à la rencontre de nos élus
Nicole Bomele : « J'ai baigné dans la diplomatie toute ma vie, c'est sans doute pour cela que je privilégie toujours le consensus »
Le vendredi 23 août 2019

Tout au long de l’été, nous vous proposons d’aller à la rencontre de nos nouveaux parlementaires à la Chambre et au Parlement bruxellois au travers de portraits tant personnels que politiques. Rendez-vous avec Nicole Bomele, députée bruxelloise DéFI.

1. Si vous deviez définir DéFI en une phrase, quelle serait-elle ?

Une certaine idée de la justice sociale comme moteur du progrès.

2. Comment expliqueriez-vous les valeurs de DéFI en quelques mots à un ado ?

DéFI est un parti favorable à la démocratie participative et adepte de la bonne gouvernance. Il est conscient des enjeux sociétaux, environnementaux et économiques, responsables des tensions de l’ordre social et de la paupérisation de nos concitoyens. Il tient compte de la société civile pour apporter des solutions réalistes et concrètes importantes pour l’avenir.

3. Si tout était possible, quelle serait la mesure concrète et précise que vous prendriez dès demain? 

On doit apporter une aide structurelle aux familles exposées au surendettement et à la paupérisation. Par exemple, instaurer un plafond aux frais de rappel des factures, lesquels doublent parfois la dette principale. Je proposerais aux institutions gestionnaires du surendettement d’instaurer une cellule de soutien psychologique et d’insertion socioprofessionnelle, afin de réduire le stress psychologique occasionné par le surendettement.

4. Qu’aimeriez-vous que l’on dise de votre mandat au terme de la législature qui vient de commencer ?

Que j’ai fait de mon mieux pour résoudre les problèmes rencontrés par nos concitoyens.

5. Vous ne seriez pas là où vous êtes aujourd’hui sans…. (une personne, une rencontre, un événement – privé, professionnel, historique, une lecture…) ?

Je ne serais pas là sans le soutien infaillible de mes filles, de ma maman et de mon oncle qui, depuis le début de mon implication dans la vie politique locale il y a 13 ans, ont encouragé la combativité de la maman solo que je suis. Ma vocation politique renvoie à mon histoire familiale, mes grands-pères étaient impliqués dans la politique active au Congo, mon papa était diplomate de carrière. Je crois qu’on garde toujours quelque chose de sa famille. Je n’oublie pas ma rencontre avec notre échevin anderlechtois, Alain Kestemont, qui m’a introduite dans la politique belge. Le président Olivier Maingain, un visionnaire, dont j’apprécie l’intelligence, l’ouverture d’esprit et la conviction, a contribué à la réussite de mon parcours politique plus que tout autre.

6. Quel trait de votre personnalité (hobby, loisir, caractère…) pourrait vous servir au cours de cette législature ? 

Je suis diplomate de formation et de carrière. J’ai une forte conviction de la justesse de mes principes sans pour autant m’imaginer détentrice de la vérité absolue. J’essaie toujours, dans la mesure du possible, d’éviter l’affrontement d’opinion et de me diriger vers un consensus.

7. Si vous deviez faire une déclaration d’amour à votre commune, que diriez-vous ?

Mon Anderlecht, c’est le respect de tous. C’est une commune agréable à vivre, grâce à un excellent travail au quotidien des mandataires, des associations, des agents de prévention et de la police. 

8. Quelle est la/le citation/mantra/proverbe ou que vous affectionnez particulièrement ?

« Nous aspirons tous au triomphe de la notion d’espèce humaine dans les esprits et dans les consciences, de sorte que l’histoire particulière de telle ou telle race s’efface devant celle de l’homme tout court » (Cheikh Anta Diop).

9. Si vous pouviez discuter/débattre avec une célébrité/personnalité (vivante ou décédée) durant 1h, quelle serait-elle ? Quels sujets souhaiteriez-vous aborder et pourquoi ?

Nelson Mandela. Je lui demanderais ses « recettes » pour faire coexister des peuples aussi antagonistes que ceux d’Afrique du Sud. Comment a-t-il fait pour effacer les divergences et l’intolérance en si peu de temps ?

10. Quel moment difficile de votre vie vous a aidé à rebondir ou vous a appris quelque chose d’essentiel pour poursuivre votre chemin professionnel et/ou personnel ?

La mort de mon père est un moment tragique. Mon père avait une fibre sociale très prononcée dont j’ai hérité. Il apportait une contribution, soit morale ou financière aux personnes, en silence, sans caméras. Son sens de loyauté envers ses proches, ses amis n’avait ni limites, ni frontières, ni couleurs. Cependant, parmi les témoignages commémorant sa vie, j’ai gardé en mémoire son oraison funèbre : « un chevalier et un humaniste au service de la vie ! » De ces paroles, j’ai tiré une conviction que la générosité ouvre toujours les portes de la réussite, soit professionnelle ou personnelle.

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Economie Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Santé Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
Carte blanche : « La réforme de la garantie de revenus aux personnes âgées : une lamentable régression »
Seniors Carte blanche : "La réforme de la garantie de revenus aux personnes âgées : une lamentable régression"
François De Smet : « Churchill est pour moi l’incarnation du courage en politique »
à la rencontre de nos élus (3) François De Smet : « Churchill est pour moi l'incarnation du courage en politique »
Pour Didier Gosuin, les scissions nées de la 6e réforme de l’Etat sont des absurdités
région bruxelloise Pour Didier Gosuin, les scissions nées de la 6e réforme de l'Etat sont des absurdités
Droits des LGBTQI
Droits des LGBTQI Les propositions phares de DéFI pour assurer la liberté de chacun et limiter toute forme de discrimination