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Région bruxelloise
Le secteur public et privé unissent leurs forces pour créer de l'emploi dans le domaine de la cybersécurité
Bernard Clerfayt cybersécurité
Le jeudi 13 février 2020

Ce mardi 11 février 2020, le Ministre bruxellois de la formation Bernard Clerfayt, le directeur général d’Actiris et le directeur d’entreprise de Fujitsu se sont donnés rendez-vous pour récompenser les nouveaux diplômés des formations organisées en partenariat entre Actiris, Fujitsu, Evoliris et Bruxelles Formation.

 

Une sélection plus juste

Cette formation permet de donner une chance à des gens qui n’auraient pas pu accéder à ce type de métiers sans cette certification, à la suite d’ une trajectoire de vie qui ne le permet pas. C’est notamment le cas d’un candidat sélectionné qui était chauffagiste de formation avant de suivre cette formation. Talentueux et possédant toutes les qualités requises, il n’a juste pas eu la chance de pouvoir accéder au système éducatif conventionnel. Ce système de recrutement corrige donc cela. Une autre histoire qui peut être rapportée est le cas d’Inès, qui a mis sa vie professionnelle en suspens durant pour s’occuper de ses enfants. Cette formation lui a permis de remettre le pied à l’étrier après cette période de vide professionnel: « Comme les enfants ont de moins en moins besoin de moi maintenant, je voulais reprendre le travail. Mais j’ai d’abord dû rafraîchir et compléter mes connaissances. Grâce à cette formation je suis à nouveau complètement à jour et j’ai aussi un emploi dans un secteur de pointe. ». Cette formation lui a également permis de retrouver une véritable crédibilité auprès des employeurs, un point problématique comme Inès l’explique après une interruption de carrière: «J’ai arrêté de travailler pendant dix, treize ans, après c’était très compliqué de retourner au travail. Les entreprises te demandent qu’est-ce que tu as fait pendant autant de temps?» Une question qui appartient au passé puisqu’ Inès a retrouvé du travail seulement un mois après sa formation, elle a obtenu un contrat en entreprise durant 6 mois, une période durant laquelle la personne est formée: «Après l’entreprise a l’obligation de t’engager pour la même période». Aujourd’hui, elle porte un message d’espoir pour tous les chercheurs d’emploi qui doutent d’eux-même: «C’est vraiment une opportunité de se lancer dans un monde comme la  cybersécurité où il y a plein d’emplois. Il faut essayer, et pas dire non j’ai pas d’expérience, je suis trop âgé, parce que c’est pas parce qu’on a pas le diplôme qu’on peut pas le faire! Il faut le vouloir! Si j’ai pu le faire, tout le monde peut le faire!»

Un exemple de réussite du partenariat public-privé

Ce partenariat soutenu par notre Ministre Bernard Clerfayt, est un parfait exemple de ce qui peut être réalisé lorsque le secteur public travaille main dans la main avec le secteur privé pour résoudre les problèmes communs: « Quand le public et privé collaborent, ce sont les chercheurs d’emploi bruxellois qui en profitent les premiers. Ma priorité est de permettre à toujours plus de Bruxellois d’accéder à l’emploi. Pour ce faire, travailler avec le secteur privé est essentiel. Écouter ses besoins, développer les bonnes formations, lui permettre d’embaucher des travailleurs qualifiés. Ce n’est pas la première fois que les services publics bruxellois de l’emploi et de la formation travaillent avec une entreprise. Et comme à chaque fois, les résultats sont impressionnants. Avec Fujitsu, nous avons développé une formation unique en cybersécurité, un métier d’avenir dans un monde économique sans cesse poussé vers plus de digitalisation.» Ce partenariat participe donc à l’objectif que s’est fixé le ministre de continuer à faire baisser les chiffres du chômage à Bruxelles. Cet exemple doit aussi trouver écho auprès des employeurs, encore trop peu nombreux à s’intéresser à cette forme de coopération, ce qui est dommage puisque cette formule appliquée à grande échelle ferait disparaître le chômage.

Un projet qui répond à des besoins sociétaux

Ce projet consistait à organiser la première formation en cybersécurité encadrée par l’un des principaux fournisseurs de services informatique mondial, le géant japonais Fujitsu. Ce projet tourné vers la formation technologique est avant tout un projet social, puisqu’il permet de donner accès aux des demandeurs d’emploi à un secteur d’excellence qui cherche toujours plus de personnel qualifié. Cette formation répond également à un besoin économique objectif, puisque dans les années à venir, il deviendra de plus en plus difficile de trouver des candidats qui présentent le bon profil, d’où l’intérêt de prendre les devants et de les créer. Ce projet répond également à des besoins sociétaux, puisqu’à l’heure de la digitalisation, la cybersécurité est appelée à devenir  une préoccupation majeure pour la plupart des entreprises.

Une méthode de recrutement innovante

L’approche qui a été choisie était de miser sur leur potentiel plutôt que sur les qualifications existantes. Les seules conditions préalables avant d’entamer la formation était de posséder un diplôme secondaire supérieur et de maîtriser suffisamment l’anglais. Selon Alain Rasschaert, ce projet est différent des procédés classiques de recrutement et invite à une évolution des mentalités dans le domaine des ressources humaines : « Il est important que tout le monde commence à recruter différemment. Les entreprises ne trouvent plus de talents pour se développer et innover, tandis que des candidats avec un haut potentiel restent sans emploi et perdent confiance en eux. Les emplois que nous recherchons dans cinq ans n’existent même pas aujourd’hui, alors il est clair que les RH doivent changer d’urgence leur stratégie. »

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