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Débat
“Les populistes arrivent à lier désespoir social et question identitaire, il y a un vrai contre-discours à avoir”
Le jeudi 26 novembre 2020

Ce mercredi 25 novembre, l’émission A votre avis de la RTBF se posait la question : « Extrémisme, populisme, complotisme, fake news : la démocratie est-elle en danger ? » Parmi les invités de Sacha Daout, notre Président et député fédéral, François De Smet.

“Il faut oser parler de migration”

Pour François De Smet, les partis traditionnels essaient de répondre aux besoins des citoyens mais aucun ne s’implante sur un axe en particulier : le domaine identitaire. « Les citoyens vivent une détresse sociale et économique et les partis politiques essaient d’y répondre mais il y a un axe manqué où les partis traditionnels ont du mal à s’implanter, c’est ce que j’appelle le domaine identitaire. Pour exemple, la migration. Tant la droite extrême que l’extrême droite se retrouvent, un peu les seuls, à aborder ce thème qui, pourtant, concerne tout le monde. Il faut oser parler un peu plus de migration, d’identité de manière générale, de laïcité. Une des publicités du Vlaams Belang qui a le mieux fonctionné, c’est une vidéo où ils expliquent que l’on pourrait aider un demandeur d’asile mais que si on le fait, on aura moins d’argent pour payer la pension de notre grand-mère. Ce qui arrive avec des phénomènes comme le Brexit, comme Trump ou les populistes de gauche ou de droite, c’est qu’ils arrivent à produire cette alliance entre le désespoir social et économique et la question identitaire. Il faut pouvoir aborder les deux. Il y a véritablement un contre-discours à avoir concernant les matières migratoires. Il y a de très belles choses à dire en matière identitaire. Mais, ne nions pas que les gens ont envie de vivre mieux, de garder ce qu’ils ont mais aussi d’appartenir à une communauté et de travailler sur le vivre ensemble. Et là, les partis traditionnels, par peur je crois, ont dû mal à s’engager sur ces terrains-là. Je pense que c’est une partie du chemin qu’on doit faire. »

Participation citoyenne et va-et-vient politique

Les sondages de l’émission A votre avis montrent que les citoyens n’y comprennent plus grand chose en matière d’institutions belges. François De Smet explique : « Il y a des simplifications à faire dans nos institutions évidemment. Je pense que les francophones entre eux, avant de savoir comment voir le fédéralisme demain avec le nord du pays, devraient s’interroger sur le nombre et l’ampleur de leurs institutions. »

Une des réponses de DéFI au désintérêt de la population pour la politique est la participation citoyenne. Notre Président pointe d’ailleurs une des belles réussites en la matière à Auderghem, commune DéFI de Didier Gosuin. « Je crois très fort à la participation citoyenne locale. Mais ce n’est pas tout, cette idée de la réforme de l’Etat en 2024 devrait être l’occasion de redonner un peu de vision à la Belgique avec l’appui des citoyens. Si on consulte les citoyens, si on consulte les secteurs concernés et que, pour une fois, on fait une réforme non pas sur les intérêts identitaires des uns et le besoin d’argent des autres mais sur les besoins réels du secteur des soins de santé, de l’emploi et du vivre ensemble. On a peut-être une bonne occasion. Je souhaite d’ailleurs bon courage à la Vivaldi pour sa tentative de réforme. C’était aussi une de nos idées. »

Pour François De Smet, la politique devrait également être beaucoup plus accessible aux citoyens : « La politique ne doit plus être un métier/une fonction, ça doit être quelque chose qu’on fait 5 ans ou 10 ans. Il doit y avoir un va-et-vient beaucoup plus fort. 

Dans les parlements aujourd’hui, vous avez assez peu d’ouvriers, de commerçants, d’indépendants… 

Je voudrais que beaucoup plus de gens s’engagent en politique et donc que l’entrée et la sortie du monde politique soient beaucoup plus faciles. La respiration du monde politique et des idées, c’est aussi l’alternance des hommes et des femmes qui font vivre cette vie politique. »

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