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Fédération Wallonie-Bruxelles
Financement du sport de haut niveau : "Et pourquoi pas un partenariat public-privé via le sponsoring d'entreprises ?"
Le mardi 5 novembre 2019

Selon l’administration des sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, six millions d’euros manquent pour financer de nouveaux athlètes de haut niveau. Michaël Vossaert, député bruxellois, propose des solutions dans les colonnes de la Dernière Heure de ce mardi 5 novembre.

Manque de financement

L’administration des sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles estime qu’elle ne sera bientôt plus en mesure de financer et d’encadrer de nouveaux sportifs de haut niveau. En effet, une rallonge budgétaire de 6 millions d’euros serait nécessaire pour remplir sa mission auprès des athlètes qui pourraient prétendre à participer aux Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo et 2024 à Paris.

On ne peut pas louper la prochaine Nafi Thiam

La Flandre investit chaque année 24 millions d’euros dans le sport de haut niveau, pour à peine 10,165 millions d’euros pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cet argent est destiné aux infrastructures, à l’encadrement ou aux contrats d’emploi. La cellule sport de haut niveau de l’Adeps estime, par exemple, qu’il faudrait une quinzaine de contrats supplémentaires afin d’éviter de laisser sur le carreau les jeunes sportifs prometteurs. Pour Michaël Vossaert, il faut réagir avant de louper la prochaine Nafi Thiam. « Si on ne résorbe pas ces 6 millions d’euros, on va accumuler le retard par rapport à la Flandre et à d’autres pays. On ne peut pas se le permettre si on veut rester performants et promouvoir nos jeunes espoirs sportifs. »

Une nouvelle voie de financement

Le député bruxellois propose une nouvelle voie de financement : « Un sparadrap ne suffira pas. Primo, il faut faire un audit de nos 19 centres Adeps. Le but est d’évaluer, de rationaliser leur fonctionnement et de dégager des moyens. Secundo, il nous faut un nouveau modèle pour l’économie du sport. Le sport ne représente que 0,47% du budget de la Fédération, c’est insuffisant. Pourquoi ne pas s’inspirer du modèle français et sa Fondation pour le pacte de performance, sous la forme d’un partenariat public-privé ? Une société comme Decathlon financerait, par exemple, les sportifs les plus prometteurs. Ce système profite à l’image de la marque comme aux sportifs. Il s’agit donc de réunir des entreprises pour sponsoriser le sport de haut niveau. Une interface serait créée pour structurer la participation privée. Plusieurs pistes sont possibles : le mécénat d’entreprise, le crowfunding, le naming des stades, des réductions fiscales pour la construction d’infrastructures sportives, etc. Cela doit être mis à l’agenda de la Fédération Wallonie-Bruxelles.« 

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