ACTUALITÉS

Enseignement
Pour DéFI, le cadre légal du plan de pilotage entre la FWB et les écoles doit être revu
Le jeudi 13 septembre 2018

Ce mercredi 13 septembre 2018, Joëlle Maison, cheffe de groupe DéFI, est intervenue en séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sur le projet de décret instaurant un nouveau cadre de pilotage entre la Communauté française et les établissements scolaires, et sur le projet de décret-annexe fixant le statut des directeurs de zone (DZ) et délégués au contrat d’objectifs (DCO).

 

« La nouvelle gouvernance est au cœur de tous les débats de société. Interroger ses pratiques, se remettre en question, évoluer en phase avec la société. L’école n’échappe pas à ce questionnement. Les plans de pilotage et toute l’organisation qu’ils impliquent sont nécessaires, et constituent l’une des clefs de la modernisation de notre système éducatif et se trouvent au cœur de la réussite du Pacte d’excellence », entame la cheffe de groupe. 

 

Elle rappelle que les établissements, qui se sont inscrits dans la première phase volontaire d’élaboration des plans de pilotage, ont démontré à quel point cet exercice, bien que contraignant et chronophage, leur a été bénéfique en termes de cohésion des équipes.

 

Si DéFI ne remet en question ni l’esprit ni la lettre du double décret, le parti souhaite néanmoins soulever plusieurs remarques fondamentales à la réussite du nouveau cadre de pilotage, et par conséquent au succès du Pacte.

 

« Les plans de pilotage incarnent une philosophie de la nouvelle gouvernance qui s’inscrit toutefois dans un cadre légal et réglementaire empoussiéré, où les règles statutaires sont figées, avec des textes et des mentalités issues du 20ième  siècle, voire de l’esprit du 19ième siècle ! », dénonce Joëlle Maison.

 

Manque de coordination des différents statuts, mode de désignation rigide des chefs d’établissements faisant obstacle à la stabilisation des équipes, manque d’outils de formation, concurrence entre les réseaux, etc. ne sont que quelques exemples.

 

A cela, se rajoutent la pénurie des enseignants et des directeurs (sur laquelle DéFI était intervenue à plusieurs reprises en proposant des solutions concrètes) et la réforme des Titres et fonctions qui manque de souplesse dans ses mesures transitoires.

 

Joëlle Maison poursuit en constatant le manque de moyens des chefs d’établissement : « Il est demandé aux chefs d’établissement de se réinventer avec une équipe à moitié ou au tiers incomplète ! », et précise qu’une augmentation des responsabilités des chefs d’établissement doit aller de pair avec une diminution de leur charge de travail ou une réorganisation de l’équipe de direction.

Enfin, la cheffe de groupe dénonce l’incohérence de cette philosophie d’une nouvelle gouvernance où l’on clame l’autonomisation des pouvoirs organisateurs, mais où la scission pouvoirs organisateurs/pouvoirs régulateurs pour l’enseignement organisé par la FWB n’est pas consommée.  Et ce, sans parler du conservatisme des partis dits traditionnels dans leur vision de la future nouvelle structure Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE).

 

Retrouvez ici l’intervention intégrale de Joëlle Maison.

Thématiques populaires
Culture Droits humains Droits linguistiques Economie Education Emploi Enseignement Enseignement supérieur Environnement Fédération Wallonie-Bruxelles Gouvernance Logement Mobilité Santé Élections 2019
AUTRES ACTUALITÉS
DéFI désigne ses chefs de groupe aux Parlements bruxellois
région bruxelloise DéFI désigne ses chefs de groupe aux Parlements bruxellois
L’intégralité de l’accord du gouvernement bruxellois
Région bruxelloise L'intégralité de l'accord du gouvernement bruxellois
Bernard Clerfayt est le ministre bruxellois DéFI de l’Emploi et de la Formation
région bruxelloise Bernard Clerfayt est le ministre bruxellois DéFI de l'Emploi et de la Formation
Le conseil général de DéFI approuve la participation au gouvernement régional bruxellois
région bruxelloise Le conseil général de DéFI approuve la participation au gouvernement régional bruxellois