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Journée mondiale des réfugiés
L'accueil des Ukrainiens par les communes
Le lundi 20 juin 2022

Ce lundi 20 juin, nous fêtons la journée mondiale des réfugiés. Cette année a été particulière, car, depuis le 24 février, l’Ukraine est entraînée dans des conflits armés avec la Russie, amenant une vague de réfugiés politiques vers notre pays. DéFI revient sur ses actions menées sur le terrain pour l’accueillir.

La vague de migration met au défi nos démocraties et amène avec elle ses enjeux. La politique migratoire de notre pays doit évoluer pour devenir plus juste, pragmatique et intransigeante sur le respect des droits humains. C’est pourquoi DéFI milite pour : 

  • ancrer dans la loi l’interdiction de détention des familles avec enfants mineurs dans les centres fermés ; 
  • fixer dans la loi des critères de régularisation clairs et objectifs et instaurer une commission indépendante de régularisation ; 
  • tendre vers une véritable politique commune européenne d’asile et de migration incluant une politique unifiée vis-à-vis des demandeurs d’asile comme vis-à-vis des candidats à la migration du travail. 

L’État belge et les communes se mobilisent pour les Ukrainiens

Notre État s’est d’abord positionné pour une condamnation ferme de la Russie et l’établissement de sanctions à son encontre, que ce soit de façon unilatérale ou via l’Union européenne. Il a ensuite fourni des moyens humanitaires et militaires à l’Ukraine. Enfin, le gouvernement belge a déployé près de 300 militaires à la frontière ukrainienne, en Roumanie, dans le cadre des missions de protection et de dissuasion des forces de l’OTAN.

Mais une des questions centrales du conflit en Ukraine fut celle de l’accueil des réfugiés. Selon l’ONU, “quelque 15 millions de personnes, soit environ un tiers de la population nationale de l’Ukraine, ont été contraintes de quitter leur foyer à cause de la guerre, ce qui constitue la pire crise de réfugiés en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale”. La Belgique, elle, a enregistré près de 40.000 réfugiés ukrainiens, dont 8000 d’entre eux sont installés à Bruxelles. L’ampleur de ce flux a demandé de l’organisation, certes à l’État, mais surtout aux acteurs de première ligne : les communes et les CPAS.   

Enghien, Schaerbeek, Kraainem, Woluwe-Saint-Lambert, Grez-Doiceau, Auderghem, Drogenbos, Anderlecht, Fleurus, Rhode-Saint-Genèse, Bruxelles-Ville… Elles ont et continuent de proposer et soutenir toutes mesures permettant d’assurer le meilleur accueil aux Ukrainiens.

À Bruxelles, en périphérie, en Wallonie : une gestion complexe

Après s’être enregistrés au Palais 8 du Heysel, les Ukrainiens sont dirigés auprès des communes de Belgique. Elles sont les lieux où se centralise l’organisation de l’accueil. Une fois inscrits, ils peuvent bénéficier d’un logement, d’un permis de travail et de l’aide sociale du CPAS. 

C’est un défi à relever que de faire face à la vague des réfugiés, de les informer et de leur offrir un accueil digne, tout en manquant parfois de moyens logistiques, humains et budgétaires. Mais communes et CPAS travaillent ensemble et d’arrache-pied afin d’apporter une aide financière, matérielle, médicale ou (psycho)sociale aux Ukrainiens.

Appel à la solidarité

Pour y parvenir, toutes les communes ont entre autres fait appel à la solidarité citoyenne et ont mobilisé leurs habitants à fournir des dons, du soutien matériel et l’hébergement aux réfugiés via une plateforme. Les chiffres témoignent de l’élan de générosité dont ont fait preuve les citoyens : à Schaerbeek, plus de 200 habitants ont proposé un logement temporaire et à Kraainem, plus d’une centaine d’Ukrainiens ont trouvé un refuge. À Grez-Doiceau, ce sont près d’une centaine de réfugiés ukrainiens qui ont été accueillis. D’autres initiatives citoyennes ont également vu le jour dans les différentes communes : récolte de vêtements, apprentissage du français ou aide sociale. 

Mais certaines communes ont été plus loin et ont affiché ouvertement leur soutien au peuple ukrainien, tout en condamnant fermement l’attaque inconsidérée de la Russie contre l’Ukraine, comme à Auderghem. La commune de Woluwe-Saint-Lambert a, quant à elle, exprimé sa solidarité avec le peuple ukrainien et son souhait de s’impliquer avec détermination dans le soutien qu’elle peut apporter aux Ukrainiennes et Ukrainiens. À Drogenbos, on hisse bien haut et conjointement les drapeaux ukrainiens et européens devant la maison communale. 

Prises d’initiatives par les communes

Certaines communes ont également pris des initiatives inventives. À Auderghem, le bourgmestre Didier Gosuin et la première échevine Sophie de Vos ont proposé à la Région en mars dernier la création “d’un village d’hébergements modulaires”, sur le site du Triangle Delta, qui pourrait accueillir 1000 personnes dans 300 logements. Un peu partout sur le territoire belge des services ont été mis en place pour favoriser la scolarisation des enfants dans toutes les écoles et pour animer, comme à la Ville de Bruxelles, des activités pour les enfants de 6 à 12 ans en partenariat avec les Maisons des Enfants. À Woluwe-Saint-Lambert, sont proposées des animations multisports encadrées aux jeunes Ukrainiens. Du côté de Fleurus, l’accès à l’épicerie sociale a été rendu possible grâce au président du CPAS, José Pierre Ninane. À Kraainem, des buddy’s soutiennent et guident les nouveaux arrivés. Enfin, des concerts de soutien avec de jeunes musiciens d’Ukraine et d’ailleurs ont été organisés à l’Hôtel de Ville de Bruxelles et au W:halll.  

Tous ces engagements, ces soutiens, ces initiatives ont permis à nombre d’entre elles de devenir des “communes hospitalières” et ainsi, de leur fournir un accueil digne.

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