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Lutte contre la radicalisation
Il faut isoler les détenus radicalisés
Le vendredi 1 juin 2018

Alors que la Belgique est meurtrie par la tuerie de Liège de ce mardi 29 mai, les débats sont relancés au sujet de la lutte contre la radicalisation.

 

L’assaillant de Liège était connu des services de la Sûreté de l’Etat comme s’étant radicalisé lors d’un séjour à la prison d’Arlon.

 

Comme l’explique Olivier Maingain, président de DéFI, “on constate une incapacité structurelle, malgré de nombreux signaux d’alerte, à mettre en place un mécanisme de détection et de suivi”.

 

En 2017, DéFI, en collaboration avec l’Association des musulmans d’Arlon (AMA), avait fait une proposition visant à éviter un basculement dans la radicalisation. Comme l’explique Jonathan Martin, président wallon de DéFI, “le ministre Rachid Madrane avait été interrogé par (…) la députée DéFI Caroline Persoons, à propos d’une demande adressée par l’Association des musulmans d’Arlon à la direction de la prison d’Arlon pour organiser des visites pour les détenus de confession musulmane, avec pour objectif d’éviter qu’ils ne basculent dans la radicalisation”. Pour le président wallon de DéFI, la complexité du système politique belge et le cloisonnement qui en découle ne facilitent pas les choses”.

 

Par ailleurs, DéFI a proposé un projet-pilote pour la prison d’Arlon qui reposerait sur des collaborations locales. Malgré l’importance d’une mise en place dans les plus brefs délais de solutions contre la radicalisation, il semblerait que les ministres n’aient pas mesuré l’urgence.

 

En effet, Jonathan Martin a profité d’une interview, ce vendredi 1er juin, dans les éditions de Sudpresse pour revenir sur la réaction du gouvernement en 2017 : “Estimant qu’une telle demande relève davantage de l’organisation des cultes que de l’aide aux détenus, le ministre Madrane avait jugé opportun de nous renvoyer vers le ministre de la Justice. Pourtant, c’est justement le ministre Geens, suite à une première interpellation en commission de la Justice, qui nous avait invités à nous tourner vers le ministre Madrane”.  

 

Après la tuerie de Liège, la lutte contre la radicalisation doit véritablement faire l’objet de politiques publiques. Face à cette situation, Jonathan Martin demande des avancées rapides et sur le long terme : “il est temps de sortir des schémas existants, de créer de nouveaux tiroirs pour accueillir des démarches innovantes afin de répondre à de nouvelles réalités et à leur complexité”.

 

Ce vendredi 1er juin, dans les éditions de Sudpresse, Olivier Maingain a également tenu à s’exprimer  sur le sujet : “On ne peut plus laisser cohabiter dans la même prison, ou en tout cas dans la même aile, des prisonniers habituels avec des individus connus pour être des endoctrinés”.

 

Le président de DéFI demande donc à ce que ces détenus soient isolés dans une aile particulière des prisons afin d’éviter une diffusion de cette idéologie. “La cohabitation et, il faut bien le dire, une certaine promiscuité font que certains se laissent entraîner”.

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