ACTUALITÉS

Kazakhgate
Olivier Maingain demande la poursuite des investigations judiciaires
Le mercredi 25 avril 2018

Le Kazakhgate n’a pas fini de faire couler de l’encre. Cette affaire politico-financière internationale, touchant plusieurs pays et ayant entraîné  de nombreuses réactions de l’opinion publique, est revenue à l’ordre du jour de la séance plénière de la Chambre ce mercredi 25 avril.

 

En effet, la commission d’enquête parlementaire relative à la transaction pénale présentait ses conclusions ce mercredi. Mais, avant tout propos, il est important de revenir sur les faits. On parle, ici, d’une véritable affaire de corruption, où certains hommes politiques auraient utilisé leur fonction à mauvais escient.

 

Retour chronologique sur les faits du Kazakhgate :

 

  1. Le 27 juin 1997, Patokh Chodiev, homme d’affaire russe, obtient la nationalité belge.
  2. Peu après, toujours en 1999, Patokh Chodiev et ses associés sont soupçonnés de crimes financiers par la justice belge.
  3. En 2011, la France cherche à vendre des hélicoptères au Kazakhstan.
  4. En mars 2011, le parlement fédéral adopte le projet de loi relatif à la transaction pénale, permettant d’éviter un procès en s’acquittant une certaine somme d’argent.

 

On découvrira plus tard que, dans cette affaire, les relations se sont resserrées entre la Belgique et la France. En effet, Armand De Decker était l’avocat de Patokh Chodiev en parallèle de son activité parlementaire. Ainsi, la France aurait encouragé l’adoption de la loi relative à la transaction pénale afin de laver l’homme d’affaire russe de tout soupçon, lui permettant désormais d’acheter sa liberté et d’éviter un procès. Cela aurait donc permis aux Français de négocier la vente des hélicoptères.

 

Après des mois de rebondissements, la commission d’enquête parlementaire rendait enfin ses conclusions ce mercredi, afin que celles-ci soient soumises au vote en séance plénière. L’adoption de la loi relative à la transaction pénale fut principalement remise en question, puisque son vote s’est fait dans des circonstances particulières.

 

Toutefois, pour Olivier Maingain, président de DéFI, il est important que les investigations judiciaires soient poursuivies, tout en utilisant le rapport de la commission d’enquête parlementaire. Par ailleurs, pour Olivier Maingain, il ne fait aucun doute “qu’aboutir à une transaction pénale plutôt qu’au maintien des poursuites allait dans l’intérêt de la France”.

 

C’est clair, c’est évident, c’est définitif”, pointe le président de DéFI, le lien entre la transaction pénale, dont Patokh Chodiev a bénéficiée, et l’Elysée n’est plus à prouver.

 

Or, il reste encore quelques doutes et quelques questions sans réponses. En effet, il ne faut pas “conclure qu’en somme le travail d’Armand De Decker se résumait à sa seule fonction d’avocat dans ce dossier”. Tirer cette conclusion serait “tromper l’opinion publique”.

 

Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, et de pouvoir établir une sanction pour les personnalités véritablement coupables, Olivier Maingain a poursuivi ses interrogations. Notamment, “Comment monsieur De Decker a été choisi comme avocat ?”, et sur le rôle que le MR a pu jouer. “Je suis aussi d’avis qu’il n’y a pas de MR à tous les étages. Mais il s’est trouvé un MR au bon étage; je crois que c’est incontestable. Ce MR au bon étage a quand même permis un certain relais politique pour l’Élysée. Maintenant, il appartiendra à la justice de nous dire jusqu’où ce relais politique a joué”.

 

Toujours dans un souci de bonne gouvernance et de transparence de la vie politique, Olivier Maingain restera attentif au suivi du Kazakhgate et aux sanctions qui devront être prononcées.

 

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Economie Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Santé Social
AUTRES ACTUALITÉS
Droits des femmes : Fatoumata Sidibé propose de féminiser l’espace public
Droits des femmes Fatoumata Sidibé propose de féminiser l’espace public
Budget 2019 : Pour DéFI, l’accord gouvernemental manque d’ambition !
Budget 2019 Pour DéFI, l’accord gouvernemental manque d'ambition !
Crainhem : DéFI présentera une liste de rassemblement francophone
Crainhem DéFI présentera une liste de rassemblement francophone
L’interopérabilité entre les sociétés de transports publics : Du constat d’échec et de gaspillage d’argent public aux perspectives d’avenir
L'interopérabilité entre les sociétés de transports publics Du constat d’échec et de gaspillage d’argent public aux perspectives d’avenir