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Aide à la Jeunesse
Accueil des MENA à vulnérabilités spécifiques
Le mardi 10 novembre 2015

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Joëlle MAISON (DéFI) : Les mineurs étrangers non accompagnés, qu’on appelle les « Mena », arrivent de plus en plus nombreux en Belgique. Fuyant leur pays, ils sont partis seuls ou ont perdu leurs parents sur la route migratoire. Actuellement, 25 à 30 enfants et jeunes non accompagnés arrivent chaque jour en Belgique. Entre septembre 2014 et septembre 2015, l’augmentation est de l’ordre de 760%.
La réalité des MENA est diverse. Il peut s’agir d’enfants de la rue, d’enfants-soldats, d’enfants victimes de la traite des êtres humains, d’orphelins, d’enfants en chemin pour rejoindre leurs parents ou leur famille ou pour se rendre dans un autre pays. Certains fuient la guerre, la persécution, la misère et les privations. D’autres sont « envoyés » par leurs parents vers un pays de destination, qu’ils idéalisent. D’autres encore ont quitté leur pays d’origine en compagnie de leur famille dont ils ont été séparés en chemin. Il y a aussi des jeunes qui errent seuls. Malgré leurs différents parcours, ils ont tous un point commun : celui d’avoir énormément de choses à reconstruire. En effet, ils ont simultanément vécu une expérience migratoire de rupture avec leur culture d’origine et de rupture de lien avec leurs proches. Quand ces jeunes arrivent dans un pays d’Europe de l’Ouest comme le nôtre, ils sont seuls, généralement sans soutien familial. Tous ces mineurs sont traumatisés, ils gardent des traces des fléaux qu’ils ont quittés, auxquels s’ajoutent les traumatismes de la route migratoire (tortures dans les camps, exploitation économique, abus sexuels). 60% à 80% des jeunes filles qui arrivent jusqu’ici ont été abusées pendant leur voyage.
Un accompagnement spécifique et professionnel au sein de structures d’accueil qui leur sont entièrement dédiées n’est pas une option, c’est une nécessité de première urgence.

La plate-forme « Mineurs en Exil » tire la sonnette d’alarme : pour éviter le drame humain, il faut créer de nouvelles places d’accueil (150 supplémentaires chaque mois). Si aucune place n’est créée, les Mena se verront contraints de vivre dans la rue ou dans des centres pour adultes.

Voici mes questions :

1) Combien de places d’accueil pour les Mena sont ouvertes par l’Aide à la Jeunesse ? Ce nombre a-t-il connu une progression au cours des dernières années ? Quels sont vos objectifs en termes d’augmentation du nombre de places d’accueil ?
2) Quelle est votre réponse à la demande du secteur associatif de revoir le critère de répartition des Mena entre le Fédéral et les Communautés ? Est-ce envisageable d’abandonner le critère demandeur d’asile/non demandeur pour lui préférer une orientation en fonction du type d’accompagnement nécessaire ?
3) Quid de la perspective d’un accord global entre le Ministre de l’Intégration sociale et les Ministres de l’aide à la jeunesse des Communautés française et flamande sur une prise en charge globale et intégrée des Mena ?
4) Comptez-vous multiplier les conventions avec les CPAS, sur le modèle de l’ILA d’Assesse ?
5) Quel intérêt portez-vous au dispositif des familles d’accueil tel qu’il est développé aux Pays-Bas, qui selon les associations, serait un modèle en la matière ? Lancerez-vous un appel pour mobiliser les familles ?

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Le compte rendu des débats

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