obligatoire visant à l’adaptation des bâtiments et transports publics aux personnes en situation de handicap.
  • Nous proposons de développer, à côté de la branche soins de santé, une couverture sociale, une nouvelle branche de la Sécurité sociale, pour les personnes en perte d’autonomie en raison d’un handicap ou de l’âge, laquelle couvrirait des prestations soit à domicile soit dans des institutions.
  • Nous plaidons depuis longtemps pour l’octroi d’un statut social spécifique à l’aidant proche : nous ne partageons pas l’idée répandue qu’aider son prochain est un don de soi gratuit et normal. Les formules de congé accessibles à tous les employés ne sont pas suffisantes, et ce qui est proposé aux indépendants et fort limité.
  • DéFI entend favoriser et renforcer l’inclusion des enfants porteurs d’un handicap dans les milieux d’accueil et/ou la création de structures adaptées aux enfants porteurs d’un handicap plus lourd, afin de permettre à leurs parents de poursuivre une activité socio-professionnelle.
  • Nous voulons faire de la pratique sportive une pratique inclusive via notamment la formation des professionnels des clubs sportifs à l’accueil des personnes porteuses de handicap physique et/ou mental.
  • A Bruxelles, à l’initiative de DéFI, l’ordonnance de 2007 impose à la Région bruxelloise de consacrer une partie de ses réserves foncières à la production de logements destinés aux personnes en situation de handicap. Cette ordonnance prévoit que, dans chaque zone levier et dans chaque zone d’intérêt régional ou zone d’intérêt régional à aménagement différé du Plan Régional  d’Affectation du Sol (PRAS), une superficie d’au moins 1.000 m2 doit être affectée à la construction de logements adaptés aux personnes handicapées ou à des infrastructures d’équipement d’intérêt collectif. Douze ans après son adoption, cette législation ambitieuse n’a toujours pas été appliquée : nous demandons sa mise en application.
  • Soutenir financièrement le développement des projets de logement accompagné destinés aux personnes souffrant d’un handicap mental.

Immigration

Les crises migratoires qui, pour des raisons politiques, climatiques ou économiques, se succèdent ont alimenté les discours populistes et de haine. Ce n’est pas une solution.

  • Évaluer les besoins économiques (par exemple dans les secteurs en pénurie) de la Belgique de manière objective et permanente et établir sur cette base des quotas de visas pour des séjours économiques temporaires durant lesquels les personnes accueillies bénéficieront d’une formation professionnelle et linguistique.
  • Refuser toute procédure de régularisation collective des personnes en séjour illégal en Belgique mais inscrire les critères de régularisation individuelle dans la loi.
  • Intensifier la lutte contre le trafic et la traite d’êtres humains en renforçant les moyens de la police et de la justice dans ces matières mais aussi en sensibilisant les personnes migrantes victimes des réseaux à collaborer avec la justice et la police afin de lutter contre le phénomène.
  • Organiser le regroupement familial au profit des mineurs ou de leurs parents restés au pays en cas de régularisation humanitaire ou médicale ou les cas de réfugiés reconnus comme tels.
  • Créer un ou plusieurs centres d’accueil et d’orientation pour les migrants en transit afin de mettre fin à une situation comme celle du parc Maximilien ou de Calais et de les inviter à s’orienter vers une demande d’asile en Belgique.
  • Remplacer l’insupportable vision de la détention d’enfants étrangers en centres fermés par des alternatives respectueuses de l’intérêt supérieur de l’enfant, correctement financées, telles que des unités familiales ouvertes et un accompagnement au retour.

Indépendants-PME

Les travailleurs indépendants et les PME sont au centre des évolutions de l’économie, notamment dans une logique de durabilité.

  • Mettre en place un certificat fiscal pour les PME octroyé par l’administration fiscale à toute PME ayant été contrôlée à deux reprises « positivement » qui certifie qu’elle ne sera pas contrôlée dans un délai de cinq ans.  Les PME ont pour seule obligation de communiquer, annuellement, certains indicateurs clés à l’administration fiscale. Le dispositif permettra à l’administration fiscale de mieux focaliser son travail et d’optimiser sa lutte contre le blanchiment
  • Ouvrir le droit à l’assurance chômage à tous les travailleurs, en ce compris les travailleurs indépendants. Actuellement, les travailleurs indépendants n’ont pas droit au chômage, sauf s’ils ont été licenciés ou ont démissionné pour devenir ensuite indépendants, mais encore faut-il qu’ils remplissent quelques conditions
  • Créer un nouveau droit à la qualification tout au long de la vie, par l’attribution d’un compte personnel de qualification. Chaque citoyen, quel que soit son statut, y compris donc les travailleurs indépendants, pourra bénéficier tout au long de sa vie d’outils pratiques lui permettant d’accéder aux formations dont il a besoin pour accéder et se maintenir à l’emploi

Innovation et technologie

Nous devons donner aux jeunes entreprises innovantes toutes les chances de devenir des entreprises à grande échelle et donc un stimulant pour l’emploi, tout en veillant au succès de la transformation numérique des entreprises.

  • Consacrer 2 % du PIB à la recherche et au développement, à l’initiative des pouvoirs publics, hors contribution du secteur privé.
  • Refuser le démantèlement de la politique scientifique fédérale. Si la recherche fondamentale en milieu universitaire et en centres de recherche d’excellence demeure prioritaire, sa complémentarité avec la recherche appliquée doit être encouragée par les opérateurs publics ou privés.
  • Créer une Agence Francophonie Wallonie-Bruxelles de la recherche scientifique. Elle devra poursuivre le diagnostic de l’OCDE et l’étendre à l’espace Wallonie-Bruxelles afin d’identifier les atouts et faiblesses communs et propres aux deux Régions.
  • Mettre en place d’une stratégie de sensibilisation dès le plus jeune âge aux science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) visant la promotion des études dans ces domaines et soutenir des programmes de sensibilisation qui s’adresseront aux élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire (programme en sciences informatiques composé de module sur le codage, la simulation informatique et l’intelligence artificielle).
  • Accroître le partenariat entre centres de recherche universitaires et entreprises dans la recherche et l’innovation des outils que ces entreprises proposent.

International

Dans un environnement instable, construire un monde plus sûr, plus juste et plus solidaire.

  • Renforcer les coopérations européennes en matière de défense afin de tendre vers une Europe de la Défense.
  • Construire une politique internationale commune européenne plus indépendante et raisonnable face aux États-Unis, à la Russie et à la Chine.
  • Renforcer des relations privilégiées avec les pays de la Méditerranée et d’Afrique.
  • Créer un partenariat structuré et durable avec l’Asie.
  • Intégrer la question migratoire comme une composante de notre politique internationale.
  • Envisager les accords de commerce international comme des outils de développement durable.

Justice

Les coupes budgétaires rendent insupportable la position du pouvoir judiciaire. Il est temps de lui rendre les moyens de fonctionner sans plus de réduction de son budget.

  • Augmenter le budget alloué à la Justice pour recruter en suffisance des magistrats et du personnel.
  • Supprimer les exigences de bilinguisme pour les magistrats du siège de Bruxelles, qui compliquent le recrutement.
  • Assurer l’appel du jugement rendu en référé dans un délai respectant l’urgence de la situation.
  • Engager les moyens humains et financiers dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale.
  • Augmenter de 250 millions le budget alloué pour rénover et sécuriser en urgence les bâtiments judiciaires vétustes.
  • Augmenter (à 1500 euros net/mois) les plafonds donnant droit à l’aide juridique afin de favoriser l’accès à la justice.
  • Assurer le paiement automatique ou au minimum trimestriel des prestations d’aide juridique.
  • Réduire le taux de taxation applicable aux honoraires d’avocats de 21 à 6% selon les revenus du justiciable.
  • Inscrire le féminicide dans le Code pénal et durcir la législation relative au viol.

Logement

DéFI veut apporter des solutions rapides et concrètes à la crise de plus en plus importante du logement, notamment en favorisant l’accès à la propriété.

  • Mettre en place à Bruxelles et en Wallonie un système de portabilité des droits d’enregistrement pour l’acquisition d’une résidence principale. Cette portabilité, qui existe déjà en Flandre, permet de déduire les droits d’enregistrement payés lors d’un précédent achat, levant ainsi un important obstacle à l’acquisition.
  • Prévoir des majorations ciblées de l’abattement sur les droits d’enregistrement en faveur des ménages ayant des revenus modestes ou moyens ainsi qu’en faveur des familles ayant un ou plusieurs enfants à charge.
  • Supprimer les droits d’enregistrement qui doivent être payés lors de la constitution de l’hypothèque pour l’acquisition de l’habitation propre et unique.
  • Élaborer un plan pluriannuel de rénovation entièrement dédicacé à l’isolation thermique des logements sociaux et aux autres travaux économiseurs d’énergie.
  • Faire de l’allocation loyer généralisée un axe fort de la politique sociale du logement en veillant à la rendre opérationnelle et en y consacrant des moyens budgétaires suffisants. Sous l’impulsion de DéFI, l’actuelle majorité régionale bruxelloise a instauré une allocation loyer généralisée, allocation octroyée à certaines catégories de personnes précarisées qui, faute d’obtenir un logement public, n’ont d’autre alternative que de chercher un logement sur le marché locatif privé.
  • Renforcer les effectifs de la cellule de contrôle des logements  inoccupés, insalubres et suroccupés et multiplier les actions en cessation devant le tribunal de première instance à l’encontre de propriétaires de ces logements.
  • Instaurer dans certains quartiers un permis de location préalable à toute nouvelle mise en location afin de lutter contre la location de logements insalubres et les « marchands de sommeil ».
  • Octroyer une prime annuelle aux étudiants wallons et bruxellois ayant pris un logement étudiant en location, lorsque ces étudiants sont inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles dont les locaux se situent à plus d’une heure de leur domicile familial. La durée du parcours entre le domicile familial et l’établissement sera calculée en fonction de la durée du trajet en transports en commun.

Mobilité

Le lien entre développement durable, réchauffement climatique et mobilité est plus évident que jamais. L’absence de vision en cette matière en Belgique est catastrophique.

  • Prolonger les lignes de métro existantes (et, notamment, achever dans les 5 ans la ligne nord-sud) et créer quatre nouvelles lignes (et 89 stations) de métro à Bruxelles.
  • Réinvestir dans le réseau ferré à Bruxelles comme en Wallonie (RER, aéroport de Charleroi, desserte rurale) pour notamment assurer à toute heure un train dans le quart d’heure partout sur le réseau ferré bruxellois.
  • Allonger les heures de service des transports en commun.
  • Réduire les prix des transports pour tous les étudiants jusqu’à la fin de leur parcours d’enseignement supérieur.
  • Encourager les déplacements alternatifs à la voiture individuelle grâce au concept de « Mobiliy as a service » en visant l’intermodalité entre les sociétés de transports de la zone RER qu’ils soient publics ou privés, à travers notamment l’intégration de l’information en temps réels aux voyageurs et une formule de paiement unique (Pass Mobilité).
  • Transformer les centres urbains en espaces 100 % cyclables et « marchables » en développant un réseau vélo complet agréable et sécurisé et en développant des parcours cyclables le long des voies ferrées.
  • Octroyer un chèque mobilité de 750 euros + un abonnement Stib ou TEC aux Bruxellois et aux Wallons qui rendent leur plaque d’immatriculation.
  • Remplacer la taxe de circulation (taxe à la possession des voitures) par une taxation kilométrique intelligente, c’est-à-dire établie en fonction des embouteillages et du véhicule.
  • Supprimer l’avantage fiscal sur les voitures-salaires dont les retombées négatives sur l’environnement et la mobilité sont avérées.

Protection sociale

La sécurité sociale doit être plus protectrice mais sans ouvrir la porte aux abus.

  • Relever progressivement le montant minimal des allocations sociales de remplacement (chômage, revenu d’intégration sociale, allocation de remplacement de revenus pour handicapés) au niveau du seuil de pauvreté pour un isolé (13.000 euros par an).
  • Ouvrir le droit à l’assurance chômage à tous les travailleurs, en ce compris les travailleurs indépendants. Actuellement, les travailleurs indépendants n’ont pas droit au chômage, sauf s’ils ont été licenciés ou ont démissionné pour devenir ensuite indépendants, mais encore faut-il qu’ils remplissent quelques conditions
  • Relever le montant minimal de la pension progressivement à 1.400 euros net par mois quel que soit le statut pour une carrière complète.
  • Mettre en place un système de pensions qui, au-delà du montant de base identique pour tous, reposerait aussi sur un montant complémentaire financé par des cotisations complémentaires gérées par l’État.
  • Exempter de ticket modérateur (dépenses médicales à charge du patient) les personnes précarisées souffrant de maladies chroniques au-delà de 300 euros annuels de dépenses médicales.
  • Supprimer le numerus clausus d’agrément INAMI pour les médecins afin de lutter contre la pénurie de généralistes réelle en Wallonie et à venir à Bruxelles.

Santé

La garantie des soins de santé pour tous doit s’accompagner de mesures fortes pour maintenir leur niveau d’excellence.

  • Améliorer l’accessibilité financière des soins de santé pour tous et, en particulier, pour les personnes précarisées souffrant de maladies chroniques, en leur permettant de ne plus payer de ticket modérateur au-delà de 300 euros par an de dépenses médicales.
  • Développer une offre de soins et services à domicile suffisante, efficace et accessible, notamment grâce à une assurance dépendance. Privilégier le maintien du patient à domicile n’est pas une mesure budgétaire. C’est surtout la solution la plus appréciée du patient.  Certes, c’est souvent la solution la moins coûteuse, mais les économies qu’elle permet de réaliser dans le budget “Hospitalisation” doivent être réinvesties dans les soins à domicile.
  • Supprimer le numerus clausus d’agrément INAMI pour les médecins afin de lutter contre la pénurie de généralistes réelle en Wallonie et à venir à Bruxelles.
  • Couvrir tout le territoire (un poste pour environ 400.000 habitants – passés à 300.000 dans l’accord médico-mutualiste) en termes de postes médicaux de garde.
  • Modifier certaines habitudes de prescription et de consommation, notamment par la vente de médicaments à l’unité ou le service de visiteurs médicaux indépendants.
  • Octroyer un statut social spécifique à l’aidant proche avec maintien des droits à la sécurité sociale durant toute la période de soins et prestations valorisées, notamment pour l’ouverture du droit à la pension.
  • Garantir un revenu propre à la personne en situation de handicap. C’est un droit individuel qui ne peut être subordonné aux revenus des parents ou du conjoint. Son montant doit être calculé sur la base du degré de handicap et des besoins spécifiques de la personne. Ce revenu propre, sous forme d’allocation unique, doit être complété par la garantie d’accès à des prestations d’assistance (budget d’assistance personnelle). Il ne s’agit pas là  d’un revenu supplémentaire pour la personne en situation de handicap, mais de la prise en charge de dépenses de prestations qui doivent être justifiées.

Sécurité

Les moyens de la police sont souvent beaucoup trop limités par rapport à ce que l’on attend d’elle.

  • Doter la police et la justice des capacités humaines et matérielles suffisantes pour lutter contre le trafic et la traite des êtres humains et encourager les victimes des réseaux à collaborer avec la police et la justice.
  • Intensifier la formation des services de police aux violences conjugales, mais aussi étendre cette formation aux autres formes de violences dont les femmes sont victimes alors qu’elles sont punies par la loi, comme les mutilations génitales féminines, les mariages forcés ou encore le harcèlement de rue.
  • Interdire à la police de pratiquer le profilage ethnique en modifiant la loi sur la fonction de police pour y inclure l’interdiction de la discrimination directe ou indirecte sur la base d’un des critères protégés par les lois anti-discrimination.
  • Assurer l’enregistrement et le suivi par la police des plaintes pour faits de racisme ou de discriminations.
  • Instaurer la tolérance zéro pour les violences à l’encontre des représentants de l’autorité mais combattre tout autant la violence illégitime qui serait de leur responsabilité.
  • Restaurer le sentiment de sécurité en renforçant la présence de l’agent de quartier dans chaque zone de police du pays, en spécialisant sa mission et en renforçant son rôle de prévention des conflits en généralisant l’expérience japonaise des “kobans”, une structure de 5 à 12 policiers de quartier proches des citoyens.
  • Mieux répartir le financement des zones de police en fonction de leurs besoins et mettre fin au sous-financement des zones de police bruxelloises par une révision voire une suppression du mécanisme de solidarité entre zones favorisées et défavorisées et s’opposer énergiquement à la fusion des zones de police en Région bruxelloise.
  • Revoir à la hausse les crédits pour pouvoir recruter du personnel à la hauteur des besoins des différentes zones de police (1.500 policiers par an).
  • Développer le service fédéral de sécurisation des transports en commun dans les grands centres urbains.
  • Revaloriser les échelles barémiques des policiers, qui n’ont plus été revues depuis 17 ans, plutôt que mettre en place un salaire fonctionnel.

Sport

Il est grand temps d’investir massivement dans la pratique sportive ; celle qui rassemble, celle qui maintient la bonne santé de nos citoyens, celle qui favorise une mobilité verte (par la pratique du
vélo, par exemple), et celle qui redore l’image de marque de la Belgique avec l’émergence de nombreux jeunes talents dans le paysage sportif wallon et bruxellois.

  • Simplifier la gestion du sport en FWB par le biais de la mise en place d’un seul ministre des Sports pour la Wallonie et Bruxelles
  • Désigner un « Manager fédéral du sport de haut niveau » pour coordonner l’action du sport de haut niveau avec les communautés, en développant un plan pluriannuel d’investissement calqué sur le cycle des Jeux olympiques
  • Accompagner les fédérations sportives vers la professionnalisation par la mise en place de nouveaux critères pour bénéficier d’un plan-programme sport de haut niveau (suivi d’une formation sur le management des organisations sportives, plus de représentation des sportifs de haut niveau dans les conseils d’administration, échanges de bonnes pratiques entre les fédérations)
  • Investir dans les infrastructures de sport de haut niveau en renforçant le centre sportif de haut niveau de Louvain-la-Neuve par la création d’un vélodrome couvert et d’un centre de hockey indoor. En veillant à pérenniser l’accueil d’événements sportifs d’envergure nationale et internationale au Stade Roi Baudouin, notamment le Mémorial Van Damme. En disposant d’une arena sportive (multifonctionnelle) à Bruxelles avant 2024 et en lançant une étude de faisabilité pour un stade national mixte rugby/hockey à Bruxelles.
  • Sport à l’école : généraliser dans les écoles la réalisation des tests à l’effort (tests d’aptitudes physiques). Ces tests à l’effort ont pour objectif de cibler les besoins sportifs de chaque enfant afin de les encourager à entamer une pratique sportive adaptée en fonction de leurs besoins ; favoriser et développer de façon plus systématique l’accès, au sein des écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à une heure de sport donnée dans une autre langue que celle de l’enseignement.

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