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TOURISME ANIMALIER
“Nous voulons sensibiliser pour éviter aux touristes de prendre part à des activités de maltraitance animale”
Tigre
Le lundi 13 janvier 2020

La Capitale de ce lundi 13 janvier relayait la demande de Sophie Rohonyi, députée fédérale, à la ministre de l’Économie concernant le tourisme animal. En effet, le fédéral étant compétent pour ce qui concerne les obligations d’informations auprès des clients, notre députée fédérale souhaite sensibiliser les agences de voyage aux conséquences néfastes du tourisme animalier.

Pas d’interdiction mais une sensibilisation

« La grande mode pour le moment en Thaïlande, c’est de se faire photographier avec un tigre et de lui triturer la queue et de poster ensuite sa photo sur les réseaux sociaux », explique Sophie Rohonyi. « Il est de notoriété publique que ces animaux sont drogués. Tout le monde sait bien qu’un félin ne se laisserait pas faire s’il était dans son état normal. On ne veut pas interdire le tourisme animalier. Observer les animaux dans leur habitat naturel permet une prise de conscience de la beauté mais aussi de la fragilité de notre biodiversité. Mais nous voulons nous assurer que les touristes s’adonnent à des activités en connaissance de cause, n’alimentent pas la maltraitance des animaux et participent plutôt à des activités bénéfiques pour ces animaux. »

Création d’une plateforme d’information

Notre députée a donc demandé à la ministre de l’Économie de sensibiliser les agences de voyage aux conséquences néfastes du tourisme animalier. Elle lui a aussi demandé de créer une plateforme d’information internet pour mettre le touriste belge en garde. « On pourrait passer par le site des Affaires étrangères où des infos sont disponibles par pays concernant la santé, les vaccins, la sécurité,… Il suffirait de compléter les fiches avec des infos de vigilance concernant les attractions touristiques avec des animaux. »

Une réponse qui ne satisfait pas

La ministre Nathalie Muylle (CD&V) lui a répondu qu’il n’existait, pour les agences de voyage, aucune obligation légale d’information sur le traitement et le bien-être des animaux lors des excursions. « Évidemment, une entreprise ne peut pas abuser le consommateur. Si une agence de voyage fournit des renseignements sur le bien-être des animaux, les informations fournies doivent être correctes. Sinon, le consommateur peut être abusé. Les pratiques commerciales trompeuses sont passibles de sanctions pénales ». Pour le reste, elle s’en remet aux Régions, compétentes en matière de bien-être animal. Cette réponse ne satisfait pas Sophie Rohonyi : « La ministre botte en touche. Mon collègue au Parlement bruxellois Jonathan de Patoul, ne manquera pas de questionner le ministre bruxellois DéFI du Bien-Être animal, Bernard Clerfayt. De mon côté, je réfléchis à une proposition de loi. Il faut trouver une façon de sensibiliser les touristes et les pays concernés. Ces pays ont tant d’autres ressources à exploiter ! Il est malsain de se faire de l’argent sur le dos du bien-être animal ».

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