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Déclaration du gouvernement
“La Vivaldi colmate les brèches mais ne gouverne pas”
Le jeudi 14 octobre 2021

Un accord purement vivaldien. Voilà comment DéFI résume la déclaration de gouvernement. Comprenez, un peu de tout : de belles intentions, des plans dans tous les sens, mais sans véritable souffle. Comme si le gouvernement était toujours en négociations et qu’il n’avait pas fait de choix clairs, définis, objectivés et chiffrés. Cela laisse une impression générale de négociations perpétuelles. Cela permet sans doute à chacun de sauver la face, d’avoir son petit trophée, mais au détriment d’une véritable cohésion, et sans vue d’ensemble. Un “entre-soi” qui lasse de plus en plus nos citoyens. Raison pour laquelle DéFI ne peut accorder sa confiance.

En matière d’emploi, si DéFI peut adhérer à certaines avancées, comme l’instauration d’un véritable droit individuel à la formation, force est de constater que cette réforme est essentiellement axée sur la mise ou la remise à l’emploi. Ce qui est un peu court pour lutter contre la pauvreté. Avec 14,1 % de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, DéFI
regrette que celle-ci soit absente de la déclaration gouvernementale. Elle nécessite pourtant un vrai plan à l’échelle nationale.
DéFI salue la décision d’investissement dans la santé mentale, trop longtemps négligée. Nous apprécions aussi le réinvestissement global dans le secteur : 1,2 milliard d’euros. Nous espérons que la ventilation de cette somme et de ces mesures se fera en prenant en compte les diverses revendications et attentes légitimes de tout un secteur.
En ce qui concerne les malades de longue durée, DéFI déplore une logique de sanction et non le soutien. DéFI pourrait soutenir une politique plus précise de responsabilisation, accompagnée d’une politique plus générale en matière d’emploi (fins de carrière, métiers pénibles, postes de travail adaptés, alternatives accessibles, etc.).

Au rayon des grands absents, soulignons également les pensions. Quid de la fameuse réforme qui a fait couler tant d’encre, il y a quelques semaines seulement, dans la presse ?
Étonnamment, ce thème est totalement absent de la déclaration gouvernementale.
Sur le volet asile et migration, le gouvernement plaide pour une politique de migration et d’asile européenne. Pour DéFI, cela ne l’exonère pas d’une politique volontariste à mener en Belgique.

C’est aussi le grand absent de la déclaration gouvernementale.
En ce qui concerne le tant attendu Plan de lutte contre la fraude sociale et fiscale, que de temps perdu ! , et c’est très étonnant au regard de l’actualité sur le sujet. En pleine période de scandale financier lié au Pandora papers, il est urgent que des mesures puissent être rapidement adoptées, et ce au plus tard en 2022 afin que leurs effets puissent être constatés.
Sur le plan fiscal, un nouveau tax shift sera proposé pour les bas et moyens salaires afin d’accroître leur pouvoir d’achat. Un énième tax shift qui ne répond nullement à un objectif de simplification de la fiscalité, pourtant réclamé par de nombreux experts depuis plusieurs années.

Enfin, concernant le prix et la facture d’énergie, DéFI salue l’extension du tarif social au premier trimestre 2022 et la mise en place d’un chèque de 80 euros pour les ménages les plus précarisés. L’extension du tarif social aurait dû couvrir toutefois toute l’année 2022.
Mais cela reste très largement insuffisant pour répondre à la hausse des prix qui perdurera encore de longs mois. Pourquoi refuser une diminution temporaire et sous conditions de la TVA à 6 % sur les prix de l’énergie et une plus grande prise en compte des prix de l’énergie dans l’indice des prix à la consommation ?
En fait, le gouvernement met totalement de côté la classe moyenne qui n’entre pas dans les conditions pour bénéficier de l’extension du tarif social. Si certaines mesures sont prévues (le gel de la contribution fédérale et soutien à l’éolien offshore), elles ne représentent que quelques dizaines d’euros, ce qui ne compense absolument pas la hausse vertigineuse des prix de l’énergie !

François De Smet, président de DéFI : “Malgré votre budget accouché dans la douleur, il reste difficile de comprendre où vous allez. Il n’y a pas de grande réforme, pas de grande ambition, bref pas de véritable capitaine qui donne le cap. Après un an, nous sommes contraints de poser ce constat : vous êtes des gestionnaires, alors que nous avons besoin de visionnaires. Nous ne pouvons donc pas, vous le comprendrez, vous accorder notre confiance”.

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