Environnement
Les résultats de la COP24 et les positions belges qui y ont été défendues
Le mardi 5 février 2019

La COP24 de Katowice s’est achevée le samedi 15 décembre 2018. Cette 24e édition de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques visait un double objectif : d’une part, faire aboutir les négociations sur les règles d’application de l’accord de Paris et, d’autre part, progresser sur la relève de l’ambition d’ici à 2020. Alors que cette conférence devait initialement se terminer le vendredi 14 décembre, la COP24 a finalement été prolongée de plus de 24 heures afin de permettre aux États parties de trouver un accord.

Toutefois, faute d’entente et d’ambition, l’accord finalement adopté semble, aux yeux de nombreux observateurs, bien minimaliste pour répondre aux défis climatiques. En effet, à la lecture du texte, force est de constater que plusieurs principes figurant dans l’accord de Paris ne pourront être atteints, tels que la maîtrise de l’élévation de la température moyenne de la planète entre 1,5°C et 2°C et la mise en œuvre de l’article 6 du même accord, qui permet aux pays les moins pollueurs de revendre leurs quotas d’émission de CO2. De fait, à l’issue de la COP24, le texte final vise à contenir l’élévation de la température moyenne de la planète à 3°C et ne tranche pas la question de l’article 6 de l’accord de Paris.

L’attention des citoyens et des médias s’est focalisée, ces dernières semaines, sur la problématique du réchauffement climatique mondial. Pour mémoire, la marche pour le climat du 2 décembre 2018, qui a réuni plus de 70.000 citoyens dans les rues de Bruxelles, avait notamment pour objectif d’envoyer un signal fort aux décideurs politiques belges se rendant à la COP24 pour qu’ils défendent des mesures ambitieuses afin de freiner le changement climatique.

Pourtant, contre toute attente, la Belgique ne s’est pas jointe à la « coalition des pays pour une ambition plus élevée ». Cette dernière, composée d’une petite trentaine de pays, dont l’ensemble des pays limitrophes de la Belgique – France, Pays-Bas, Luxembourg et Allemagne -, avait pour but de s’unir en vue d’accélérer les progrès en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Nous avons appris par la presse que la Belgique n’aurait pas rejoint ce groupe de pays en raison d’un nouveau veto de la Région flamande. Quelques semaines après avoir respectivement voté contre et s’être abstenue sur deux directives européennes importantes en matière de transition énergétique, la Belgique voit, une fois de plus, son image écornée sur la scène internationale.

Madame la Ministre, mes questions sont les suivantes :

  • Quelle position la Région bruxelloise a-t-elle défendue lors des réunions de concertation préparatoires à la COP24 entre entités fédérées ? La Région était-elle favorable à ce que la Belgique rejoigne la coalition des pays à l’ambition élevée ?
  • De manière plus générale, quelles sont les positions défendues par la Belgique lors de la COP24 ?
  • La candidature de la Région wallonne pour la COP26 a-t-elle été abordée lors des réunions de concertation ?

Découvrez : 

Le compte rendu des débats

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