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Extinction Rebellion
François De Smet : "Le mot rébellion me questionne car d'habitude, il est employé quand on est dans un système totalitaire"
Le vendredi 11 octobre 2019

Les actions de désobéissance civiles lancées par le mouvement écologiste Extinction Rebellion se multiplient aux quatre coins du globe. Le mouvement prévoit plusieurs actions pacifiques à Bruxelles ce week-end et pose cette question : faut-il sortir des clous de la légalité pour mobiliser face au réchauffement climatique ?

Parallèlement, le fonctionnement de notre démocratie est-il capable de faire face au plus grand défi qu’ait connu l’humanité ? C’était la question du CQFD d’Arnaud Ruyssen, journaliste RTBF, ce jeudi 10 octobre. Pour y répondre, François De Smet, député fédéral, était face à Boris Libois, membre d’Extinction Rebellion.

Appréciable sur la forme, moins sur le fond

Pour François De Smet, le mouvement est compréhensible et presque appréciable sur la forme mais moins sur le fond : « Le mot rébellion me questionne car d’habitude, il est employé quand on est dans un système totalitaire, coercitif, de contrainte. Mais ici, ce n’est pas ça qui est demandé par le mouvement écologiste militant, qui demande plus de contraintes justement. »

Il n’y a pas de « bouton magique » pour régler les problèmes

François De Smet a commencé son parcours dans la société civile et, depuis qu’il est « de l’autre côté du miroir », il constate que ce n’est pas simple pour les politiques : « Les gens pensent que c’est facile de prendre des décisions mais ça ne l’est pas. Nous ne sommes pas devant un bouton qui peut régler les problèmes en se demandant « je le pousse, je le pousse pas ». Les dossiers sont souvent plus complexes qu’on ne le pense parce qu’ils ne touchent pas qu’à un seul domaine. »

Pour une démocratie participative

« Malgré tout, nous sommes pour une démocratie plus participative si elle complète la démocratie représentative mais pas si elle s’y substitue. Exemple : le Brexit, qui une catastrophe parce qu’on a posé une question à laquelle les Anglais n’ont pas réellement répondu, avec un Boris Johnson qui oppose la souveraineté populaire représentée par le peuple à la souveraineté populaire représentée par le parlement, ce qui est une catastrophe. De l’autre côté, il y l’Irlande qui a voté par référendum l’abolition de l’IVG, mais qui a fait précéder ce vote de toute une année de panels citoyens, où l’idée a eu le temps d’infuser, où les gens ont pu argumenter, contre-argumenter, délibérer et se faire leur opinion. Tout processus, quel qu’il soit, doit prendre du temps. Organiser ce temps de campagne peut compléter les mécanismes de démocratie actuels, et je pense que l’on va aller de plus en plus vers cela. »

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