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pénurie de médecins
Il faut cesser de jouer avec la santé des citoyens !
Le lundi 6 janvier 2020

Le 20 décembre dernier, le gouvernement flamand a décidé d’autoriser 1.276 étudiants en médecine et 180 étudiants en médecine dentaire à entamer leur cursus universitaire en Flandre. Un nombre plus élevé que le quota fixé par le gouvernement fédéral. Ce faisant, la Flandre continue d’agir comme si elle était indépendante, et rompt toute loyauté fédérale. Paradoxal, alors que c’était précisément la Flandre qui a imposé le contingentement et n’a pas entendu les revendications francophones de le modifier, arguant du fait qu’elle respectait scrupuleusement les règles ! La Flandre a décidé d’agir seule avec, en arrière-plan, l’idée, soutenue officiellement par le patronat flamand (Voka), de scinder les soins de santé.

Pas un prétexte à la scission des soins de santé

Pour DéFI, cette décision est scandaleuse car elle fait fi de toute loyauté fédérale dans le cadre d’un fédéralisme de coopération : la remise en question du contingentement voire sa suppression doivent être posées mais ne peuvent servir de prétexte à une scission des soins de santé, elles doivent être abordées dans le cadre fédéral. Cela fait des années que les francophones remettent ce procédé en question sans pratiquer de la sorte. En effet, le contingentement fédéral limitant le nombre de médecins et de dentistes a montré ses effets pervers sur le terrain de l’offre médicale. Il génère une pénurie de médecins déjà effective en Wallonie et en gestation à Bruxelles, véritable problème de santé publique pour la population. 

Discrimination envers nos étudiants

Ce n’est pas tant le principe de planification qui pose question, que ses hypothèses fondatrices. Il faut établir un diagnostic précis et des projections scientifiques des besoins en profession de soins de santé des francophones: de combien de médecins et de dentistes aura-t-on besoin pour que la médecine générale et la dentisterie soient accessibles au citoyen?  En outre, poursuivre ce contingentement pour des étudiants sortant des universités belges sans pouvoir établir de restrictions sur les médecins formés à l’étranger est discriminant pour nos étudiants.

Fin du numerus clausus

Le droit à la protection de la santé est un droit fondamental. DéFI réaffirme la nécessité d’abroger le système du numerus clausus au nom de l’inadéquation du système et de la pénurie de médecins mais dans le cadre d’un fédéralisme de coopération et non par le biais de décisions unilatérales prises au mépris de l’intérêt général. Nous n’avons jamais cessé de critiquer ce contingentement qui ne correspond pas aux besoins de santé des Belges mais ne pouvons accepter que sa remise en question serve de paravent aux aspirations nationalistes.

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