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L'Interview
Emmanuel De Bock était invité sur BX1
Le mardi 26 février 2019

Ce mardi 26 février, Emmanuel De Bock, chef de groupe et député bruxellois DéFI, était l’invité de Jean-Jacques Deleeuw dans l’Interview sur BX1. Elections 2019, implication du citoyen dans la réalisation des décisions politiques, pouvoir d’achat : retour sur les temps forts.

« Il y aura une grande surprise en Wallonie »

La Wallonie a une place de taille chez DéFI. « Avant, on avait un peu moins de 100 000 voix à Bruxelles et dans la Périphérie. Or aujourd’hui, on double quasiment cette audience et plus de la moitié de nos voix sont faites en Wallonie. Il y a tous les jours des ralliements qui font le succès de DéFI dans un certain nombre de communes et de provinces », précise Emmanuel De Bock.

Le député DéFI voit d’ailleurs d’un œil enthousiaste l’issue des élections de mai prochain et indique « qu’il y aura une grande surprise en Wallonie ». « Je suis convaincu qu’il y a de plus en plus de gens qui voteront DéFI aux prochaines élections ».

« Siéger là où on vient d’être élu »

Face à 3 propositions concernant l’exercice des mandats, Emmanuel De Bock a répondu sans équivoque « siéger là où on vient d’être élu ». « C’est la règle que je m’applique et qui s’appliquera à tout le monde », indique le député bruxellois DéFI.

DéFI, un parti ouvert à la société civile

Pour Emmanuel De Bock l’ouverture de DéFI à la société civile est « le signe d’un véritable renouvellement et de la force d’attraction que peut représenter DéFI. » Avant de rappeler qu’« un parti qui se nourrit de la société civile est l’apanage des partis ouverts ».

Le choix de François De Smet de devenir tête de liste à la Chambre en est d’ailleurs un bel exemple. « C’est vraiment l’apanage du courage que de mettre son propre engagement derrière une philosophie politique comme celle que l’on porte. François De Smet n’est pas seulement un homme brillant, c’est un homme courageux », déclare Emmanuel De Bock.

Toutefois l’engagement doit être réciproque. Il est important que les députés continuent à s’investir dans la société civile. « J’encourage beaucoup de mes collègues à continuer à avoir une vie sociale, quitte à avoir aussi une vie semi-professionnelle pour pouvoir rester les deux pieds sur terre. À être trop souvent dans les hémicycles, on en finit par perdre le contact avec les électeurs », souligne Emmanuel De Bock.

« Travailler ensemble, en amont, en impliquant le citoyen »

La parole doit être donnée à la société civile et il est nécessaire d’impliquer le citoyen dans la réalisation des décisions politiques. Emmanuel De Bock pense d’ailleurs aux cas des infrastructures, des aménagements de carrefours, de la STIB, pour lesquels il faut impliquer les citoyens qui utilisent tous les jours ces infrastructures, dans les décisions politique et dans la réalisation de celles-ci. « Nous pourrions faire la synthèse entre d’une part ceux et celles qui portent la décision politique et d’autre part ceux et celles qui sont tous les jours confrontés à ces décisions. Travailler ensemble, en amont, en impliquant les citoyens serait la meilleure solution », ajoute le député bruxellois DéFI.

Cependant, « il faut faire attention malgré tout à ne pas déresponsabiliser le politique. À un moment donné la décision politique doit être prise par ceux et celles qui représentent la nation », déclare Emmanuel De Bock.

Baisser les impôts, augmenter le pouvoir d’achat

La proposition de la gratuité des transports en commun fait beaucoup parler d’elle en ce moment. Toutefois, « donner un cadeau fiscal comme celui de l’abonnement STIB à tout le monde, c’est un cadeau qui va coûter 200 millions d’euros d’impôts en plus », rappelle Emmanuel De Bock.

Selon le député DéFI, le vrai problème ce sont les Bruxellois et les Bruxelloises qui ne parviennent plus à se payer la ville et qui se retrouvent contraints de la quitter à 30 ou 40 km en s’y rendant chaque jour en transports en commun ou en voiture. « Nous pourrions les inciter à rester vivre en ville, mais ce n’est pas en donnant un abonnement scolaire qu’on va y arriver ».

La solution ? Diminuer l’impôt sur le travail. « 0% d’impôt à Bruxelles dans toutes les communes, ça représente 10% de pouvoir d’achat qu’on donne aux citoyens. Ils auraient entre 500 et 3000 euros par an en plus de pouvoir d’achat qui leur permettrait de vivre plus proche de leur travail » affirme Emmanuel De Bock.

Rond-point Churchill : Emmanuel De Bock déçu par l’attitude de la majorité

Le député DéFI se dit très déçu que la commune d’Uccle « n’ait jamais pris son bâton de pèlerin pour faire changer les choses. Elle a tergiversé et accepté une rupture de charge au milieu du rond-point ».

Bien qu’Emmanuel De Bock ait fait partie de la majorité auparavant, il affirme être resté cohérent. « J’ai toujours critiqué cet aménagement. Ce n’est pas parce que je suis dans la majorité que je trouve que tout ce que l’on fait est vertueux. Il faut avoir son esprit critique et c’est ce qui fait ma marque de fabrique, c’est de pouvoir porter toujours le même discours dans la majorité ou l’opposition, garder sa ligne », conclut Emmanuel De Bock.

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