Enseignement supérieur
Ouverture d’un incubateur de formations continuées à Liège
Le mercredi 14 novembre 2018

Le mois dernier, le Vif/Express consacrait un article sur « Job@skills », un incubateur de formations continuées inauguré à Liège. D’autres structures similaires existent déjà à Tournai, Charleroi et Namur.

Mettre autour de la table les hautes écoles, les universités, le Forem, l’Ifapme et les représentants du secteur économique relève de l’exploit. C’est pourtant ce que font les incubateurs de formations continuées de Wallonie. Un nouveau modèle qui semble prometteur ! Les formations ont pour public cible des personnes déjà diplômées de l’enseignement supérieur (type court) mais insuffisamment formées pour le marché de l’emploi. Hélas, certains diplômes supérieurs ne mènent en effet pas à un job. Ici, la spécificité, c’est que les formations s’inspirent directement des desiderata du monde de l’entreprise.

L’incubateur liégeois s’est défini cinq domaines d’actions prioritaires qui correspondent à des secteurs économiques bien implantés en cité ardente : la construction, la mécanique, l’environnement (l’eau plus particulièrement), le paramédical et les « soft skills » (les compétences comportementales).

Les formations proposées sont toutes des tests, des « rampes de lancement », d’où le nom d’incubateur. Il s’agit de déterminer leur potentiel, leur succès et in fine les intégrer potentiellement dans un cursus classique, au sein de l’université ou de la haute école, à déterminer..

C’est là que les relations entre types d’enseignement pourraient se tendre : puisque tous les cursus doivent être organisés par plusieurs partenaires, qui pourra en revendiquer la paternité ?

D’autres problèmes se posent également : l’équilibre financier : l’asbl liégeoise reçoit un subside annuel (entre 1 et 1,5 millions d’euros) de quoi embaucher le personnel. Mais si la structure favorise la création des formations, elle ne les finance pas : chaque formation devra être autoportante. L’université et les hautes écoles ont-elles les moyens de supporter ce coût supplémentaire ?

Trois autres structures de ce type existent en Wallonie (Form@nam à Namur, l’Université ouverte à Charleroi et metropolitan e-campus à Tournai). Quel est le premier bilan de ces trois structures ? Comment mesurer leur impact ? Combien de formations sont organisées ? Combien d’étudiants ont profité des formations organisées ? Quels sont les points forts et les points faibles ?

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Le compte rendu des débats

 

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