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Wallonie
Former, fédérer et rassembler : l’objectif de Pascal Goergen
Pascal Goergen
Le mercredi 12 février 2020

Ce mardi 11 février, Pascal Goergen, nouveau président de DéFI Wallonie et échevin à Grez-Doiceau, était l’invité d’une longue interview à la télévision locale brabançonne wallonne, TV Com. L’occasion pour lui de revenir sur sa récente élection, sur son parcours mais aussi sur ce qui fait la spécificité de DéFI et son implantation en Wallonie.

Un ADN régional au service de la Présidence wallonne

En janvier, Pascal Goergen succédait à Jonathan Martin à la tête de DéFI Wallonie. Un nouveau challenge qui ravit l’échevin grézien : “Je me suis présenté parce qu’en Wallonie, nous sommes à un tournant. Après les élections de mai 2019, une dynamique s’est créée entre les élus, les colistiers etc… Nous avons alors co-construit un programme wallon. Les membres de DéFI Wallonie m’ont fait confiance et j’en suis heureux.

C’est une véritable mue qui s’opère chez DéFI et ce, depuis l’élection, le 1er décembre dernier de François De Smet, président de DéFI. “Suite à cette élection, ce sont toutes les instances de DéFI qui se renouvellent. Les présidences bruxelloise avec Michaël Vossaert, de la périphérie avec Pascal Dujardin et moi-même en Wallonie. Mais, ce sont également toutes les sections et fédérations qui se soumettent à ce beau moment de démocratie interne pour élir leurs nouveaux représentants et cadres. C’est un renouvellement et un rajeunissement bénéfique pour le parti et pour la Wallonie. Nous voulons y faire l’opinion et proposer une véritable alternative aux citoyens”.

Former, fédérer, rassembler

Pascal Goergen s’appuie sur son expérience professionnelle pour proposer une nouvelle vision à la Wallonie. “Nous voulons former, fédérer et rassembler. J’ai cette fibre régional que je cultive depuis 20 ans grâce à mes expériences professionnelles. C’est au niveau régional que le lien se fait entre l’échelon local et l’échelon fédéral et européen. C’est comme cela que l’on peut co-construire des programmes et élaborer des solutions. 

Si nous voulons faire percoler nos idées et nos propositions dans les 262 communes wallonnes, il faut former davantage nos nouveaux militants et nos élus. Nous n’avons pas encore d’élus au gouvernement wallon mais il y a eu un déclic lors des dernières élections. Pour convaincre en 2024, nous irons encore plus sur le terrain. Nous voulons vraiment mettre en place un maillage entre les différentes communes. Pour passer de 50 sections locales en Wallonie à 262, une dans chaque commune de Wallonie. C’est vraiment un objectif et, nous venons par exemple de créer une nouvelle section à Genappe. Nous voulons continuer cette progression dans les autres provinces également.

DéFI, un nouveau parti dans le paysage wallon

En Wallonie, DéFI représente une alternative. Un nouveau parti politique dans le paysage wallon, sans casseroles et qui peut s’appuyer sur une expérience de 50 ans à Bruxelles. “Nous sommes forts d’une expertise de décennies à Bruxelles où nous sommes dans le gouvernement et où nous sommes bien représentés au niveau local avec des bourgmestres et des échevins. Nos membres et élus wallons peuvent donc s’appuyer sur cette expertise pour l’adapter aux réalités wallonnes. Et ce, en allant sur le terrain et en rencontrant les citoyens, la société civile… 

DéFI, c’est une définition claire et nette. Nous sommes Démocrates. Nous voulons Fédérer les militants et les citoyens. Et pour finir, nous sommes Indépendants parce que, tout en allant à la rencontre de la société civile, nous ne sommes pas à la merci des lobbyistes, des groupes de pression ou des syndicats. Nous prenons les meilleures propositions pour les mettre dans notre programme

DéFI prône le libéralisme social et Pascal Goergen l’explique “je ne veux pas mettre le libéralisme social dans une case sur la ligne politique gauche ou droite. Le libéralisme social n’est pas simplement un centre mou. Ce n’est pas un mélange ou un hybride entre le capitalisme d’un côté et le socialisme de l’autre. DéFI est une réponse moderne aux réalités actuelles.

Gardons nos provinces

DéFI est contre la suppression des provinces qui pourtant fait l’actualité ces derniers mois. Pascal Goergen explique “c’est un niveau de pouvoir qui a beaucoup de compétences qui touchent directement les citoyens. Je pense, par exemple, à l’enseignement provincial ou à la prévention. Dans le Brabant wallon, Luc D’Hondt et Josiane Conrardy, nos représentants DéFI travaillent avec une triple exigence. Rigueur, propositions et analyse de dossiers et synergie entre les communes, leurs provinces et les autres provinces wallonnes. Nous ne pouvons pas nous en passer.

Mobilité, agriculture et classe moyenne

Trois grands enjeux wallons sont abordés en fin d’interview : la mobilité, l’agriculture et la classe moyenne. Pascal Goergen est clair sur chaque point. 

La mobilité est une thématique transversale qui s’étend à toutes les provinces. Je trouve que le projet de tram à Liège va dans le bon sens par contre, je m’indigne de la lenteur du projet de RER. Ca fait 2 ans qu’on a vu notre ancien Premier ministre avec son gilet jaune sur la ligne 161 et… on n’attend toujours. Pourtant, le MR a le long cette ligne 161 des communes à majorité MR. Ils sont majoritaires à la Région wallonne et depuis 6 ans nous avons un ministre MR de la mobilité… Bref, que font-ils ? Arrêtons de mettre le tout à la voiture en avant ! Chez DéFI, nous avons des propositions en matière de mobilité douce. Nous souhaitons développer le réseau cyclable, développer l’électrique et l’hybride. Il faut que le citoyen soit acteur de ce changement et ne le subisse pas.

Alors que DéFI était en visite à Ciney la semaine dernière pour rencontrer les acteurs locaux de l’élevage bovin wallon, notre nouveau président wallon réaffirme les priorités de DéFI

Nous voulons éviter d’importer des pommes de terre d’Égypte ou de la viande d’Amérique du sud. Nous sommes contre le Mercosur. Notre but est que le citoyen puisse être fier de ce qu’il a dans son assiette. Nous devons être fiers de notre terroir et faire la promotion de l’économie circulaire et des circuits courts.

DéFI est le porte-drapeau de la justice sociale, économique, climatique et fiscale. “Nous  sommes une forteresse. Pourquoi ? Parce que nous voulons protéger le citoyen d’une part et être un rempart contre l’extrémisme et l’ultra-libéralisme, d’autre part. Nous voulons “promouvoir” la classe moyenne et faire en sorte d’aller vers une société avec plus de libertés. Nous souhaitons aller vers l’ascension sociale, permettre à des familles monoparentales, par exemple, de ne pas basculer vers la précarité à un moment donné.

GSK, un drame social

Après l’annonce du licenciement de 935 personnes chez GSK dans le Brabant wallon, DéFI Wallonie exprime son profond soutien à tous ces cadres et employés qui sont dans l’incertitude de pouvoir garder leur emploi et pointe un manque d’anticipation flagrant du management. “Ils savent anticiper pour racheter de grands groupes et d’autres sociétés mais ils n’anticipent pas pour leurs ressources humaines ? Ils mettent sur le carreau 900 personnes du jour au lendemain ? La Wallonie a un tissu extraordinaire d’indépendants, de TPE, de PME et une main d’œuvre de qualité ! C’est à eux que l’aide doit aller avec une taxation adaptée, des aides à l’emploi etc… Pas à de grands groupes comme GSK

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