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Le ministre bruxellois Didier Gosuin à la rencontre des lauréates luxembourgeoises de son prix
Le vendredi 14 juillet 2017

Ce fut un début de semaine très luxembourgeois pour Didier Gosuin, ministre bruxellois de la Formation professionnelle. Ce mardi 11 juillet, le ministre était en déplacement dans le Luxembourg pour une visite de L’Oréal Libramont. Ce déplacement faisait suite à la remise du prix Didier Gosuin 2017, qui s’est déroulé le 29 juin dernier à Marche-en-Famenne.

Pour rappel, le prix Didier Gosuin récompense un élève de dernière année issu de la filière qualifiante qui s’est particulièrement illustré dans l’exercice de sa pratique professionnelle et consiste essentiellement à offrir au lauréat un stage de prestige chez un fournisseur de la Cour à Bruxelles. Cette année, le prix a été attribué à une élève de l’option « coiffure » de l’Athénée Royal de Marche-en-Famenne : Pauline Huart.

Outre le stage, divers extras sont liés au prix 2017 : logement dans une famille d’accueil, possibilité de coiffer à l’Ommegang et visite-privilège de L’Oréal Libramont. Cette dernière devait initialement se faire sans la présence du ministre. Didier Gosuin a, toutefois, décidé de mettre la crise politique de côté et de venir à la rencontre de sa lauréate. En outre, c’était l’occasion pour le ministre bruxellois de l’Economie également de visiter le site de production d’une entreprise dont le siège social est à Bruxelles et de mettre ainsi en avant les collaborations entre nos deux Régions.

Didier Gosuin, à l’issue de sa visite de L’Oréal Libramont : « Pauline va pouvoir aller travailler pendant 6 semaines et apprendre les meilleures techniques de coiffure, rencontrer les plus grandes exigences et donc se former au mieux dans son métier. L’idée, c’est véritablement de booster nos talents, de mettre un regard positif sur les métiers techniques. On voit bien, avec la visite d’une usine comme L’Oréal, l’importance des travailleurs techniques, de la technicité. On doit remettre à l’honneur le savoir-faire, le savoir-faire manuel. »

La lauréate 2017, ayant déjà débuté son stage au sein de la prestigieuse Maison Roger, a pu livrer un premier ressenti sur son incroyable expérience : « J’ai commencé mon stage vendredi. C’était un petit peu stressant parce que c’est l’inconnu. Moi, je ne suis jamais allé à Bruxelles. Donc le fait de voyager dans Bruxelles, ça aussi c’était un peu stressant. Après, je suis arrivé et tout s’est bien passé : on m’a vraiment mis bien à l’aise au salon. Monsieur Tholl de l’Enclos m’a prise sous son aile et m’a déjà appris beaucoup de choses. J’ai hâte de retourner ce soir à Bruxelles. »

Le ministre Gosuin n’en était pas à sa première rencontre luxembourgeoise de la semaine. Le lundi, il était déjà allé à la rencontre de la lauréate 2016, Sophie Cornet, sur son lieu de stage. Si pour Pauline l’expérience débute, elle touche déjà à sa fin pour Sophie. Le moment du bilan, qu’on savait déjà très positif, était donc venu. Là encore, le ministre avait tenu à assurer le suivi personnellement. Jonathan Martin, initiateur du prix, avait fait le déplacement avec professeurs et parents jusque Bruxelles pour l’occasion : « Pour appréhender le monde du travail, Sophie peut désormais compter sur une première expérience professionnelle, qui marque les esprits : un an aux côté de Nadine Salembier, l’esthéticienne de SM la Reine Mathilde. »

« Cela n’a pas été difficile pour Sophie car elle incarne ma vision des choses : c’est le travail bien fait, c’est l’apport de l’affection à nos cliente. Et donc, oui, elle va s’éclater ! De toute façon, je ne la lâcherai pas. En général, les jeunes qui viennent chez moi et qui s’éclatent par la suite, je suis toujours à leurs côtés« , explique Nadine Salembier, esthéticienne de renom.

Sophie Cornet, de son côté, se dit transformée par l’expérience : « Cela m’a apporté beaucoup de choses : me perfectionner dans tout ce que j’avais appris pendant mes années d’école, être sûre de moi. Maintenant, faire un soin toute seule, cela ne me fait plus peur. Ce stage m’a vraiment permis de voir que je suis faite pour ce métier. Prendre soin des gens et les rendre beaux est pour moi un grand bonheur. »

Pour conclure, Jonathan Martin rappelle qu’il a bien l’intention de faire vivre ce prix Didier Gosuin : « L’année dernière, c’était l’enseignement technique et l’esthétique qui étaient mis à l’honneur. Cette année, c’est l’enseignement professionnel et la coiffure. L’année prochaine, ce sera au tour de l’alternance avec la maçonnerie ou l’hôtellerie. Et même si l’essentiel du prix restera le stage d’exception, j’ai bien l’intention de développer davantage encore le concept. Ce prix, ça doit devenir une référence, un outil de réenchantement pour les formations pratiques et les métiers manuels.« 

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