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Liège
DéFI s’oppose à la méga-centrale biomasse
Le mercredi 24 février 2016

Le gouvernement wallon dévoilera, prochainement, un appel d’offres pour la construction d’une méga-centrale biomasse à Liège (Lixhe). DéFI dénonce une erreur de priorité  environnementale, deux mois seulement après les accords de Paris (Cop21). DéFI demande un moratoire et une évaluation objective.

La Région wallonne est-elle en train de se fourvoyer à l’heure d’opérer des choix stratégiques dans son approvisionnement énergétique ? La question mérite d’être posée au vue du projet de centrale biomasse de 200 mégawatts – la plus importante de Wallonie – envisagée à Liège. Cet investissement s’inscrit dans le cadre du nouveau mix énergétique régional adopté le 24 avril 2015. Ce plan vise à ce que les énergies renouvelables représentent 13% de la consommation d’énergie finale en Wallonie à l’horizon 2020.

DéFI s’inquiète des conséquences de ce choix sur l’environnement et sur l’économie wallonne. DéFI dénonce :

  • Un impact environnemental négatif. Le gouvernement wallon table sur la supposée neutralité de la biomasse. L’idée est que la combustion ne génère aucun CO2 mais libère uniquement le CO2 capté pendant la croissance des végétaux. Cette analyse est battue en brèche aujourd’hui, spécialement en matière de bioénergie. Une étude du bureau d’expertise 3E montre que les émissions de CO2 des centrales biomasses peuvent même excéder les émissions des centrales à charbon.

 

  • Une plus grande dépendance. La méga-centrale à Liège sera approvisionnée en pellets importés en accord avec le secteur, comme l’a précisé le ministre de l’Energie au parlement de Wallonie en juin dernier. La filière bois wallonne n’est, en effet, pas extensible. Qui dit importation, dit également plus grande dépendance à l’évolution des prix. Une étude du bureau d’expertise montre que la filière biomasse est, à ce jour, plus chère que l’éolien ou le photovoltaïque.

 

  • Un contresens économique. Le soutien de la Région wallonne au projet de centrale est estimé à 66,8 millions €. Une part de ces subventions aboutira à l’étranger pour financer les importations, au détriment de l’activité locale. Une étude du Cluster wallon Tweed va plus loin. Elle démontre que les centrales électriques biomasses constituent une filière inappropriée pour l’économie wallonne en comparaison d’autres filières renouvelables.

 

  • Moins favorable pour l’emploi. L’investissement dans les centrales biomasses génèrent peu d’emplois en comparaison d’autres filières. A titre d’exemple, le soutien au petit éolien, un secteur qui a le vent en poupe en Wallonie, générerait deux fois plus d’emplois.

Face à ces constats, DéFI demande :

  • au ministre wallon de l’Energie de charger la CWAPE d’étudier la durabilité de la biomasse au regard des récentes études nationales et internationales;
  • que la CWAPE formule, dans un délai de six mois, des recommandations sur la base de son étude et d’une concertation avec les experts du secteur;
  • au gouvernement wallon de suspendre sa procédure d’appel d’offres en attente de ces recommandations;
  • au gouvernement wallon de revoir, le cas échéant, sa copie et d’envisager de nouvelles pistes d’investissements qui tienne mieux compte des impacts économiques et environnementaux.

 

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