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Les étudiants du Jury central ont droit à deux sessions comme les autres !
Le mercredi 25 novembre 2020

Chaque pan de la société a ses oubliés de la crise Covid. Dans l’enseignement, ce sont assurément les épreuves externes des jurys de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui constituent cet angle mort. Chaque année, environ 1.500 jeunes sont concernés, qui passent par cette filière pour obtenir leur diplôme de secondaire et donc leur accès au supérieur.

Ce mardi 24 novembre, la députée DéFI Joëlle Maison a une nouvelle fois alerté sur cette situation en commission de l’Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour un dédoublement de la session 2021

En théorie, deux cycles d’examens sont organisés : le premier entre août et janvier; le second entre février et juillet. La crise du Coronavirus et les mesures de confinement ont bouleversé l’organisation du second cycle. Les épreuves en ont dès lors été prolongées pour une période indéterminée et le gouvernement a décidé d’annuler purement et simplement le premier cycle, pour motif d’ « impraticabilité ».

Une situation inacceptable pour Joëlle Maison : « Les jeunes du Jury central se voient donc amputés d’une session entière d’examens tandis que leurs prédécesseurs du cycle précédent ne se sont pas vus accorder d’assouplissements des règles d’évaluation dont les élèves inscrits dans l’enseignement traditionnel ont bénéficié ! Les étudiants étalent souvent leurs examens sur plusieurs cycles ou sessions. Les étudiants de 2020-2021 seront privés d’une session. On leur ôte ainsi la possibilité d’alléger leur session suivante ou de repasser des examens qu’ils auraient ratés, ce qui ne manquera pas d’avoir de lourds impacts sur leur motivation, leur parcours, leurs finances, ainsi que sur leur inscription aux études supérieures. » 

En conséquence, DéFI demande la seule solution juste et équitable : un dédoublement de la session prévue entre janvier et juin 2021.

Une réforme structurelle pour un système défaillant

La ministre de l’Education a promis de se mettre en quête d’une solution. « Je m’en réjouis mais, de toute évidence, ces 1500 étudiants ne faisaient pas partie de vos priorités.  Or, il s’agit d’élèves qui présentent tous un profil atypique et qui sont en dehors des circuits d’enseignement, ce qui signifie qu’ils ont besoin de solutions adaptées à leurs situations respectives », regrette Joëlle Maison. Elle demande que soit menée une réforme structurelle d’une organisation défaillante : « J’interpellais déjà sur ce sujet au cours de la législature précédente. Il est indigne de proposer des épreuves de jurys telles qu’elles sont proposées aujourd’hui. L’organisation actuelle ne fonctionne pas ; je dirais même qu’il vaudrait mieux ne pas les organiser plutôt que de les organiser de cette manière insatisfaisante. Concernant l’organisation simultanée de deux sessions d’examens, la ministre Désir parle de flux tendu et de l’absence de possibilités dans la situation actuelle. Je ne la blâme pas, mais je trouve tout de même dommageable que nous ne puissions pas envisager d’organiser deux sessions simultanées lors de la période de janvier à juin 2021, même sous forme d’examens systématiquement oraux et en ligne. »

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