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Région bruxelloise
Fusion des zones de police : “un fantasme flamand qui est à côté de la plaque”
Le mercredi 9 septembre 2020

Bernard Clerfayt, ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle, des Pouvoirs locaux et du Bien-être animal, était l’invité de l’interview politique de Fabrice Grosfilley sur BX1+ ce mardi 8 septembre.

Re-financer la police fédérale

Alors que la fusion des zones de police bruxelloises est à nouveau sur la table, Bernard Clerfayt est clair : « Le sujet n’est pas tabou à Bruxelles mais il ne répond pas aux demandes des citoyens ! Rappelons qu’il y a 20 ans, nous avons réformé la police et qu’en Belgique, nous avons une police unique structurée à deux niveaux : la police locale et la police fédérale. Ce qui garantit l’unicité de la police, c’est la police fédérale qui vient en appui des polices locales, qui propose des centrales d’achat pour que le matériel soit le même partout, qui coordonne la transmission de l’information pour que les enquêtes initiées sur un territoire puissent se poursuivre sur un autre. L’unicité de la police, c’est la police fédérale qui, ces dernières années, a été sous-financée. La N-VA de Jan Jambon n’a eu de cesse de sous-financer la police fédérale qui ne remplit plus ses missions. Il n’y a plus de centrale d’achat pour que tous les policiers aient le même matériel, il n’y a plus assez de personnel pour venir en appui des polices locales. Le vrai problème, pour avoir une police qui fonctionne mieux collectivement, c’est qu’il faut renforcer la police fédérale parce qu’on a besoin de fonctionnement plus intégré dans tout le pays. 

Ce sujet de la fusion des zones de police est sur la table des négociations fédérales alors que ça ne vaut pas la peine de faire des réformes qui sont à côté de la plaque. Ce n’est pas la bonne manière de répondre à l’enjeu. C’est une sorte de fantasme flamand qui tape à côté de la plaque. Le vrai enjeu est de refinancer la police fédérale. »

Obliger le bilinguisme n’aide pas à diminuer le taux de chômage

Le bilinguisme des fonctionnaires à Bruxelles revient lui aussi à la table des négociations fédérales. Pour Bernard Clerfayt, il y a relativement peu de plaintes sur ce sujet : « Les problèmes se résolvent vite parce qu’ils ne sont pas très importants. Déjà dans les communes où c’est la règle, c’est très difficile de trouver les fonctionnaires bilingues que nous cherchons pour remplir les postes. Ces postes restent vides et le service n’est donc pas rendu à la population. Ce que les flamands réclament d’avoir un pourcentage de fonctionnaires flamands dans les administrations, ça vise surtout à augmenter la navette et à empêcher les jeunes bruxellois à avoir accès à la fonction publique. Dans la fonction publique bruxelloise, les règles imposent qu’il y ait 30% de fonctionnaires néerlandophones pour servir une population de 7-8% de néerlandophones à Bruxelles. Bref, les francophones qui cherchent un emploi dans la fonction publique sont empêchés d’avoir accès à ses postes-là. En tant que ministre de l’Emploi, je trouve que ce n’est pas une manière de nous aider à résoudre le problème du chômage à Bruxelles. »

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