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mesures pour l'emploi
"Les perspectives d'emploi dans la santé s'inscrivent dans la durée"
Le vendredi 13 novembre 2020

L’emploi est au centre des préoccupations quand on parle de relance économique à l’issue des deux confinements provoqués par la crise sanitaire. « Le crise sociale nous attend : en 2021, nous aurons beaucoup de mauvaises nouvelles, faillites, pertes d’emploi, on verra alors augmenter encore le nombre de chômeurs. Aujourd’hui heureusement grâce aux mesures que prend l’État fédéral avec les mesures de chômage temporaire et de droit passerelle, il y a un soutien très important à l’emploi et à l’activité économique », a déclaré Bernard Clerfayt, ministre bruxellois de l’Emploi ce vendredi 13 novembre sur BX1+.

Toutefois, le chemin sera encore long avant que les chiffres du chômage, qui étaient depuis 5 ans en baisse permanente sous la houlette des ministres Didier Gosuin et Bernard Clerfayt, puissent à nouveau inverser la courbe ascendante provoquée par la crise du coronavirus.

« C’est pourquoi, dit Bernard Clerfayt, on a déjà imaginé un certain nombre de mécanismes pour accompagner ceux qui vont arriver chez Actiris ou qui veulent reprendre une activité. Nous avons aussi obtenu du fédéral la prolongation du chômage temporaire jusqu’au 31 mars. Il faudra accompagner la suite : à ce stade, nous n’avons que moins de 3% de hausse du chômage par rapport à l’année passée mais c’est grâce au chômage temporaire qu’à ce stade, les gens gardent leur emploi. Par contre, chez les jeunes de moins de 25 ans, cela augmente de 15%, donc on n’embauche plus. »

Prime starters

Rien que cette semaine, le ministre Clerfayt a mis en place trois dispositions. La première est la prime starters (4750 euros) versée aux chômeurs qui décident de lancer leur propre activité au titre d’indépendant. « Avant, il fallait attendre deux ans sans avoir été indépendant pour en profiter, c’est désormais possible sans cela, ce qui permet donc aux anciens indépendants de relancer également une activité. »

Autre prime, la prime dite « phoenix » : « Comme on va avoir une baisse d’activités que j’espère suivie d’une reprise d’activités, explique Bernard Clerfayt, je souhaite que les employeurs aient le réflexe d’embaucher des Bruxellois. Nous donnerons alors aux entreprises une prime de 800 euros par mois pendant 6 mois pour l’engagement de personnes non-qualifiées et de 500 euros par mois pendant 6 mois pour l’embauche de jeunes qualifiés. C’est une façon d’aider, j’en rêve, à faire monter le taux d’emploi des Bruxellois qui n’occupent que 50% des emplois bruxellois actuellement. »

« Je prends soin de Bruxelles »

Enfin, rappelle Clerfayt, « il y a des secteurs qui embauchent, en particulier celui de la santé dans les hôpitaux et dans les laboratoires. C’est pourquoi nous avons lancé sur Actiris un appel à toutes les personnes qui ont des compétences en matière de santé pour répondre à ces emplois. » Il s’agit d’une plateforme baptisée « Je prends soin de Bruxelles ». Afin de répondre à la demande durable de personnel, notamment infirmier mais pas uniquement, dans le domaine des soins de santé, il est aussi prévu que les chômeurs complets qui reprendraient des études dans les métiers de la santé ne voient pas leurs indemnités impactées par la dégressivité durant ces études.

 

 

 

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