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Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines
Manque de chiffres pour adapter la prévention
Le samedi 6 février 2021

À l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, il est important de rappeler l’enjeu et la dangerosité de ces pratiques à l’étranger comme en Belgique. 

Notre députée fédérale Sophie Rohonyi a questionné la Chambre à ce sujet le 20 janvier dernier.

En Belgique, on a un arsenal législatif assez clair justement quant à cette problématique et qui n’a cessé d’évoluer pour lutter au mieux contre les mutilations génitales féminines. En 2001, on a incriminé cette pratique dans notre code pénal. On a aussi adopté une loi en 2018 pour pouvoir élargir les cas dans lesquels un médecin, par exemple, peut déroger à son secret professionnel pour signaler au parquet des cas de mutilations génitales féminines. 

Cette pratique également constatée en Belgique

Les mutilations génitales féminines sont pratiquées au nom de coutumes, d’hygiène, de fertilité, de foi, de passage à l’âge adulte ou d’acte avant le mariage. 

Selon le Conseil des Femmes francophones de Belgique asbl, en 2016, la Belgique comptait 17 575 jeunes filles et femmes excisées. Une augmentation, car en 2012, on en comptait 13 112. Cette augmentation est notamment dûe à la loi de 2018 : les médecins sont autorisés à déroger au secret professionnel pour signaler ces mutilations. 

L’ONU voudrait arriver à zéro excision d’ici 2030. La prévention et l’information sont la clé. “Une excision de plus est une excision de trop”, disait Viviane Van Melkebeke dans la cyberlettre de DéFI Femmes.

Selon “MediQuality”, des médecins pratiquent en Belgique l’excision dite sunnite, qui consite à l’ablation du capuchon du clitoris, ce qui ne violerait pas la loi. 

“Parce qu’aujourd’hui, ce qu’on observe, c’est qu’il n’y a plus seulement des personnes qui envoient leurs jeunes filles à l’étranger pour se faire exciser, mais il y a aussi des excisions qui se pratiquent dans notre propre pays, dans la clandestinité. C’est juste insupportable.”, déplore Sophie Rohonyi.

Ces mutilations dérèglent le fonctionnement du corps des femmes. Plusieurs types de mutilations existent, et plus cette intervention est importante, plus elle présente un risque pour la santé de la victime. 

Manque de chiffres pour agir

Malgré le durcissement de la loi de 2018, encore trop peu de dossiers sont ouverts par les parquets. L’explication est que ces incriminations ne seraient pas enregistrées sous le bon code de prévention. “C’est un gros problème. Ça concerne toujours les violences faites aux femmes. A chaque fois, on nous dit qu’on manque de chiffres, et c’est un vrai problème. A défaut de disposer d’un vrai recensement des violences faites aux femmes, en ce compris les cas d’excision, on n’a pas les outils pour adopter des mesures adaptées et optimales pour prévenir au mieux ce genre de pratique.

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