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Région bruxelloise
"Il est plus urgent de rendre nos enfants bilingues que de créer des structures"
Le samedi 17 octobre 2020

« DéFI veut le bilinguisme des enfants, pas celui des structures, difficile à mettre en oeuvre. » Tel est le crédo de DéFI présenté voici quelques jours dans La Libre par rapport au projet bruxellois de création d’écoles bilingues dans la capitale. DéFI les juge quasiment impossibles à mettre en place pour des raisons pratiques et institutionnelles et craint, de surcroît, leur caractère élitiste.

C’est ce qu’a rappelé Christophe Magdalijns, député bruxellois et chef de groupe DéFI à la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce mercredi 14 octobre sur le plateau du débat Versus sur BX1. « Le projet porté par la VUB et l’ULB est évidemment un projet intéressant quant à ses objectifs : rendre les élèves bruxellois bilingues ou plurilingues. Mais nous n’y croyons pas en raison du nombre d’obstacles, du temps qu’il faudrait pour le mettre en place. Regardez le Pacte d’excellence : il mettra 15 ans à sortir ses effets mais nous n’avons pas 15 ans pour rendre nos enfants meilleurs en langue. La question centrale n’est pas celle d’une décision politique mais celle des moyens pédagogiques, du nombre de profs possédant la maîtrise du néerlandais ou de l’anglais pour s’inscrire dans ce schéma. En 20 ans de promesses, nous ne sommes pas parvenus à améliorer l’enseignement des langues en Communauté française : pourquoi parviendrions-nous à mettre sur pied en quelques mois des écoles bilingues ? »

Privilégier les leviers existants

Pour DéFI, le pragmatisme impose de commencer par travailler sur ce qui existe. « L’enseignement francophone réalise des performances inférieures à la moyenne de l’OCDE, là est la vraie urgence. Si nous voulons lancer la machine rapidement, il faut travailler sur les leviers existant dans notre enseignement mais pas assez développés malgré leur efficacité, à commencer par l’immersion et les bains acoustiques. Il faut rendre cette pédagogie attrayante, pour les élèves comme pour les profs. Attrayante, cela veut dire au moyen d’activités culturelles ou sportives dans l’autre langue. Pour nous, le lien culture-école est essentiel : il faut montrer de manière attractive la beauté culturelle de la Flandre aux petits francophones et bruxellois. Commençons par la base : dès demain, échangeons, au niveau de la maternelle, des profs flamands et francophones quelques heures par semaine ! »

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