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Journée mondiale des ONG
"En 45 ans, la taille des populations de poissons, d'oiseaux, d'amphibiens, de mammifères et de reptiles a diminué de 60%"
Le jeudi 27 février 2020

En cette journée mondiale des ONG, nous sommes allés à la rencontre du WWF ( World Wildlife Fun) et de notre députée bruxelloise Marie Nagy. Compétente en matière du Développement Territorial, de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mobilité,  ensemble nous avons abordé la question climatique. Les enjeux qui en découlent, mais aussi les défis de demain.

WWF tire la sonnette d’alarme

Les récents événements de l’actualité, comprenant à la fois les catastrophes naturelles, mais également les décisions économiques et choix politiques (notamment COP25) ne sont pas rassurants. La préservation de l’environnement et la protection de sa biodiversité sont de véritables sujets d’actualités et enjeux majeurs pour le futur. En effet, le constat du WWF est alarmant ! « Publication après publication, nous constatons l’impact négatif des activités humaines sur notre planète. Le dernier « Rapport Planète Vivante » du WWF a démontré qu’entre 1970 et 2014 la taille des populations de poissons, d’oiseaux, d’amphibiens, de mammifères et de reptiles a diminué de 60%. En outre, selon le Forum économique mondial, trois des cinq plus grandes menaces mondiales sont liées à la perte de nature et au changement climatique. Ce ne sont que quelques exemples qui montrent que notre planète et sa nature se trouvent dans une situation précaire. Les organisations environnementales telles que le WWF et le monde scientifique tirent la sonnette d’alarme depuis des décennies, appelant à une action urgente et concrète pour inverser la tendance. Nous pensons que la transition vers une société durable est possible. Une société dans laquelle les humains vivent en harmonie avec la nature. Des citoyens, des gouvernements et des entreprises qui non seulement réduisent leur impact sur l’environnement, mais aussi restaurent ou protègent la nature de manière constructive, voilà un avenir auquel nous travaillons. Avec nos projets sur le terrain et notre travail politique, nous continuerons à essayer d’obtenir des succès. »

Une opinion publique concernée

Cette situation préoccupante ne laisse pas indifférente l’opinion publique. En effet, plusieurs marches pour le climat se sont déroulées à travers le monde. Et des campagnes de sensibilisation sur les enjeux climatiques ont également été organisées. Comme l’explique le WWF : « En 2019, l’état de notre climat a pris une place centrale dans le débat social. Non seulement en Belgique, mais dans le monde entier, les citoyens sont descendus dans la rue en masse pour demander des actions concrètes à leur gouvernement. Ces dernières années, nous avons également vu un nombre croissant d’initiatives citoyennes telles que les jardins urbains, le covoiturage et les cafés de réparation… Les citoyens veulent faire entendre leur voix et agir, car il s’agit de leur propre avenir. Il y a donc certainement une prise de conscience croissante dans toutes les couches de la société et cela ne fait que donner de l’espoir pour l’avenir. »

L’État en régulateur

Pour Marie Nagy, députée bruxelloise siégeant actuellement à la Commission Environnement et Énergie, l’État a un rôle de régulateur. « On ne peut pas trouver normal de continuer à exploiter le cobalt ou le lithium grâce à l’esclavage des enfants au Congo ! Idem pour l’épuisement des ressources du Portugal. Chez DéFI, notre mode de réflexion inclut totalement la question du climat et de l’environnement. Notre parti se questionne sur nos modes de production sans pour autant penser que nous allons vers une décroissance ! On  en discutait justement avec notre Président, François De Smet, du fait de trouver un juste milieu. Notre système actuel n’est plus viable sur du long terme. On émet du CO2, on épuise nos ressources naturelles mais aussi humaines. En effet, certains salaires sont à la limite de la précarité. Ils ne permettent pas de vivre décemment. Ce système est complètement injuste ! La vision de DéFI, c’est d’investir dans la recherche, dans les nouvelles technologies, parier sur le marché et la gouvernance mais de façon durable et socialement juste ! Pour nous, c’est le devoir du politique de réguler le système fiscale et le contrôle des produit.»

Prise de conscience précoce

Née à Bogota d’un père hongrois et d’une mère colombienne, notre députée s’exprime sur sa prise de conscience précoce et son rapport presque évident à la nature. Et plus spécifiquement quant à la préservation de la terre, de ses ressources et de sa biodiversité. « Cette prise de conscience provient probablement de l’addition entre mon héritage familial et certaines rencontres. Notamment, dans le cadre de mes études. En effet, mon papa était économiste agronome. Il était donc fort conscient qu’en matière d’agriculture, faire de la monoculture avec des grandes quantités d’engrais chimiques n’était pas un bon modèle. Son approche était différente. Pour lui, il fallait laisser reposer les terres, varier les plantations et utiliser moins de pesticides. De plus, à l’université j’ai pu faire la rencontre d’auteurs comme Edgar Morin et René Dumont qui s’étaient penchés à l’époque sur ces questions du développement dans les pays du sud. Par ailleurs, le rapport du club de Rome, pointant l’utilisation des ressources et la non prise en compte de la finition de ces sources, fut un déclic ! On ne peut pas utiliser le pétrole comme si cette énergie fossile ne se terminera jamais ! Il en va de même pour l’eau ! Non, elle n’est pas infinie !»

Confiance en l’avenir

Pour Marie Nagy, le chemin pour atteindre des objectifs durables est encore long. Mais, notre députée préfère regarder le verre à moitié rempli plutôt qu’à moitié vide. « Même si l’enjeu est gigantesque, je n’en reste pas moins confiante en l’avenir et l’humanité ! En effet, nos sociétés ont des capacités de résilience ! Cela a été prouvé dans le passé et Le Protocole de Montréal est un bon exemple ! Il suffit maintenant de les actualiser. Ce qu’il faut à tout prix c’est une vision systémique. Si il y a une véritable volonté, des instruments internationaux existent ! Moi, j’y crois. Je pense également que le monde de l’industrie est concerné. Dans les directions de grandes entreprises, il y a quand même des dirigeants et dirigeantes intelligent(e)s . Des hommes et des femmes qui ont des enfants et qui perçoivent que le modèle économique basé sur la finance de l’extractivisme des ressources n’est plus tenable. Je suis attentive à des entreprises comme Solvay qui ont la volonté de sortir de certains procédés en allant vers la création de nouveaux matériaux. Il faut qu’avec le Green Deal, l’Europe se repositionne comme un leader capable de faire basculer les choses !»

Bruxelles et Wallonie

Au niveau bruxellois, Marie Nagy désire étendre des moyens de transport alternatifs à la voiture. Notamment, en élargissant la piste cyclable allant du haut de la ville au Bois de la Cambre. « L’héritage des années 60-70 a aménagé notre ville pour favoriser un seul mode de transport à savoir la voiture. À un moment il faudra partager cet espace public et l’aménager. Je défends une proposition qui se veut d’étendre la piste cyclable de l’avenue Louise jusqu’au Bois de la Cambre. En effet, l’idée serait  de faire une symétrie à la ligne de tram mais exclusivement pour les cyclistes et piétons.» En Région wallonne, Pascal Goergen nouveau président de DéFI Wallonie et échevin à Grez-Doiceau a pour ambition un projet similaire de développement de pistes cyclables  « Chez DéFI nous avons des propositions en matière de mobilité douce. Nous souhaitons développer le réseau cyclable, développer l’électrique et l’hybride. Il faut que le citoyen soit acteur de ce changement et ne le subisse pas.»

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