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Migrants soudanais
"Il ne faut pas attendre de constater des cas de torture pour refuser l'expulsion", déclare Olivier Maingain
Le jeudi 11 janvier 2018

Ce jeudi 11 janvier à la Chambre, Olivier Maingain, président de DéFI, a interpellé le Premier ministre sur la cohésion au sein du gouvernement fédéral dans le cadre du rapatriement de ressortissants soudanais.

« Nous avons connu une fin d’année 2017 où un secrétaire d’État a démontré tout son mépris pour les institutions et tenu à votre égard des propos qu’aucun premier ministre n’aurait pu tolérer sans exiger une démission immédiate« , indique Olivier Maingain à Charles Michel.

Pour DéFI, l’ensemble du gouvernement n’a pas pris la mesure de l’indignité de sa position à l’égard des mesures d’expulsion qui ont été ordonnées un temps à l’égard de personnes qui ne devaient pas être expulsées au regard du droit international.

Personne ne peut ignorer la situation au Soudan ! Depuis la résolution 1556 du Conseil de sécurité des Nations Unies jusqu’au rappel au début de l’année 2017 par les Nations Unies, qui qualifient la situation des droits de l’homme au Soudan comme l’une des plus horribles au monde, tous les signaux étaient donnés. « Toutes les alarmes avaient sonné pour dire qu’un gouvernement qui respecte le droit international ne pouvait en aucun cas s’engager dans une collaboration avec les autorités politiques d’un État ainsi dénoncé par la communauté internationale« , pointe le président de DéFI.

Le Premier ministre a ordonné des enquêtes dont il attend les résultats, « comme si nous devions savoir quel était le risque qu’encourent les personnes qui seraient expulsées vers le Soudan« , relève Olivier Maingain. Il n’y a pas une ONG internationale de protection des droits de l’homme qui ne dénonce la menace qui pèse sur les personnes expulsées. Et c’est le risque qui doit être pris en compte ! Il ne faut pas attendre de constater des cas de torture pour refuser l’expulsion.

« Il y a une opinion publique qui a encore le sens de la dignité et qui vous demande de prendre deux engagements fondamentaux. Le premier, c’est de ne plus jamais collaborer avec les services d’un régime dictatorial et, a fortiori, celui du Soudan. Le second, c’est non seulement de suspendre mais de renoncer, dans le respect du droit international, à toute expulsion qui viole l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme« , adresse Olivier Maingain au Premier ministre.

« Nous avons été confrontés, au mois d’août, à une situation difficile au cœur de Bruxelles, comme conséquence du démantèlement par les Français de la jungle de Calais« , réplique le Premier ministre.

« Cessez tout d’abord de nous dire que s’il n’y a pas de Calais en Belgique, c’est grâce à l’action de votre gouvernement« , répond le président de DéFI. C’est grâce à l’action des milliers de citoyens qui préservent l’honneur de ce pays en apportant un soutien à ces populations, qui seraient totalement livrées à elles-mêmes en raison de l’absence de mesures d’accompagnement.

« Je suis totalement déterminé à faire preuve d’une combativité inflexible et je mènerai une politique qui protège les frontières européennes« , avance encore Charles Michel.

En réalité, le secrétaire d’État N-VA, Theo Francken, a décidé de mener sa politique et sa communication propres, au détriment des principes essentiels consacrés par les conventions internationales.

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