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Fort de Cognelée
Patrick Pynnaert : "On ne respecte pas la mémoire"
Le lundi 14 octobre 2019

Suite à l’interpellation d’un vétéran en visite dans la région, Patrick Pynnaert, conseiller provincial à Namur s’est ouvert à la Dernière Heure sur l’importance du devoir de mémoire. En effet, le fort de Cognelée fait partie d’une série de neuf ouvrages construits autour de Namur entre 1888 et 1891. Devenu propriété privée, plus aucune activité n’y est organisée sauf lors de rares manifestations patriotiques à l’occasion des différents anniversaires de la guerre 1914-1918. Il y a peu, un vétéran alertait Patrick Pynnaert qu’une partie du fort était en cours de remblaiement.

Un site qui appartient à la mémoire collective

« Nos pères, grands-pères se sont battus pour nous, ils méritent que nous les honorions. Ce qu’il se passe ici, c’est comme si on les enterrait une nouvelle fois. » Avec Marguerite Peerenboom, secrétaire provinciale et dont la famille fut active en résistance, notre conseiller provincial a entamé quelques recherches « Un énième remblaiement, pour nous, cela signifie que l’on efface une partie de l’histoire nous ne pouvons accepter cela. Actuellement nous travaillons sur l’éventualité d’organiser un événement la journée du 11 novembre 2019 afin de redonner “vie” l’histoire d’une journée à ce site formidable et entretenir de nouveau le devoir de mémoire. Nous ferons également le maximum afin de préserver ce qu’il reste du site, de prendre des contacts avec des associations et pouvoirs publics afin de rendre à ce fort ses lettres de noblesses et le sortir de l’oubli. »

Histoire du fort

Le jeudi 20 août 1914,  les premiers combats s’engagent entre les Allemands et les Belges aux alentours de Franc-Waret. Le fort commence à tirer sur des soldats qui se retranchent dans le bois de Tronquoy. Le lendemain, des attaques sont lancées dans le secteur Cognelée-Meuse. Le village, quant à lui, est bombardé par les forces allemandes. 23 obus tombent sur Cognelée anéantissant, en partie, l’église et d’autres bâtiments.
Ce n’est que le samedi que les premiers obus atteignent le fort. Les bombardements durent toute l’après-midi. La mise hors service d’une coupole seulement est à déplorer. Certains soldats belges sont brûlés à cause des poches de gaz. La nuit du samedi au dimanche reste calme. Mais dès le petit matin, les bombardements reprennent de plus belle, avec une violence plus forte que la veille. Vers 11h30, un obus réussi à créer une brèche dans la partie centrale du fort. 
16 soldats sont tués, d’autres sont grièvement blessés.
Au final,  c’est le désarroi dans le fort. Il ne faut alors plus beaucoup de temps aux Allemands pour en prendre possession.

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