ACTUALITÉS

Mensualisation des factures d’eau
DéFI répond à un réel besoin social !
Le mardi 8 janvier 2019

Ce mardi 8 janvier 2019, suite à une question orale adressée à la ministre bruxelloise de l’Environnement, Céline Fremault, le chef de groupe DéFI au Parlement bruxellois, Emmanuel De Bock, a reçu les chiffres par commune des clients ayant demandé la mensualisation de leur facture d’eau. Une initiative lancée par le député DéFI dont les premiers résultats très encourageants prouvent qu’il a su répondre à un réel besoin social, à une véritable attente économique des Bruxellois. Ce sont pas moins de 17.000 ménages qui ont adhéré au système en à peine 6 mois…

Un travail parlementaire qui aboutit à du concret pour tous !

Pour mémoire, cette mensualisation est l’aboutissement d’un long combat porté par le chef de groupe DéFI, Emmanuel De Bock, au sein du Parlement bruxellois. Fort de son expérience de conseiller CPAS d’Uccle, ce dernier avait réussi à sensibiliser ses partenaires de majorité par rapport à certaines personnes qui voient leur facture d’eau tripler, voire quadrupler car elles sont dans l’impossibilité de la payer. « Il y a un sentiment de révolte de voir des factures d’eau de quelques dizaines d’euros se transformer en centaines, voire en milliers d’euros à cause de la machine administrative d’abord, puis judiciaire ensuite, et des frais de procédure et d’huissiers. Ces situations entraînent de nombreux citoyens dans la spirale de l’endettement », souligne le député DéFI.

La mensualisation pour éviter l’endettement et la précarité hydrique

« Pour certaines personnes, faire face à une dépense annuelle de 300 € quand elles ne touchent que 850 € de revenu d’intégration du CPAS (RIS) ou 900 € de chômage, c’est le début de la fin. Alors que payer 25 € par mois permet une certaine prévisibilité. Pourquoi peut-on payer sa facture de téléphone ou son assurance-auto par mois, et pas sa facture d’eau ? C’est un enjeu social, une exigence de bon sens ! »

La résolution bruxelloise demandant la mensualisation de la facture d’eau avait été adoptée au Parlement bruxellois l’année dernière. Cette résolution portait un double objectif : d’une part, mieux responsabiliser certains consommateurs et, d’autre part, aider les personnes les plus précarisées qui, bien souvent, éprouvent des difficultés à payer les factures de régularisation.

En 6 mois, 1 ménage bruxellois sur 20 adhère au système

6 mois après l’entrée en vigueur du système de mensualisation finalement adopté en partie par Vivaqua, c’est la surprise : 21.448 clients se sont inscrits pour payer leur facture tous les mois ! Cela signifie que des propriétaires ayant des locataires, mais aussi des sociétés utilisent le système. D’une part, ces chiffres sont réjouissants au regard de la croissance importante des impayés et des irrécouvrables pour les consommateurs non-domestiques, ces dernières années. D’autre part, ces chiffres vont bien au-delà des 17.121 consommateurs « domestiques » inscrits (5,44 % des ménages, soit 1 ménage sur 20), chiffre donné en commission par la ministre. « Nous pouvons donc nous attendre à dépasser les 10% des Bruxellois qui vont souscrire à la mensualisation dans les 6 prochains mois », se réjouit Emmanuel de Bock.

Focus

Les communes qui ont le plus opté pour la mensualisation de la facture d’eau

Ce sont 2 communes DéFI, le parti à la base de cette proposition de mensualisation des factures d’eau, qui se sont montrées les plus proactives dans l’adhésion au système : Woluwe-Saint-Lambert et Auderghem.

Suivent, ex-aequo, sur la 3ème marche du podium, Ixelles et la Ville de Bruxelles. « Une excellente surprise pour la Ville de Bruxelles qui a le plus grand CPAS du pays… Sa population semble adhérer au système rapidement, alors que l’ancien président de Vivaqua (Il s’agit de l’intercommunale de production et de distribution d’eau potable en Région bruxelloise, NDLR) et bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), et son collègue MR, Jacques Oberwoits, avaient freiné des quatre fers cette initiative parlementaire, dont la population de Bruxelles était pourtant très demandeuse », fait remarquer le député.

S’il faut prendre ces chiffres avec prudence vu que la mesure est entrée en vigueur il y a 6 mois à peine, nous pouvons toutefois tirer les enseignements suivants :

  1. Les communes ayant la population la plus pauvre (ou les revenus les plus bas) se retrouvent dans le bas du tableau. En d’autres termes, ce sont elles qui ont le moins adhéré au système pour l’instant, du moins ;
  2. A l’inverse, ce sont plutôt les communes ayant une classe moyenne importante (Woluwe-Saint-Lambert, Auderghem, Ixelles, Watermael-Boitsfort, Forest, Etterbeek) que l’on retrouve en tête du classement ;
  3. Les communes dites aisées (Woluwe-Saint-Pierre, Uccle) n’apparaissent que dans la seconde  moitié du classement, aux 12ème et 13ème places ;
  4. L’écart entre la commune qui voit sa population le moins adhérer au système et celle qui a la population qui s’est le plus inscrite dans le système de mensualisation est de 1 à 2,3. Cela signifie qu’il y a 2,3 fois plus d’habitants inscrits à Woluwe qu’il n’y en a à Saint-Josse.

La fracture numérique, un obstacle…

« Cela montre clairement que la mensualisation est un réel enjeu économique qui concerne tout le monde, et qui permet aux gens une meilleure prévisibilité de leurs dépenses, d’échelonner celles-ci. Mais cela illustre très certainement aussi que la facture électronique se heurte aux barrières de la fracture numérique. Tout le monde n’a pas internet, et cette mensualisation ne peut s’opérer que via internet qui n’est pas forcément à la portée des personnes les plus âgées, les moins instruites et les moins fortunées. Il ne faut pas les oublier », pointe encore Emmanuel de Bock.

… Pas insurmontable

C’est la raison pour laquelle le député DéFI invite à redoubler d’effort dans la communication par rapport à cette possibilité de mensualisation. Il s’agit d’encourager les CPAS à mettre en place une cellule d’aide aux bénéficiaires et les communes, via les échevinats de l’Action sociale, à  instaurer un guichet unique permettant d’aider les personnes n’utilisant pas internet à adhérer au système. Sans oublier la barrière de la langue qui peut également poser souci chez certaines personnes. « Responsabilisation et solidarité vont de pair. C’est à ce prix qu’on permettra de maintenir un prix de l’eau le plus bas du pays. Et qu’on diminuera les contentieux qui coûtent globalement, avec le Fonds social de l’eau, environ 7 millions €, soit 5% de nos factures d’eau. »

L’objectif du député Emmanuel De Bock est très clair : réduire cette gabegie administrative et diminuer de moitié le nombre de procédures contentieuses devant les tribunaux. « Je veillerai également à ce que Vivaqua implémente la deuxième mesure de la résolution parlementaire que j’ai initiée, à savoir l’allongement à 12 mois des plans de paiement aujourd’hui limités à 6 mensualités. »

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