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interview
François De Smet : « Nous avons acquis une crédibilité sur tous les sujets de société »
francois de smet president de defi assis a son bureau au siege bruxellois de defi
Le samedi 13 février 2021

Ce samedi 13 février, François De Smet, président de DéFI et député fédéral, se penchait notamment sur les problématiques bruxelloises dans une interview d’Isabelle Anneet dans La Capitale.

La zone 30 va inévitablement sauver des vies

Pour François De Smet, la zone 30 a été vendue maladroitement. « Beaucoup de tronçons restent à 50km/h voire à 70km/h. On est passé de 60 % des voiries à un peu plus de 80 % des voiries limitées à 30km/h. Ce n’est pas si révolutionnaire que ça. »

Cette mesure va inévitablement sauver des vies : « Si un piéton se fait heurter à 30km/h, il a beaucoup plus de chances de survie qu’à 50km/h. Puis, on a eu un laboratoire. À Schaerbeek, commune DéFI d’avant-garde, la mesure a été mise en place en 2018. Depuis lors, il n’y a plus eu de mort et une baisse spectaculaire des accidents graves. »

« Cette mesure va être évaluée. C’est une mesure qui sauve des vies. Les Ecolos défendent les cyclistes, le MR défend les bagnoles, nous, chez DéFI, on défend les piétons. Je crois que c’est une mesure positive pour les usagers faibles. » 

Les bodycams permettent d’objectiver les faits

François De Smet a également abordé le sujet des violences policières et des violences faites aux policiers. « Je vois une certaine polarisation notamment du spectre politique. Certains s’expriment que quand les policiers se font taper dessus et les autres que quand ce sont les jeunes. Nous, on s’exprime à chaque fois qu’il y a de la violence qui est exercée. Elle est inacceptable des deux côtés. »

« On ne peut pas passer son temps à taper sur les policiers d’un côté, et les jeunes de l’autre. Il faut investir dans les solutions qui les font dialoguer et miser sur les outils qui nous permettent d’améliorer la relation entre la police et la population ». Par exemple, les bodycams – ou caméras ventrales – permettent d’objectiver les faits.

« Je crois qu’on aura un meilleur contact entre la police et la population quand la police ressemblera de plus en plus à la population. C’est déjà davantage le cas. Mais il faut plus de diversité, mais aussi que les policiers soient l’aide objective de la population dans les dossiers de racisme et de discrimination. Il ne faut pas s’occuper de ces sujets que quand il y a un incident. Vous n’avez pas une cité viable sans une police, et vous n’avez pas une police viable sans la confiance des citoyens. »

« Un autre constat, Bruxelles manque de policiers. On œuvre pour faire modifier la norme KUL qui cadenasse le nombre de policiers par commune. Bruxelles manque de policiers et cela crée aussi des tensions. »

 « Il faut un renouvellement beaucoup plus fort »

Président de DéFI depuis décembre 2019, François De Smet souhaite un renouvellement beaucoup plus fort d’ici 2024. Le parti devrait avoir entre 5 à 10 grandes personnalités identifiables. « Je pense à des jeunes comme Michaël Vossaert, Jonathan de Patoul, Sophie Rohonyi et tous nos autres jeunes. »

Avant la fin de son mandat, François De Smet a pour ambition de voir DéFI progresser. « Nous pouvons ambitionner de figurer parmi les premiers partis de la région bruxelloise. Nous devons tout faire pour préserver et renforcer certains mayorats. Nous pouvons aussi continuer dans certaines communes, soit de créer la surprise, soit d’être le facteur de stabilisation. Nous avons aujourd’hui acquis une crédibilité sur tous les sujets de société. Sur le Nord-Ouest de Bruxelles, le président de DéFI trouve qu’il y a « à la fois une sociologie et des citoyens qui sont en attente d’autre chose. »

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