ACTUALITÉS

dépénalisation de l'ivg
L'extrême droite et la droite flamandes s'allient pour mépriser une nouvelle fois les droits des femmes
Le jeudi 2 juillet 2020

Ce jeudi 2 juillet aurait dû être celui où la Chambre devait voter la dépénalisation totale de l’avortement (ainsi que l’extension du délai légal pour les IVG de 12 à 18 semaines et la réduction du délai de réflexion de 6 jours à 48h). Pourtant, une nouvelle fois, l’extrême-droite et la droite conservatrice flamandes ont mené un jeu déshonorant pour la démocratie et l’institution parlementaire.

A l’heure du vote, le Vlaams Belang, la N-VA et le CD&V ainsi que le CDH se sont associés pour introduire de nouveaux amendements et demander un troisième renvoi du même texte devant le Conseil d’Etat. Pour DéFI, il s’agit d’un acte de flibuste indigne et qui, comme en avait prévenu quelques heures plus tôt la députée fédérale Sophie Rohonyi sur Bx1+, « ne prendrait absolument pas en compte la détresse des femmes concernées par cette situation. » Une nouvelle fois, les droits des femmes sont foulés du pied et considérés comme un objet de marchandage politique.

Ces événements que l’on peut qualifier d’obstruction parlementaire sont d’autant plus inqualifiables qu’ils résultent d’un véritable chantage de la part du CD&V qui, après avoir appris que le MR ne donnerait aucune consigne de vote à ses députés, avait menacé dans la journée de renoncer au processus de formation fédérale mené à trois avec l’Open VLD et le MR si le texte était adopté. Bref, une confiscation de plus de la part de ce trio…

« C’est une véritable gifle pour les acteurs de terrain, les médecins et les femmes »

Invitée dans le matinale de La Première, notre députée fédérale reste choquée par une pareille manœuvre dilatoire : « Je n’en ai pas dormi. Ce travail était abouti, on avait une majorité. Le texte était consensuel et porté par 8 partis de gauche comme de droite, du nord et du sud du pays« 

Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI

Pour Sophie Rohonyi, « il fallait tenir compte d’une réalité : le rôle du législateur, c’est d’être pragmatique. Chaque année entre 500 et 1.000 femmes doivent se rendre aux Pays-Bas [pour avorter] parce que les conditions légales en Belgique sont trop strictes. On doit pouvoir répondre à la détresse de ces femmes, quand bien même elles sont minoritaires. Or, les amendements déposés par la N-VA, le CD&V et le cdH qui n’apportent absolument rien de neuf par rapport à ce qui a déjà été validé à deux reprises en commission« .

DéFI s’indigne face également à la réaction du CD&V qui a fait barrage dans un contexte de formation d’un gouvernement fédéral. « On ne fait pas du marchandage politique, encore moins du chantage, sur le dos des femmes. En quoi bloquer cette avancée va pouvoir débloquer la crise politique dans laquelle on se trouve depuis un an ?« , conclut Sophie Rohonyi.

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Mobilité Pouvoirs locaux Santé Social Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
Un élève sur trois est concerné par le harcèlement. Pour DéFI, il faut délivrer aux écoles des outils et techniques de prévention et de répression du harcèlement
Journée internationale de l’éducation Un élève sur trois est concerné par le harcèlement. Pour DéFI, il faut délivrer aux écoles des outils et techniques de prévention et de répression du harcèlement
DéFI souhaite de nouvelles mesures pour le secteur du sport
Journée internationale du sport féminin DéFI souhaite de nouvelles mesures pour le secteur du sport
“Je trouve choquant que Pfizer punisse la Belgique parce qu’on arrive à avoir une 6ème dose”
Vaccination “Je trouve choquant que Pfizer punisse la Belgique parce qu’on arrive à avoir une 6ème dose”
Les  secteurs de l’horeca, de la culture et de l’événementiel appellent à l’aide : DéFI propose un plan de reprise spécifique « corona safe »
Bruxelles Les secteurs de l’horeca, de la culture et de l'événementiel appellent à l’aide : DéFI propose un plan de reprise spécifique "corona safe"