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Interview
“J’ai une passion pour la diversité et l’étranger, ce qui rend parfois certaines polémiques très dures parce que cette passion ne m’empêche pas d’être aussi pour une neutralité, y compris d’apparence stricte”
Le samedi 28 août 2021

Le supplément du Soir consacre une double page à François De Smet ce samedi 28 août.  Le quotidien propose de découvrir notre Président de parti via un question-réponse dont voici un extrait.

Vous ne seriez pas devenu ce que vous êtes si…

Si je n’avais pas été entraîné régulièrement hors de ma zone de confort. Il y a eu à chaque fois des rencontres avec des personnes qui m’ont proposé de me jeter à l’eau, qui ont vu quelque chose en moi qui pouvait être utile.

J’ai un profil d’intellectuel casanier ; j’aime bien lire un livre au coin du feu et quand mon téléphone ne sonne pas. Et malgré ça, si je regarde le bilan objectif de mes différentes carrières – trois personnages se battent en moi : le politique, le philosophe et le travailleur social –, je suis bien obligé de constater que de manière régulière et perpétuelle, je me mets en danger. Je vais dans des endroits où il y a du conflit, de la remise en question, des combats. Il doit y avoir une petite part de moi qui aime ça. Mais à chaque fois, il y a un phénomène déclencheur.

Lequel ?

Il y a peut-être l’ouverture à une sorte de curiosité générale par mes parents. Mon père est chirurgien cardiaque et ma mère infirmière accoucheuse, mais ma mère nous traînait dans les musées. Nos parents ont veillé à ce qu’on soit en contact avec des livres tout le temps, de la bande dessinée notamment. Ils nous ont donné, en particulier ma mère, ce qu’on peut donner de mieux à un enfant : du temps. Ils ont aussi essayé de nous faire faire tous les sports imaginables, sans succès en ce qui me concerne.

Mon frère, de quatre ans mon aîné, a choisi une carrière commerciale. Moi, à 18 ans, j’hésitais entre deux voies : la philosophie et les arts dramatiques. J’ai même fait le concours de l’Insas, parce que j’avais joué un premier rôle en rhéto, mais je me suis vraiment ramassé. La philo m’intéressait parce qu’il y avait un trésor à aller chercher par l’absence de cours de philo à l’école, parce qu’il existait cette discipline interrogative et aussi parce que la petite amie de mon frère faisait philo – je voyais passer ses notes de cours et je trouvais cela fascinant. Mais les études de philo inquiétaient beaucoup mon père qui se demandait ce que j’allais bien pouvoir faire avec cela ! A partir de la deuxième année, il avait si bien réussi à me faire peur que j’ai cumulé avec le droit pendant deux ans. Cela me sert beaucoup aujourd’hui.

Ma première illumination s’est faite avec un de mes professeurs, Jean-Marc Ferry, pendant un de ses cours sur le philosophe allemand Fichte et la rencontre entre Alter et Ego, préfiguration du premier contrat social : qu’est-ce qui se passe quand deux êtres humains qui ne se sont jamais vus, se rencontrent et comment cela se fait qu’ils ne s’entre-tuent pas ? J’ai eu une sorte de flash dont je me souviens encore : je me suis immédiatement dit que j’allais faire avec cet homme mon mémoire, ma thèse et que je ferais de la philosophie politique d’une manière ou d’une autre. J’ai commencé à m’intéresser beaucoup plus au monde politique en général, mondial aussi. J’ai fait un mémoire et une thèse sur des sujets politiques : les droits de l’homme et la souveraineté.

Retrouvez l’intégralité du parcours de François De Smet dans les pages du Soir

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