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Janvier sans sucre ajouté
Le sucre, l’autre poudre blanche ?
Le lundi 25 novembre 2019

Saviez-vous qu’un enfant de 7 ans, aujourd’hui, a déjà mangé plus de sucre que son grand-père de 90 ans durant toute sa vie ? Le sucre ajouté on en retrouve partout, 80% des produits dans les supermarchés en contiennent. Et, le sucre ajouté va même jusqu’à se cacher dans de nombreux produits salés. Afin de sensibiliser à cette problématique, Jonathan de Patoul, député bruxellois a proposé, ce vendredi 22 novembre, au Parlement bruxellois le concept de Janvier sans sucre ajouté !

Vous aussi, participez à cette initiative saine via le #JanvierSansSucreAjouté ! Relevez le challenge en vous passant des aliments contenant du sucre ajouté pendant 1 mois !

Plus addictif que la cocaïne

Quand on parle de sucre ajouté, on ne parle pas du sucre contenu naturellement dans les aliments tels que les fruits, les légumes, les pâtes ou encore le pain. Le sucre ajouté, c’est l’ensemble des sucres qui sont ajoutés aux aliments et boissons par le fabricant au cours du procédé industriel, par le cuisinier ou le consommateur.

Cette consommation de sucre a des conséquences très négatives. De nombreuses données probantes indiquent que cette consommation est associée à divers problèmes de santé : diabète, manque de concentration, obésité, cancer, caries dentaires, maladies chroniques…

Des études ont montré que le sucre était plus addictif que la cocaïne. Même si certains chercheurs relativisent cette affirmation, il est clair que plus on en mange, plus on aura envie d’en manger et plus on en mangera.

Produire une sensation de plaisir

Un argument en faveur de l’effet addictif du sucre est le fait que celui-ci active, dans notre cerveau, un circuit lui aussi activé par les drogues. Le circuit de la récompense, comme son nom l’indique, récompense une action par une sensation de plaisir, produite par la sécrétion dans notre cerveau d’un neurotransmetteur : la dopamine. Ainsi le sucre et les drogues ont la même finalité : produire une sensation de plaisir qui nous poussera à réitérer l’expérience.

Quand on sait que d’après Sciensano, plus de 90% de la population consomme plus de boissons sucrées que le maximum toléré, serions-nous tous devenus des toxicomanes ?

Le sucre serait bel et bien un des plus gros problèmes de santé publique dans le monde et nous pouvons nous demander ce que nous attendons pour réagir.

50% de la population en surpoids 

On peut facilement faire le parallèle avec notre attitude vis-à-vis du tabac au début des années 60, où l’on ne considérait pas la nicotine comme addictive mais où il y avait des millions de personnes dépendantes du tabac avec toutes les conséquences que l’on sait au cours de ces 50 dernières années.

Dans le contexte actuel où près de 50% de notre population est en surpoids et près de 16% est obèse, leur consommation devrait être diminuée.

C’est un souci majeur de santé publique mais également pour le budget de notre sécurité sociale qui a souvent bien du mal à être à l’équilibre. En effet selon les estimations, ce sont 1 à 2% du PIB mondial qui sont dépensés pour atténuer les coûts sanitaires occasionnés par les mauvais régimes alimentaires.

Janvier sans sucre ajouté

Afin de réduire ce fardeau, il nous semble impératif de développer des politiques et des réglementations visant à réduire la consommation de sucre et à augmenter la transparence concernant les ingrédients, de façon à lutter contre la présence de sucre « caché » dans les produits alimentaires.

Jonathan de Patoul, député bruxellois, propose au Parlement régional de poser un acte fort pour la sensibilisation du grand public. “Alors que le mois de février est depuis quelques années traditionnellement réservé à une abstinence d’alcool, ne lancerions-nous pas ici au parlement bruxellois le mois de janvier sans sucre ajouté ? Le principe est simple, s’abstenir de consommer des produits contenant du sucre ajouté !” 

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