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Interview
“La Belgique et l’Europe doivent prendre leur part dans la crise de la migration”
Le dimanche 29 août 2021

Ce samedi 29 août, François De Smet participait à la série d’interviews des présidents de partis francophones, proposée par BX1.

Il ne s’agit pas de régulariser tout le monde

Notre Président revient sur un des dossiers de l’été : la gestion de Sammy Madhi de la grève de la faim des sans-papiers au Béguinage. « La Belgique et l’Europe doivent prendre leur part dans la crise de la migration. D’abord sur la crise de l’été, ce que Sammy Madhi a fait en ouvrant sa zone neutre ne résout rien. C’est juste gagner un peu de temps et permettre à Ecolo et au PS de sauver la face puisqu’ils avaient mis leur démission dans la balance. Mais pour les principaux concernés, cela ne change rien. Le problème c’est que la Vivaldi s’est bâtie sur un renoncement : avec l’idée de ne pas progresser du tout sur la régularisation ou même des critères de régularisation. Il ne s’agit pas de régulariser tout le monde, les 100 000 ou 150 000 personnes qui sont sur le territoire. Il s’agit d’avoir dans la loi des critères clairs pour permettre un espoir et d’être plus pragmatique notamment pour la reconstruction ou les secteurs en pénurie. On a besoin de bras. On ne pourrait même pas embaucher des infirmiers ou des infirmières alors qu’on est en pénurie. On a besoin d’ouvriers en bâtiment, c’est absurde. Cette crise va revenir, puisque je ne vois pas le secrétaire d’Etat bouger de sa ligne intransigeante et que je ne vois pas non plus les sans-papiers renoncer à leur mouvement. »

Tous concernés par la vaccination

Concernant les chiffres de vaccination en Région bruxelloise, François De Smet constate le problème existant : « La vaccination avait mal commencé et puis nous avons rattrapé le peloton. Mais il y a un vrai problème spécifique à Bruxelles, il faut le reconnaître. Tous les jours à titre personnel, j’essaie de convaincre des personnes de se faire vacciner. Il y a une réticence, dans certaines communes, dans certaines communautés, dans certaines tranches d’âge. Les jeunes, ça devient très difficile de les motiver. On est tous collectivement concernés : la Région, mais aussi les communes, tous ceux qui peuvent être des relais de la vaccination, les intermédiaires, les ASBL, les leaders religieux, tout est bon. Il faut aller à l’efficacité, mais c’est comme s’il y avait une sorte de rupture cognitive, comme si le fait de défendre une approche rationnelle, on ne vaccine pas que pour soi mais aussi pour les autres, était une démarche élitiste liée au pouvoir politique ou au big pharma. Il y a une atmosphère de méfiance généralisée très forte. Sur l’obligation vaccinale pour le personnel soignant et surtout celui des maisons de repos, il faut que les lignes bougent et il faut aller de l’avant. On met en danger des personnes immuno-déprimées sur lesquelles la vaccination agit faiblement et ceux qui refusent la vaccination les mettent en danger. »

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