ACTUALITÉS

après-crise
"Pourquoi attendre un nouveau gouvernement pour donner un vrai statut aux artistes ?"
Le mardi 19 mai 2020

François De Smet a été le premier parlementaire à interpeller le gouvernement sur la situation des artistes. Alors que le sujet arrive au Parlement, DéFI a déposé une proposition de loi prise en considération ce mercredi 20 mai à la Chambre : elle vise au moyen de trois mesures à réparer une injustice par rapport au statut des artistes, en discussion depuis ce mardi en commission des Affaires sociales de la Chambre.

Trois mesures pour les artistes

DéFI propose d’abord le bénéfice du chômage temporaire pour force majeure pour tout travailleur du secteur artistique dont l’engagement a été suspendu, interrompu ou annulé pour cause de covid-19 et cela, quel que soit l’état de formalisation de cet engagement et quel que soit le statut social du travailleur (même si celui-ci n’avait pas le statut d’artiste).

Ensuite, François De Smet propose de prolonger les droits des intermittents du spectacle de six mois au-delà des mois où toute activité aura été impossible, car le redémarrage de la culture va prendre du temps. Donc, si on espère une reprise des activités culturelles fin septembre, ces droits serait prolongés jusqu’en mars 2021. La France a déjà pris une telle mesure (l’« année blanche » pour les intermittents). Enfin, DéFI veut supprimer la pénalisation d’un cumul entre droits d’auteurs (ou droits voisins) et allocations de chômage, ce que François De Smet appelle une « double discrimination ».

Ce mardi 19 mai, François De Smet était l’invité de Matin Première sur La Première pour détailler ces mesures. Pour le député fédéral DéFI, « il n’est pas nécessaire d’attendre un nouveau gouvernement pour rectifier les choses. Le MR a un plan de mise à plat du statut d’artiste mais lors du prochain gouvernement seulement : pourquoi attendre ? Le regard des politiques sur les artistes et celui des artistes sur le monde changent. Je rêve d’un statut qui ne dépende pas du chômage. »

« Le sentiment d’urgence doit habiter les grands partis »

Le PS plaide ce jour pour un gigantesque plan de relance mené par un gouvernement de plein exercice. DéFI accueille favorablement cette initiative : « Le plan de relance et l nouveau gouvernement, c’est l’oeuf et la poule on a besoin de l’un et de l’autre, on a besoin d’un gouvernement de plein exercice qui devra travailler sur un plan de relance. Ce n’est pas illégitime que la famille socialiste prenne l’initiative. J’ai peur qu’on retombe sur ce vortex où on échange des notes sans oser faire des choix. Il faut surmonter les querelles d’ego. On a un accord pour que Sophie Wilmès redemande au plus tard la confiance au Parlement en septembre. La classe politique n’aurait pas d’excuse à ne pas réussir. Pourquoi cela peut réussir cette fois? A cause de l’urgence de la crise sanitaire, je rappelle qu’on ne peut toujours pas prévoir s’il y aura une deuxième vague. On va aussi faire face à une crise économique d’une ampleur jamais vue. Il y 6 ou 7 coalitions possibles mais je ne crois pas à une union nationale des 10 partis actuels. L’opposition ne peut être réduite au PTB ou au Belang. J’espère que le sentiment d’urgence va habiter tous les grands partis, on sera ravis de jouer le jeu démocratique », conclut le président de DéFI.

Désinvestissement des soins de santé

La Première ministre a été accueillie par une haie de déshonneur au CHU Saint-Pierre. Justifié? « On peut comprendre le personnel, admet François De Smet, Il y a une colère qui remonte à bien plus loin que la crise actuelle. Il y a le ras-le bol et la fatigue d’une pénurie endémiques, des réformes qui se sont faites sans sans concertation du secteur de la part de Maggie De Block. Vendredi dernier, avec Sophie Rohonyi, nous avons été invités dans une maison de repos : la première chose dont parle le personnel, ce ne sont pas les salaires mais de cette impression d’être démuni en termes de matériel, de pénurie. Il y a un désinvestissement chronique depuis la dernière législature. Il y aura une commission parlementaire, nous la demandons, il y a les cafouillages sur les masques, mais le péché originel est qu’il y avait un plan mais pas de masques ni de tests. Le gouvernement précédent n’a pas rendu ce plan possible à mettre en oeuvre. Nous avons 9.000 morts alors que le confinement a été respecté, c’est plus qu’en Allemagne. Nous n’étions pas prêts avec les testings ou les masques. Plus que pointer des coupables, il y aura surtout des enseignements à tirer. Il aurait fallu assumer la pénurie, DéFI a demandé la clarté, la population peut comprendre, il faut reconnaître les manquements dès qu’ils sont là et pas s’enfermer dans un manque de clarté. »

Dépolitisation de la Cour constitutionnelle

Enfin, l’actualité politique, cela a aussi été le renoncement de Zakia Khattabi à briguer un poste à la Cour constitutionnelle : « Je regrette la campagne de certains partis pour l’éloigner de ce poste. Ceci dit, ça montre un problème important : que diront les francophones si le Belang demande un juge? Chez DéFI, nous avons une proposition de loi demandant la dépolitisation de la Cour constitutionnelle : il ne faut désormais plus que des magistrats professionnels et une parité de genre pour la composer. »

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Mobilité Pouvoirs locaux Santé Social Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
« Ne pas soutenir l’Horeca maintenant coûtera encore plus cher à l’État plus tard »
relance "Ne pas soutenir l'Horeca maintenant coûtera encore plus cher à l'État plus tard"
Drogenbos et la périphérie demandent des concertations sur la 5G
télécoms Drogenbos et la périphérie demandent des concertations sur la 5G
DéFI Luxembourg tient à l’œil le nouveau plan de transport de la SNCB
Mobilité DéFI Luxembourg tient à l’œil le nouveau plan de transport de la SNCB
Marc Loewenstein plaide pour le port du casque obligatoire pour les jeunes enfants
Journée mondiale pour le vélo Marc Loewenstein plaide pour le port du casque obligatoire pour les jeunes enfants