Survol aérien
Oui, il est possible de concilier qualité de vie et activité économique de l'aéroport... Et DéFI le prouve !
Le lundi 10 avril 2017

A l’heure où les négociations sont en cours entre les Régions et le fédéral pour trouver une issue au conflit d’intérêt initié par la Flandre contre la décision de la Région bruxelloise de ne plus accorder de marge de tolérance dans le respect des normes de bruit qu’elle a édictées en 1999 (arrêté Gosuin), il n’est pas inutile de reprendre ici les lignes de force de la proposition de résolution déposée par DéFI au fédéral. Nos deux députés, Olivier Maingain et Véronique Caprasse, y détaillent les 12 revendications de DéFI visant à pallier le problème des nuisances générées par le survol aérien autour de l’aéroport de Bruxelles-National tout en conciliant le développement économique de l’aéroport.

Les exigences de DéFI pour réduire les nuisances aériennes générées par l’aéroport de Bruxelles-National ne datent pas d’hier. Cela fait des années, en effet, que DéFI relaie les
préoccupations légitimes des riverains et habitants concernés, et mène des actions. En 1999 déjà, à l’initiative de Didier Gosuin, alors ministre de l’Environnement, la Région bruxelloise se dote d’un arrêté pour faire respecter le droit de tous les Bruxellois au sommeil et à un environnement sain. L’ « arrêté Gosuin », dont l’application a été confirmée par les plus hautes instances judiciaires belges et européennes, était né. Il représente à ce jour la seule arme juridique dont dispose la Région pour fixer les limites acceptables en termes de bruit.

Le coup de gueule de Didier Gosuin

« La Région bruxelloise n’est pas compétente pour déterminer les routes aériennes. Seul le fédéral peut faire cela. C’est à lui à trouver une solution pour définir les routes et procédures de vol. Toutes les propositions saugrenues politiciennes des ministres Bert Anciaux, Renaat Landuydt, Etienne Schouppe et Melchior Wathelet ont fait dérailler le dossier. Cela fait 17 ans que le fédéral fait n’importe quoi dans ce dossier ! »

 

 

 

 

 

Rester solidaires

Cependant, force est de constater que le survol intensif de la Région bruxelloise se poursuit et
provoque interrogations et réactions négatives des habitants et des riverains. A cet égard, on saluera le geste fort de douze associations de défense des victimes de Brussels Airport, de Bruxelles et de sa périphérie, du Brabant flamand et du Brabant wallon, qui se sont réunies en une plate-forme commune pour exiger du gouvernement fédéral et de Brussels Airport plusieurs mesures structurelles fortes. De même l’initiative du gouvernement bruxellois qui, pour sortir d’une logique de confrontation, a proposé une solution à court terme pour diminuer significativement les nuisances et les violations des normes de bruit. A savoir, une suspension immédiate de la perception des amendes liées à la tolérance zéro, entrée en vigueur le 22 février dernier, pour autant que trois conditions cumulatives soient remplies :

– la suppression des vols sur la route du Canal ;
– la suppression des vols sur le virage à gauche entre 6h00 et 7h00 ;
– le respect strict des normes de vent.

En rédigeant cette proposition de résolution, DéFI a également voulu souligner la solidarité de tous les Bruxellois et des habitants de la périphérie dans ce combat pour une meilleure qualité de vie. « Cette unité est d’autant plus importante », insiste Olivier Maingain, « que le développement de l’aéroport de Bruxelles-National, notamment par les activités de fret et de compagnies à bas prix, aura pour conséquence l’augmentation du trafic aérien et, in fine, un survol de plus en plus intensif de cette région. Il est dès lors impératif que la Belgique dispose d’une stratégie aéroportuaire nationale globale. Cette nouvelle vision stratégique à long terme pour un développement durable et équilibré doit être négociée avec l’ensemble des aéroports belges. »

La proposition liégeoise
Dans son texte, DéFI apporte également son soutien à la proposition faite le 14 février dernier par l’aéroport de Liège. Ce dernier a proposé une solution alternative et réaliste pour lutter efficacement contre les nuisances sonores et environnementales provoquées par les activités de l’aéroport de Bruxelles-National. « Les autorités wallonnes se sont ainsi dotées d’un plan unique en Europe visant à sécuriser les vols de nuit par des mesures adéquates en faveur des habitants dans les zones gênées par les nuisances sonores. Plus de 1.500 maisons ont été rachetées par la société wallonne des aéroports et 5.000 logements ont été également insonorisés. Une stratégie visant à réduire sensiblement et à long terme le bruit généré par le survol de la région a donc été mise en place. Cette stratégie n’a jamais été mise en place au sein de l’aéroport de Bruxelles-National », poursuit le député fédéral. Il s’agit là d’une solution permettant, notamment dans le domaine du cargo et durant la nuit, de renforcer l’activité économique en Belgique.

DéFI exige que le survol de nuit de la Région bruxelloise, entre 22h00 à 7h00, soit enfin interdit.
Il demande également d’urgence une analyse des conséquences effectives de toute nouvelle route et la création d’une véritable autorité publique, indépendante et neutre, de contrôle des nuisances sonores aériennes autour de Bruxelles-National. DéFI soutient, par ailleurs, l’allongement de la piste 25L de 1.800 mètres afin de permettre une diminution importante du survol des zones les plus densément peuplées.

Comparaison avec les principaux aéroports européens

Bon nombre de grands aéroports européens disposent de réglementations strictes de quotas en matière de vols de nuit. D’autres prévoient leur interdiction totale. De même, à l’analyse de 12 aéroports situés près de villes comptant plus de 30.000 habitants survolés, on constate qu’un plan d’insonorisation ou de compensation financière a été mis en place par les autorités sans qu’une baisse du développement de l’activité économique de ces grandes villes ne soit constatée. Voici quelques exemples :

 

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